Ce vocable n’est évidemment pas lié à la performance mais plutôt au confort à bord. De fait les superstructures imposantes devraient offrir un espace de vie exceptionnel pour un catamaran de moins de 15 mètres. La carène présente deux spécificités : un bulble est greffé sur chaque étrave de façon à amortir le tangage et les élancements sont particulièrement importants à l’arrière. Là aussi, le but des architectes est d’offrir une plateforme la plus stable possible, y compris en longitudinal. Deux ballasts de 1 200 litres chacun sont également prévus à l’arrière. Les longs quillons assortis aux skegs de safrans autoriseront l’échouage. Les moteurs sont logés juste au-dessus des quillons, de manière à protéger au mieux les hélices. Le toit du rouf a été agrandi au maximum : 5,5 kWc de panneaux solaires pourront y être installés. Le projet nous semble globalement très intéressant avec une seule réserve : le gréement paraît exagérément élancé compte tenu du programme « plateforme de vie à bord ». Un espar plus court assorti d’une grand-voile à corne et non avec système d’enroulement dans le mât aurait le mérite d’abaisser de centre de gravité – et de voilure.
Constructeur : Cataruga
Matériau : aluminium 8 à 10 mm
Longueur : 14,70 m
Largeur : 7,85 m
Tirant d’eau : 1,45 m
Déplacement : 17 t
Surface de voile : 100/140 m2
Motorisation : 2 x 57 ch et 2 x 10 kW
Autonomie en tout électrique : 2h à 6 nœuds