Un jour, vos parents réalisent leur rêve ; ils accomplissent le projet d’une vie et partent enfin sur leur voilier. Encore enfant, on ne s‘en rend pas forcément compte – on suit, on est éduqué à cette nouvelle vie, laquelle semble devenir normalité. Mais ce n’est pas le cas ! Cette vie bohème, c’est un privilège, rendu possible grâce à une volonté profonde et indestructible. En grandissant, on se rend compte de la chance qui nous est donnée – c’est du moins mon cas. Certains finiront par se détourner de la mer, et la chaîne se brise. L’amour pour l’univers marin s’arrête là.
A l’inverse, la bonne piqûre fait son effet pour la vie. Et la passion de la voile peut se transmettre encore, aux générations qui suivent. Ma jeunesse autour du monde, je la visualise, je me remémore tous ces souvenirs incroyables, cette aventure unique qui m’a été offerte.
J’ouvre les yeux, je vois mes parents sur leur catamaran, mais je ne suis pas à bord. Mieux que ça, je suis sur mon fidèle navire, à leurs côtés. Une brève rencontre au détour du monde, en Indonésie, le croisement de deux voiliers autour du monde.