De retour au Brésil !
Les îles Lençoes offrent un spectacle extraordinaire aux marins qui y font escale : une dune haute de 20 mères, d’un blanc éclatant et aux formes tourmentées, s’étend sur plusieurs kilomètres.
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Publié le
29/01/2025
Par
Gilles Ruffet
Numéro :
229
Parution :
Mar.
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Mar.
2025
Où : Brésil
Multicoque : Katalu 42
Blog : www.ystafell.fr
Nous devons perdre au minimum un nœud de vitesse avec toutes ces aspérités. Les hélices, quant à elles, ne sont pas trop mal, quelques berniques mais pas trop. En revanche, les anodes d’arbre d’hélice sont à changer. Nous sommes échoués sur la plage et deux gars arrivent, tournent autour du multicoque, échangent quelques mots, et on comprend qu’ils proposent leur aide. On accepte : deux coques à nettoyer entièrement, c’est un gros boulot ! De fait, nos deux compagnons travaillent dur et nous font une carène impeccable. On voit qu’ils ont l’habitude ! Ils utilisent de vieux bouts de filet et du sable pour gratter la coque. C’est terriblement efficace. Quand je leur demande combien ils veulent pour leur travail, ils n’osent pas donner un chiffre – je leur tends 150 reals à chacun. Dans l’après-midi, Ystafell est libéré et je retourne au mouillage. Le lendemain, après être allés à terre nous connecter, nous embarquons, l’après-midi, en annexe, et partons visiter le village d’à côté, sur une autre île. Nous n’y trouvons que peu de maisons en bois, et beaucoup de maisons en dur. Les allées sont très larges et partout on trouve des puits. Nous finissons par trouver un barzinho (un bar), et nous rencontrons Sylvano, son propriétaire, qui va s’installer à table avec nous, et nous apprendre plein de choses sur son île. Puis il nous propose d’aller pêcher le lendemain matin, et de nous préparer un poisson au barbecue pour le repas du midi. En plus, il nous montre, sur la carte, un passage entre les îles pour quitter les Lençoes vers l’ouest. C’est top, ce passage est bien mieux que celui que nous pensions devoir prendre – il part à l’est, en longeant des récifs ! C’est une bien belle rencontre, comme on les aime. Et, myrtille sur le clafoutis, en quittant l’île sur notre annexe, en face de nous, à 50 mètres, nous assistons au spectacle des ibis rouges qui rentrent au nichoir s’installer pour la nuit. Le spectacle est d’une incroyable beauté. Les arbres sont rouges par moments et semblent clignoter. Les ibis arrivent, se posent, repartent, reviennent.
Et ça arrive de partout. Nous rentrons à bord, ravis, euphoriques et… fatigués !