Voir s’élancer plus de 100 croiseurs sur l’océan, parés pour étirer un long sillage de 2 700 milles me procure toujours un pincement au cœur. Je pense à tous ces enfants embarqués dans cette drôle d’aventure – certains n’ont parfois que quelques mois ! Il y a des chiens aussi, des chats… Et puis pour être honnête, j’ai envie d’embarquer, moi aussi. Je verrai doucement disparaitre les 3 715 m du Teide en tournant la tête… Devant ? L’océan bleu et les vagues blanches, rien d’autre. A l’heure du premier coucher de soleil, j’aurai peut-être un peu peur. Traverser un océan, ce n’est pas escalader l’Everest, bien sûr. Mais ça reste une aventure où tout peut arriver. C’est pour ça que mon émotion est toujours intacte.
Emmanuel van Deth
Rédacteur en chef