Le dernier des géants ?
Second d’Eric Tabarly pendant plus de 10 ans, précurseur des foils sur Pen Duick IV en 1979, Olivier de Kersauson est l’un des derniers des géants de la course au large en multicoques, celle des grandes épopées où le GPS balbutiait et la cartographie n’existait pas encore. Chasseur de records sur toutes les mers du monde avant qu’il ne pose définitivement son sac à terre, en 2008, sur un atoll corallien des Tuamotu, à « mille lieues du bruit », le marin a également publié de nombreux ouvrages. Dans son dernier opus, Veritas tantam potentiam habet ut non subverti possit (La vérité a une telle puissance qu’elle ne saurait être anéantie), OdK s’interroge sans cesse sur notre société, lui qui connaît si bien le monde… Son point de vue est personnel et sans détours, mais toujours bienveillant. Et son regard reste toujours aussi émerveillé sur l’évolution technologique des multicoques. Olivier de Kersauson est entré à l’Académie de Marine en octobre dernier. Une reconnaissance qu’il juge comme « une vraie bonne surprise ». Notre collaborateur Patrick Jean, alors équipier de Vendredi 13 avait rencontré Olivier il y a 50 ans ; il s’est entretenu avec lui.
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Publié le
30/03/2023
Par
Patrick Jean
Numéro :
218
Parution :
Apr.
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May.
2023
MM - Parlez-nous de votre nouvel ouvrage, pour commencer…ODK : Véritas tantam est le fruit des constatations d’un homme d’un certain âge – moi – sur le monde dans lequel il a vécu et la manière dont il le perçoit aujourd’hui. Je m’intéresse également à la façon dont ce monde est appréhendé par la nouvelle génération. Notre société est en constante mutation, l’important étant de garder le cap au milieu des tempêtes, de tenter de rester libre dans une société de plus en plus contrainte et surtout de ne pas sombrer dans les idéologismes et la pensée unique. Je me suis toujours méfié des affirmati…