Occasion Lagoon 380 Difficile de faire mieux !
Si nous l’avons classé dans la rubrique occasion, c’est qu’il a été diffusé à 800 exemplaires depuis 2000 – un sacré record, qui ne sera pas facile à battre ! De fait, 10 à 20 unités sont en permanence proposées à la vente, en Europe, sur le continent américain comme sous les tropiques. Mais ce modèle, malgré la concurrence du 39, reste au catalogue de Lagoon. Son secret ? Un subtil compromis volume/performances et une excellente capacité de charge pour une unité de moins de 40 pieds. Ne pas se leurrer : par petit temps, en dessous de 10 nœuds de vent, le 380 s’appuie sur ses puissants moteurs – 18 ou 28 chevaux. Dès le médium, il affiche des performances honnêtes du bon plein au vent arrière. Il est même capable de tenir 10 nœuds de moyenne par bonne brise. Le plus petit et plus ancien Lagoon du catalogue est donc bien armé pour une belle boucle atlantique. Il ne lui manque plus que quelques coffres supplémentaires. Et le rouf, très haut, n’est pas évident à escalader. Mais le plan de pont est net, avec des manœuvres qui convergent vers le poste de barre. Le 380 reste, chez les moins de 12 mètres, le catamaran familial le plus confortable grâce à son incroyable volume. Certes, la silhouette en prend un coup. Les coques sont très hautes et larges, et la nacelle massive. Mais c’est à ce prix que le 380 est capable d’accueillir deux couples et quatre enfants. Car les coques sont assez larges pour y caser une ou deux cabines doubles, la nacelle est parfaitement protégée des rayons les plus chauds du soleil grâce aux vitrages verticaux et à la casquette, le carré panoramique est confortable, la cuisine fonctionnelle, le cockpit convivial… En 16 ans, peu de modèles ont fait mieux ! La version S2 bénéficie d’une finition plus moderne.
Le 380 reprend les grandes lignes du 410 sorti trois ans plus tôt… mais propose des moteurs accessibles par des coffres arrière et non sous les couchettes.
Fiche technique
Chantier : Lagoon CNB
Architecte : VPLP
Matériau : sandwich balsa/polyester
Longueur de coque : 11,55 m
Longueur à la flottaison : 11,55 m
Largeur : 6,53 m
Tirant d’eau : 1,15 m
Poids lège : 5,90 t
Surface de voile au près : 77,40 m2
Moteur : IB 2 x 18 ou 28 CV diesel
Production : 800 exemplaires depuis 2000 (série toujours en cours)
Prix occasion : à partir de 125 000 euros
Prix neuf : 198 800 euros HT
La nacelle et ses grands hublots verticaux offrent une vue imprenable et une excellente protection contre le soleil.
Occasion Escale 39 Le grand large… et les canaux
C’était avant… avant que les chantiers français comme Fountaine Pajot, Lagoon et plus tard les sud-africains Leopard ou encore Dean ne révolutionnent les catamarans de croisière. Dans les années 1980, les multicoques étaient encore une spécialité anglaise. Là-bas, la priorité était donnée au confort avec des ponts de très grande surface et des superstructures imposantes. Côté gréement, un mât très reculé faisant la part belle au génois, pratiquement deux fois plus grand que la grand-voile. Concernant cet aspect architectural, on peut écrire que l’Escale 39 avait un coup d’avance, comme le démontrent les gréements dits modernes (cf. le Lagoon 39)… Autre caractéristique de l'Escale, une largeur modérée pour limiter les frais de port et surtout permettre d'aller découvrir les canaux et autres waterways. Un concept aujourd’hui toujours défendu par les catamarans américains Gemini. Le 39, lancé en 1991, est déjà en sensible décalage comparé aux premières productions françaises, bien plus performantes. Ce qui ne l’empêchera pas d’être diffusé à une centaine d’exemplaires. L’Escale 39 est en fait une évolution du 37. La nacelle, défendue par l’embryon d’une troisième coque, a pris un peu de hauteur. Les couchettes arrière abritent deux grands lits en travers, casés dans le redan, et le chantier a installé des jupes. Trois versions d’aménagement sont disponibles. Une version charter compte même dix couchages… Ce modèle n’est pas, on s’en doute, le multicoque le plus rapide de cette sélection. Il est lourd, les poids ne sont pas idéalement centrés, le fardage est important et le rendement des ailerons très courts forcément limité au près. L’Escale convient à un équipage soucieux de confort au mouillage – la circulation entre l’intérieur et le cockpit est excellente – mais pas pressé d’arriver de l’autre côté. Le 39 est également idéal pour découvrir l’intérieur des terres via les canaux.
Les longs ailerons et les safrans protégés par de robustes skegs permettent à l’Escale 39 de s’échouer en toute sécurité.
Fiche technique
Chantier : Prout Catamarans
Architecte : David Feltham et Rob Underwood
Matériau : sandwich balsa polyester
Longueur de coque : 10,86 m
Longueur à la flottaison : 10,37 m
Largeur : 5,56 m
Tirant d’eau : 0,95 m
Poids lège : 6,40 t
Surface de voile au près : 78 m2
Moteur : IB 2 x 20 CV diesel
Production : 100 exemplaires de 1991 à 1995
Prix occasion : à partir de 90 000 euros
Le rouf coiffe la nacelle centrale, mais aussi une partie des coques. Le volume paraît donc surprenant pour une unité moins large d’un bon mètre que la plupart de ses concurrents.
Occasion Seawind 1160 Marin et malin
Très connu en Australie, mais également aux Etats-Unis, les Seawind sortent des sentiers battus en termes de design : coques plutôt fines, déplacement mesuré, grandes ouvertures au-dessus du liston et rouf étroit mais haut perché… au final, des catamarans qu’on remarque… et qui méritent surtout qu’on y pose son sac ! La hauteur sous nacelle dépasse les 70 cm, ce qui garantit un comportement sain par mer formée. Assurément marin, le 11,60 est facile à manœuvrer avec ses deux postes de barre et son foc autovireur. Les déplacements sont sécurisés par de nombreuses mains courantes ; le constructeur a même pensé à équiper le mât d’échelons rabattables. Le confort du cockpit et le la plage avant sont irréprochables et l’accès à la nacelle particulièrement convivial avec une entrée très large – la porte est constituée de trois modules escamotables – ils se cachent contre le bimini. Ce dernier est astucieux avec une partie centrale en dur et des toiles sur les côtés. Selon la météo, il est donc possible de protéger tout le cockpit ou au contraire de s’exposer au soleil. Bref, des idées qui ont fait école… Sur l’eau, ce catamaran australien se montre véloce : il est capable de se passer de ses moteurs dès 5 nœuds de vent et allonge volontiers la foulée à plus de 10 nœuds sous gennaker. Les aménagements sont bien plus classiques que le look extérieur – certains regretteront que la cuisine soit installée dans la coque tribord, loin du cockpit. Pour autant, les rangements sont nombreux et la finition très soignée.
Le chantier propose toujours le 1160 à son catalogue, avec deux versions dénommées Deluxe et Lite, ainsi qu'un nouveau bateau dont il est issu, le Seawind 1190 Sport.
Le foc autovireur facilite les manœuvres en solitaire ou en équipage réduit.
Fiche technique
Chantier : Seawind Catamarans
Matériau : fibre de verre/polyester, époxy pour les coques
Longueur de coque : 11,60 m
Longueur à la flottaison : 11,30 m
Largeur : 6,50 m
Tirant d’eau : 1,15 m
Poids lège : 7 t
Surface de voile au près : 79 m2
Moteur : IB 2 x 29 CV diesel
Production : 110 exemplaires depuis 2006 (série toujours en cours)
Prix occasion : à partir de 220 000 euros
Prix neuf : 310 000 US$ HT
Les aménagements du 11,60 sont particulièrement lumineux grâce aux grandes surfaces de hublots.
Occasion Lavezzi 40 Le confort d’un best-seller
227 exemplaires… record à battre pour Fountaine Pajot – mais le tout nouveau Lucia 40 pourrait bien rapidement battre son illustre aîné !
Le Lavezzi 40 illustre bien la transition du constructeur rochelais entre la priorité aux performances de ses tout premiers modèles – n’oublions pas que les créateurs du chantier sont d’anciens champions olympiques – et l’intégration du souhait de sa clientèle, bénéficier d’un peu plus de confort. Du coup, ce Lavezzi fait figure d’habile compromis. Il reste plutôt léger, conserve des coques fines à la flottaison et rondes de section (moins de surface mouillée et bonne capacité de charge) tout en offrant une belle nacelle et une finition plutôt flatteuse. Si la casquette qui déborde le rouf est toujours là, les étraves sont plus droites ; elles préfigurent déjà les modèles d’aujourd’hui. 40 pieds, c’est un peu la taille minimum – mais suffisante si le volume est de la partie – pour se lancer dans un projet de grand voyage en famille. Et le Lavezzi en a, du volume ! Décliné en version trois cabines – avec une coque dédiée au propriétaire – ou quatre pour la version charter, ce modèle propose tout de même 11 m3 de rangements. La nacelle est grande, avec une belle table de carré triangulaire. Seul bémol, l’étroitesse des couchettes avant, à réserver plutôt aux enfants ou aux petits gabarits. Sous voile, le 40 est forcément limité au près par ses ailerons peu profonds, mais à toutes les autres allures, c’est un des modèles les plus rapides dans cette catégorie de catamarans "tout confort". Et sur le pont, on profite déjà de tout l’agrément des unités les plus récentes : circulation aisée sur des passavants larges et dégagés, vastes surfaces de farniente devant le mât, cockpit bien protégé et deux jupes arrière bien pratiques, au port comme au mouillage.
Bien toilé, le Lavezzi est capable de tenir des moyennes de 9 nœuds au cours se traversées océaniques – pour peu que l’alizé soit de la partie.
Fiche technique
Chantier : Fountaine Pajot
Architectes : Joubert/Nivelt et Olivier Flahault
Matériau : sandwich verre polyester
Longueur de coque : 11,90 m
Longueur à la flottaison : 11,61 m
Largeur : 6,50 m
Tirant d'eau : 1,10 m
Déplacement lège : 6,00 t
Surface grand-voile : 55,00 m²
Surface génois : 35,00 m²
Moteurs : 2 x 20 CV diesel
Fuel : 250 litres
Eau : 2 x 270 litres
Production : 227 exemplaires de 2002 à 2009
Prix occasion : à partir de 155 000 euros
La table du carré triangulaire et les descentes décalées assurent une circulation facile dans la nacelle.
Occasion Privilège 42 Fidèle au rostre central
Vous savez ce que c’est, le rostre central ? C’est la fameuse "troisième coque" chère au chantier Privilège Marine. Le constructeur sablais a toujours défendu cette étrave centrale, bien utile pour reprendre les efforts de l’étai, mais également pour loger des cabines avant avec couchettes en travers de la marche – une disposition également retenue à l’arrière. Un concept original et toujours d’actualité sur les tout derniers modèles. Le Privilège 42 remplace le 12 M en 1994. Une sacrée avancée en termes de design, de confort et de qualités de finition. Mais également quant aux caractéristiques générales. Plus lourd, plus large et plus toilé, le 42 préfigure la tendance de tous les autres constructeurs de catamarans de croisière, qui s’adaptent aussi progressivement à la demande de leurs clients. Partir pour une boucle atlantique ou un tour du monde, d’accord, mais à condition d’embarquer des équipements et autres matériels… Signé Marc Lombard, le 42 présente des carènes plutôt racées et un rouf à facettes. Il y a beaucoup de lumière dans la nacelle, ce qui implique de posséder une bonne protection contre le soleil – dès que l’astre se rapproche du zénith. La nacelle fait la part belle au carré et à la table à cartes, mais repousse la cuisine dans la coque bâbord. Sous voile, le 42 affiche des performances très honnêtes, surtout quand la brise est au rendez-vous, conditions où il atteint rapidement les 9 nœuds. Sur le pont, le point fort est le cockpit spacieux assorti d’une grande table d’1,80 m de longueur. En revanche, la position du barreur n’est pas très confortable ; vive le pilote automatique !
Généreusement toilé, le plan Marc Lombard est capable d’allonger la foulée, particulièrement au vent de travers.
Fiche technique
Chantier : Privilège Marine
Architecte : Marc Lombard
Matériau : polyester
Longueur de coque : 12,80 m
Longueur à la flottaison : 11,00 m
Largeur : 7,00 m
Tirant d'eau : 1,20 m
Déplacement lège : 9,50 t
Surface grand-voile : 60,00 m²
Surface génois : 41,00 m²
Moteurs : 2 x 27 ou 38 CV diesel
Fuel : 2 x 202 litres
Eau : 2 x 250 litres
Production : 30 exemplaires de 1994 à 1999
Prix occasion : à partir de 130 000 euros
La nacelle privilégie un très grand carré au détriment de la cuisine, installée dans la coque bâbord.
Occasion Leopard 43 Pas seulement pour la location…
Certes, ce modèle est le plus souvent connu sous le vocable Moorings 4300. Il a d’ailleurs été conçu avant tout pour la location. Ce qui n’a pas que des mauvais côtés : les loueurs sont particulièrement exigeants quant à la facilité de mise en œuvre – envoi et réglage des voiles, opérations de mouillage, facilité d’entretien, et bien sûr robustesse générale. Au final, exactement ce que vous pouvez attendre d'un multicoque de grande croisière ! C’est pourquoi le constructeur Robertson & Caine a conçu une version propriétaire avec une coque dédiée au propriétaire. C’est bien sûr cette déclinaison qui est la plus recherchée par les amateurs de voyage au long cours. Mais pour les familles nombreuses et/ou ceux qui ont beaucoup d'amis, la version quatre cabines est particulièrement attrayante. Le 43 est dérivé du 42. Il conserve les astucieux redans – arrondis vus de côté – qui préservent une largeur à la flottaison étroite et un volume confortable à la hauteur des couchettes. La silhouette générale est plutôt plaisante, avec un rouf bien intégré – et facile à escalader avec les larges persiennes avant qui font office de marche. Les points forts de ce modèle : fiabilité, bonne qualité des aménagements et de la finition, cuisine en U fonctionnelle, manœuvres faciles, performances agréables du travers au vent arrière sur eau peu agitée. Faute d’une nacelle assez haute – 65 cm seulement –, le 43 bute rapidement dans le clapot. On n’hésitera pas, au-dessous de 10 nœuds au louvoyage, à solliciter les moteurs. A revoir également : le bimini est par endroits un peu bas. Mais il assure une protection parfaite au cockpit… alors on lui pardonne !
Le constructeur a produit 51 modèles en quatre cabines, et seulement 13 en version propriétaire. Cette dernière, plus recherchée, est moins facile à trouver…
Fiche technique
Chantier : Robertson & Caine
Architectes : Simonis & Voogd
Matériau : polyester
Longueur de coque : 12,95 m
Longueur à la flottaison : 11,50 m
Largeur : 6,93 m
Tirant d'eau : 1,22 m
Déplacement lège : 8,63 t
Surface grand-voile : 76,00 m²
Surface génois : 44,00 m²
Moteurs : 2 x 29 CV diesel
Fuel : 2 x 360 litres
Eau : 2 x 780 litres
Production : 74 exemplaires de 2004 à 2007
Prix occasion : à partir de 160 000 euros
L'intérieur est du meilleur goût, confortable, lumineux et très bien ventilé. A noter que toutes les couchettes du Leopard 43 sont disposées travers à la marche.
Occasion Lagoon 440 Le premier en mode flybridge !
Pas de demi-mesure chez Lagoon. Si un cata doit vous permettre de faire le tour du monde, il doit pouvoir aussi vous offrir du confort ! Le 440 innove avec le fameux flybridge, lequel aura fait parler de lui lors de la sortie du catamaran en 2004. Non pas que le poste de barre et de manœuvre surélevé soit du jamais-vu, non… c’est juste que la formule était réservée jusqu’alors aux catamarans de 50 pieds et plus. Fardage, surpoids et bôme très haute sont évidemment des inconvénients du flybridge… mais celui-ci est plutôt bien conçu avec un accès aisé et une vue parfaite sur le plan d’eau et les voiles. Pour le reste, le chantier a privilégié des coques bien pleines mais aussi une largeur totale importante. Les superstructures sont également imposantes. Bilan : un déplacement lège qui dépasse les 10 tonnes. C’est pourquoi le plan de voilure standard, avec 116 m2, apporte pas mal de chevaux. Un gréement plus court de 2,20 m, plébiscité en son temps par les loueurs, est également disponible. Le 440 n'en est pas moins capable de bonnes moyennes du bon plein au portant pour peu que le vent soit établi. Appuyé par la houle océane, il s’offre même de belles pointes de vitesse. Mais son fardage important et les ailerons courts limitent le potentiel au près. Le rouf à casquette offre un volume exceptionnel à la nacelle. Il y fait toujours frais grâce à une aération bien pensée. Trois ou quatre cabines sont aménagées dans les coques. Le plan de pont – en plus du flybridge – apporte des innovations marquantes tout droit sorties du monde motonautique : le cockpit (protégé par un bimini rigide) et les jupes sont entièrement dédiés au farniente, et devant le rouf, on trouve un deuxième cockpit à quelques centimètres des trampolines. Pour la vie au mouillage et en grande croisière, ce 440 est une réussite.
Voici les deux grandes innovations amenées par le 440 : le chantier a prévu un cockpit avant et un poste de pilotage surélevé.
Fiche technique
Chantier : Lagoon
Architecte : VPLP
Matériau : sandwich balsa/polyester
Longueur de coque : 13,61 m
Longueur à la flottaison : 12,75 m
Largeur : 7,7 m
Tirant d’eau : 1,3 m
Poids lège : 12,15 t
Surface de grand-voile : 74 m2
Surface de génois : 42 m2
Nombre de cabines : 3 ou 4
Moteur : 2 x 40 CV
Réservoirs d’eau : 600 l
Réservoirs gazole : 750 l
Production : 423 exemplaires de 2004 à 2009
Prix occasion : à partir de 250 000 euros
Les hublots verticaux apportent une vue sur la mer exceptionnelle, de la lumière, et pas d’effet de serre.
Occasion Outremer 45 La bomba !
Construit à 40 exemplaires, l’Outremer 45 fut longtemps le best-seller de l’Atelier Outremer. Aujourd’hui, ce titre vient de lui échapper : la nouvelle structure, Outremer Yachting, vient de mettre à l’eau le 41e exemplaire de la série 49/51 – lire plus loin. Ce 45 première génération est certainement le modèle qui résume le mieux la philosophie du chantier de La Grande Motte, telle que la concevait son architecte fondateur, Gérard Danson, aujourd’hui disparu. Le fameux liston en alu ajouré, franchement daté en termes de design mais très efficace pour protéger les bordés, donne le ton : à bord, pas de chichis, de matériaux coûteux ni de machines à laver : la vitesse et les qualités marines priment sur tout le reste, et cette maxime reste peu ou prou à l’ordre du jour, même si les derniers 45 ont hérité d’une hauteur sous barrot légèrement augmentée. Résultat, un cata à dérives en polyester dont la nacelle aérodynamique n’offre pas le volume offert par ses concurrents. Mais les performances sont bien au rendez-vous. Le mât, qui culmine à plus de 20 mètres, arbore une grand-voile à fort rond de chute et un solent vite relayé par un gennaker de 110 m2 amuré sur un bout-dehors ou un puissant spi asy de 150 m2. Sur l’eau, le 45 marche à 9 nœuds au près serré et peut s’offrir des pointes à plus de 20 nœuds au portant. Aucun multicoque de croisière – et a fortiori un monocoque – de taille équivalente ne peut lutter, à l’exception des unités les plus pointues (TS en tête…). Le cockpit et le plan de pont sont fonctionnels : priorité est donnée à la manœuvre. A l’intérieur, la nacelle abrite le carré, la cuisine (elle est toute proche du cockpit) et la table à cartes. Dans les coques, le chantier propose des aménagements capables d’accueillir 6 à 10 dormeurs.
Ce 45 est assurément un catamaran particulièrement rapide, mais également très sûr par gros temps.
Fiche technique
Chantier : Outremer Yachting
Architecte : Gérard Danson
Longueur de coque : 13,70 m
Longueur à la flottaison : 13,60 m
Largeur : 7,2 m
Tirant d’eau : 0,6/2,25 m
Poids lège : 6 100 kg
Surface de grand-voile : 73 m2
Surface de génois : 33 m2
Surface du gennaker : 110 m2
Surface du spi asy : 140 m2
Moteur : 2 x 28 CV diesel
Production : 40 exemplaires de 2000 à 2009
Prix occasion : 300 000 à 400 000 euros
La nacelle compacte réduit le volume habitable. Tout bon pour alléger le bateau et offrir de la surface de trampoline en plus.
Occasion Nautitech 47 Le 475 revu et corrigé
De son prédécesseur le 475, le 47 ne conserve que les coques, un process relativement fréquent chez les constructeurs de multicoques ; les carènes "vieillissent" en effet bien moins vite que les plans de pont, cockpits et autres nacelles. Et quand les carènes sont réussies et éprouvées, comme c’est le cas avec le 475 (diffusé à 45 exemplaires), le chantier met toutes les chances de son côté. Rien de révolutionnaire à bord de cette unité taillée pour le long cours ; plutôt un habile compromis entre confort, finition soignée et performances. Avec ses 18 m de tirant d’air, le 47 est capable de belles moyennes sans gros efforts grâce à son génois de surface raisonnable comparé à l’imposante grand-voile. Evidemment, les ailerons courts limitent les capacités au louvoyage. On peut également reprocher à cette unité une visibilité perfectible lors des manœuvres au port ; les postes de barre offrent en effet une belle vue sur la moitié du bateau – étrave, poupe et plan de voilure –, mais on ne voit pas grand-chose sur la coque opposée. En revanche, quel plaisir de barrer à la voile bien calé au vent avec un excellente vue sur les voiles… Pour la grande croisière, nous avons ici affaire à un voilier costaud, élégant, et bien conçu quant au plan de pont et aux aménagements. La porte de plain-pied mène à une grande nacelle avec un carré repoussé tout au fond ; plus près du cockpit, une cuisine en U et un coin navigation. Suivant les versions, on dispose de trois ou quatre cabines doubles. Les couchages avant sont disposés travers à la route. Quant aux pointes avant, elles peuvent être équipées de couchettes supplémentaires.
Le plan de voilure fait la part belle à la grand-voile, ce qui réduit les efforts de l’équipage lors des virements de bord.
Fiche technique
Chantier : Nautitech Catamarans
Architecte : Mortain/Mavrikios
Longueur de coque : 14,50 m
Longueur à la flottaison : 14,00 m
Largeur : 7,50 m
Tirant d’eau : 1,20 m
Poids lège : 14 t
Surface de grand-voile : 83 m2
Surface de génois : 32 m2
Moteur : 2 x 53 CV diesel
Carburant : 440 l
Eau : 900 l
Production : environ 40 exemplaires de 2004 à 2009
Prix occasion : à partir de 350 000 euros
Le point fort des aménagements est la cuisine en U. La circulation de l’équipage dans la nacelle ne dérange jamais le maître-queux, qui reste toutefois tout proche du cockpit.
Occasion Catana 471 Le chouchou de Catana
C’est le modèle le plus diffusé par Catana. Pourquoi ? Parce que ce 471 est sans doute le catamaran le plus abouti du constructeur, offrant à la fois un confort excellent, en navigation comme au mouillage, un équipement au top et des belles performances sous voile. La philosophie du chantier est de proposer un catamaran robuste, très marin et rapide – poids maîtrisé grâce à l’emploi de composites high-tech et de tissus carbone –, capable de bien remonter au près grâce à ses dérives sabres, et confortable. Le 471 a tout de même eu droit à sa version "super luxe" avec de très nombreux équipements de confort intérieur, mais aussi des sièges de barre réglables en hauteur et un gennaker amuré sur un bout-dehors en carbone : c’est le 472. Une dernière déclinaison du 471 est le 47 OC – comprendre Ocean Cruiser –, à ne pas confondre avec le 47 tout court, qui le remplace. Sur l’eau, ce Catana est très plaisant à toutes les allures, et peut s’offrir de belles pointes à près de 20 nœuds, tout un programme. Le plan de pont est très fonctionnel tant sur le plan des manœuvres, du poste de barre contre le rouf que des surfaces dédiées au farniente. Un seul regret : le cockpit est légèrement plus haut que le plancher de la nacelle. On y est abrité par un bimini, rigide ou en toile selon les modèles. A l’intérieur, priorité à une belle cuisine et à une table à cartes digne d’un bureau terrestre plutôt qu’à un carré taillé pour 12 personnes… c’est ça, un voilier de propriétaire !
Eprouvé par de nombreux tours du monde, le 471 a fait ses preuves au large ; vous pouvez larguer les amarres à votre tour les yeux fermés, ou presque…
Fiche technique
Chantier : Catana
Architecte : Christophe Barreau
Longueur hors tout : 15,70 m
Longueur de coque : 14,30 m
Longueur à la flottaison : 13,80 m
Largeur : 7,70 m
Tirant d’eau : 1,20/2,50 m
Poids lège : 12 t
Surface de grand-voile : 78 à 91m2
Surface de génois : 28 à 52 m2
Gennaker : 82 m2
Moteur : 2 x 50 ou 55 CV
Production : 86 exemplaires de 1997 à 2006
Prix occasion : à partir de 300 000 euros
Un coup d’œil au carré modeste donne le ton… on a bien affaire à un catamaran de propriétaire !
Neuf Lucia 40 Design soigné, plus de volume
Il n'est pas si facile de répondre aux exigences de confort et de finition des aficionados du catamaran de croisière tout en conservant un bon niveau de performances indispensable à ceux qui veulent voyager loin… Fountaine Pajot relève pourtant ce défi avec brio avec ce tout nouveau Lucia 40 ! A commencer par un lancement, lors du dernier Nautic à Paris, digne d’un grand constructeur automobile… Début décembre, donc, le mystérieux New 40 devenait officiellement Lucia 40. Un pari marketing réussi puisque, six mois plus tard, ce nouveau modèle est commandé à près de 100 exemplaires. Le remplaçant du réussi Lipari 41 reprend l’esprit de gamme mis en place par l’Hélia 44 et le Saba 50. Les carènes signées Berret/Racoupeau adoptent des étraves droites et non plus camuses ; les hublots en amande de coque sont devenus presque rectangulaires… et bien plus grands. La surface vitrée, dans son ensemble, a même augmenté de 62 % ! Le design est nettement plus soigné – le rouf tout particulièrement – et les coques très hautes de franc-bord. Pas d’innovations radicales façon Lagoon 39 ou Bali, mais une foule de petits détails qui élèvent le sentiment de qualité perçue, comme les panneaux flush, le hublot zénithal de la nacelle ou encore le grand trampoline encastré. Sous voile, avec son ratio voilure/poids de 10,67 m2/t au près, le Lucia 40 s’en tire plutôt bien et dépasse les 6 nœuds dès 3 Beaufort, et allonge ensuite rapidement la foulée. Ce catamaran est fidèle à une trame d’aménagements classique et très agréable à vivre avec une cuisine – en L – qui jouxte le cockpit. Il est décliné en trois ou quatre cabines.
Performant sous voile, le Lucia n'en n'oublie pas l’agrément au mouillage, avec trois grandes zones de farniente : bain de soleil près des trampolines et sur le rouf, et grand cockpit protégé à l’arrière.
Fiche technique
Chantier : Fountaine Pajot
Architectes : Berret/Racoupeau
Construction : infusion sandwich mousse balsa polyester
Longueur de coque : 11,73 m
Longueur à la flottaison : 11,51 m
Largeur : 6,63 m
Tirant d’eau : 1,2 m
Déplacement lège : 8,9 t
Surface de voile au près : 95 m2
Grand-voile: 58 m2
Génois : 37 m2
Gennaker : 70 m2
Motorisation : 2 x 20 ou 2 x 30 CV
Gazole : 300 l
Eau douce : 530 l
Année de lancement : 2015
Prix : 253 000 euros HT
Grâce à une large ouverture, la circulation entre l’extérieur et la nacelle est particulièrement fluide.
Neuf Seawind 1260 Nouveau look pour nouvelle gamme
Seawind, dont la production est maintenant basée au Vietnam, s’apprête à renouveler sa gamme de A à Z, à commencer par ce prometteur 1260. Si les valeurs du chantier australien sont toujours liées à la croisière hauturière rapide en famille, un très net effort a été réalisé en termes de design et de volume. Mais pas question de renier les performances… ce catamaran s’efforcera donc de rester le plus léger possible – au final, il ne rend que 240 kg de plus que le modèle précédent, le 1250. Et son foc gagne 5 m2… Soit un ratio voilure/poids légèrement supérieur à 10, valeur généralement commune aux catamarans typés croisière. Etudié dans les moindres détails – le chantier a tenu à exploiter le maximum de retours et témoignages de ses clients. Exit le flybridge et les postes de barre déportés chers à de nombreux constructeurs européens : le 1260, s’il adopte un design radicalement différent de celui des modèles précédents et un volume de nacelle bien supérieur, reste relativement traditionnel quant à son plan de pont et à ses aménagements intérieurs. Sécurité lors des déplacements, facilité de manœuvres, grande capacité en eau, voilà les priorités de ce 1260. A noter : la cuisine, traditionnellement installée dans une coque, peut désormais intégrer la nacelle… le constructeur pense au marché européen, friand de cette configuration.
Ce tout nouveau bateau qui sera mis à l'eau dans l'année est un vrai bateau de grande croisière…
Fiche technique
Chantier : Seawind Catamarans
Longueur hors tout : 12,45 m
Largeur : 6,80 m
Déplacement : 8,24 t
Surface de grand-voile : 66 m2
Surface de foc : 24 m2
Gennaker : 66 m2
Spinnaker : 105 m2
Réservoir d'eau : 700 l
Réservoir carburant : 480 l
Motorisation : 2 x 56 CV
Lancement : 2015
Prix : 410 000 $ HT
Le Seawind 1260 propose désormais une cuisine dans une coque ou dans la nacelle.
Neuf Lagoon 42 Déjà la référence chez les catas de 13 m...
Une silhouette moins imposante – toutes proportions gardées – que celle du 39, un zeste de sportivité en plus avec la nervure de coque proche du liston, toujours les étraves "diamant" : le Lagoon 42 a de l’allure, et c’était sans doute l’un des multis les plus attendus au dernier Salon du multicoque. Depuis son lancement à Düsseldorf, en janvier dernier, il a été vendu à près de 150 exemplaires ! Soit un record absolu qui laisse augurer une diffusion hors-norme… de là à battre celui du 380 ?
Les raisons de ce succès ? L’analyse de Christophe de Kerdrel, responsable de zone export : "Plus léger grâce à sa construction en injection et donc plus performant, il se place sur un créneau de taille pas si fréquenté – la plupart des modèles font 40 ou 44/45 pieds – tout en offrant le volume… d’un 44 pieds justement." De fait, le 42 offre une nacelle avec vue imprenable sur la mer et des cabines – 3 ou 4 – en taille XXL. Et des rangements partout. Il présente également un plan de pont particulièrement réussi où l’on circule facilement sur des surfaces planes – bravo pour les panneaux flush – et bien dégagées. Du côté des performances, il faudra bien compter sur la grand-voile à corne et le gennaker pour booster les moyennes : le 42 pèse tout de même 12 tonnes. Mais à la clé, une capacité de charge compatible avec les exigences du grand voyage. Et puis, ce Lagoon a tout de même dépassé les 16 nœuds à plusieurs reprises lors de ses premiers essais… pas mal pour un pur cata tout confort, non ?
Ce gréement novateur est très polyvalent, il se révèle particulièrement agréable dans le médium et la brise.
Fiche technique :
Chantier : Lagoon
Architecte : VPLP/Nauta Design
Matériau : sandwich balsa/verre/vinylester
Longueur de coque : 12,80 m
Largeur : 7,70 m
Déplacement : 12 t
Surface de grand-voile : 59 ou 55 m2
Surface de foc : 35 m2
Gennaker : 68 m2
Réservoir d'eau : 2 x 300 l
Réservoir carburant : 2 x 300 l
Motorisation : 2 x 40 CV
Lancement : 2016
Prix : 292 000 euros HT
Un vrai carré pour dîner confortablement, notez l'épontille en inox miroir très reculée.
Neuf TS 42 Le TGV océanique
Savez-vous ce que signifie TS pour son constructeur Samuel Marsaudon ? Très Simple…
Voilà pourquoi ses voiliers, TS 42 en tête, sont dépouillés… et surtout rapides ! Car le constructeur lorientais a horreur des bateaux qui n’avancent pas, et encore plus s’ils ne sont pas jolis. Et ce TS 42, de l'avis général, est beau, très beau… ses carènes ne vous laisseront pas indifférent : étraves inversées, tulipage des coques avec nervure sous le liston, ce catamaran en jette. Nacelle et cockpit, très reculés, ajoutent encore une touche de sportivité. Sous voile, avec un déplacement limité à 6 tonnes et 103 m2 de surface de voile au près, évidemment, ça déménage ! Malgré l’absence de dérives (en version standard de base), le TS 42 assure d’excellentes performances au près. Sans doute parce que ses ailerons sont relativement profonds – 1,50 m – et que sa vitesse moyenne, rapidement élevée, le préserve du décrochage – et donc de dériver… Sillage pur et sensations de glisse maximum : le 42 emmène rapidement son équipage flirter avec les 20 nœuds, accrochez-vous ! Le barreur profite d’un siège baquet et d’une barre franche. Soit une excellente vision sur le plan d’eau et les voiles. La nacelle s’ouvre complètement sur le cockpit. Du coup, la cuisine en profite pour s’installer un pied dedans, un pied dehors… Les rangements ? Des simples caisses en plastique, on n’a rien trouvé de plus efficace. Dans la nacelle, un carré, un coin navigation et un lit double, parfait pour la veille ou… pour les jeux des enfants. Les cabines sont accessibles via deux portes étanches.
Ce plan Christophe Barreau marche très fort, même au près ! Un bateau de baroudeur pressé !
Fiche technique
Chantier : Marsaudon Composites
Architecte : Christophe Barreau
Matériau : sandwich verre/PVC
Longueur hors tout : 12,98 m
Largeur : 7,40 m
Déplacement : 5,8 t
Surface de grand-voile : 67 m2
Surface de foc : 36 m2
Gennaker : 80 m2
Réservoir d'eau : 2 x 110 l
Réservoir carburant : 2 x 90 l
Motorisation : 2 x 30 CV
Lancement : 2015
Prix : 335 472 euros HT
La nacelle, bien plus courte que celles de ses concurrents, offre logiquement un volume inférieur.
Neuf Leopard 44 Deux cockpits accessibles depuis la nacelle !
Lagoon nous avait déjà habitués au cockpit avant… accessible depuis le pont. A bord du Leopard 44, le constructeur Robertson & Caine a carrément prévu un passage depuis la nacelle. Une configuration inédite qui ne laisse pas indifférent. On pourrait craindre un possible point faible : que donne cette fameuse porte avant par très gros temps et en cas d'enfournement ? Dans les faits, la plupart des Leopard – ils sont construits en Afrique du Sud – sont convoyés par la mer, et à ce jour, aucun problème n'a été révélé. Pourtant, le convoyage dure une cinquantaine de jours sur des océans loin d’être tranquilles… Le principe du redan – utilisé depuis longtemps sur les Leopard – a été appliqué de chaque côté de la coque. Tout bénéfice pour le confort intérieur, puisque les couchettes parviennent à afficher 1,60 m de largeur, mais aussi pour la rigidité. En prime, on gagne un bateau qui mouille beaucoup moins. Le dessous de la nacelle est désormais bien plus haut perché – 75 cm – que sur les premiers modèles du chantier. Et son dessin a été étudié pour limiter les désagréables claquements des vagues. Le Leopard 44, malgré un déplacement conséquent, s’en sort plutôt bien dans les petits airs. Ne cherchez pas à caper au près, fuyez le clapot court – le bateau tangue volontiers – et privilégiez les longues cavalcades au portant… Là, le 44 vous étonnera par de belles moyennes journalières. A l’intérieur, beaucoup de volume et de lumière, une cuisine en connexion directe avec le cockpit parfaitement protégé. A l’instar des autres modèles du chantier, le 44 est proposé en version charter ou en version propriétaire. Sur les 200 exemplaires livrés ou commandés, un tiers disposent de trois cabines.
Grâce à ses doubles redans, le Leopard 44 parvient à conserver des coques assez fines à la flottaison.
Fiche technique
Chantier : Robertson & Caine Catamarans
Architecte : Morrelli & Melvin
Matériau : sandwich balsa/verre/polyester
Longueur de coque : 12,98 m
Longueur à la flottaison : 12,70 m
Largeur : 7,25 m
Tirant d’eau : 1,05 m
Poids : 14 900 kg
Voilure au près : 118 m2
Grand-voile: 74 m2
Génois : 44 m2
Gennaker : 130 m2
Eau douce : 780 l
Carburant : 700 l
Moteur : IB 2 x 30 CV
Année de lancement : 2011
Prix : 369 000 euros HT
Avec une hauteur sous barrot de 2,12 m, le carré prend ses aises. Et ne manque pas de lumière grâce à ses généreux hublots.
Neuf Bali 4.5 Le premier d’une gamme... innovante !
Catana Group a fait fort en présentant sa nouvelle gamme dénommée Bali, dont l'objectif est de proposer un bateau à la fois confortable et performant. Si la construction est moins sophistiquée que pour les Catana, elle reste franchement très sérieuse avec des matériaux standards – coques en polyester, espars en aluminium, dérives et leurs puits remplacés par des ailerons rapportés en fond de coque. Le Bali 4.5, premier de la série qui compte désormais deux modèles plus petits et bientôt un plus grand, parvient à se caler sur les prix de la concurrence des bateaux de grande série. Mais attention, il ne s’agit pas pour autant d’un catamaran low cost, bien au contraire. Ce modèle fourmille de trouvailles et d’innovations pour rendre la croisière plus agréable encore. A l’extérieur, le trampoline est remplacé par une plate-forme en dur, tandis que le tableau arrière bascule entièrement. A l’intérieur, on a la possibilité d’ouvrir complètement l’avant et l’arrière de la nacelle, de façon à profiter d’un agrément en navigation et d'une aération inédite. Lors des essais par bonne brise, le 4.5 s’est offert des belles moyennes à 8/9 nœuds à 55/60° du vent, avec tout le solent et un ris dans la grand-voile. Au portant, le Bali pourra rapidement dépasser les 10 nœuds de moyenne si le vent est de la partie. Autre innovation, cette fois sur la partie hydrodynamique, avec un tunnel de nacelle qui démarre dès les étraves ou presque. Il n'y a plus de poutre ! Le pont démarre donc bien en avant du rouf. Cette configuration crée un effet "spatule" comparable à celui d’un ski géant. Soit une quasi-garantie anti-enfournement ! Et surtout beaucoup d’embruns en moins.
Le chantier propose également une version flybridge, avec une bôme remontée de quelques dizaines de centimètres.
Le pont se prolonge pratiquement jusqu’aux étraves, supprimant la traditionnelle poutre avant et la martingale.
Fiche technique
Constructeur : Catana
Architecte : Xavier Faÿ
Matériau : sandwich mousse/polyester
Longueur de coque : 13,60 m
Longueur à la flottaison : 13 m
Largeur : 7,42 m
Tirant d’eau : 1,22 m
Poids: 11 600 kg
Voilure au près : 111 ou 113 m2
Grand-voile: 72 ou 74 m2
Solent : 39 m2
Gennaker/Spi : 78/152 m2
Moteur : IB 2 x 50 CV
Eau douce : 800 l
Carburant : 800 l
Année de lancement : 2014
Prix : 376 500 euros HT
Tous les vitrages sont chapeautés par une casquette débordant du rouf. La protection contre le soleil est excellente.
Neuf O’Yachts Class 4 Le plein de bonnes surprises
Hublots arrondis et imposant rostre en composite – il supporte les voiles de portant –, ce catamaran construit en Lettonie peut déconcerter au premier coup d’œil par son design bien à lui… mais il saura vous convaincre, suite à une visite à bord et plus encore par un essai sur l’eau, par les qualités qu’a su mettre en avant l’inébranlable Erik Lerouge. L’homme aux 200 catas sait y faire… ses carènes sont d’une efficacité rare, et la ligne de ce Class 4, certes moderne, est rapidement adoptée. Voilà une unité hors-norme : accastillée et construite avec le même soin qu’un coursier, elle offre néanmoins un confort comparable à une unité de croisière standard. Sauf qu’on navigue presque deux fois plus vite ! Le chantier propose deux versions de gréement, Voyager avec mât alu, ou Premium avec espar en carbone – il porte la surface de grand-voile de 71 à 80 m2. Les aménagements utilisent toutes sortes de matériaux et d’essences afin d’optimiser le déplacement du bateau, mais également la longévité – surfaces inrayables pour le plan de travail de la cuisine et la table du carré, par exemple – et l’aspect esthétique. Une démarche qui sort des sentiers battus et… particulièrement réussie. A bord, ce sont les solutions les plus éprouvées et fiables qui ont été retenues : un seul poste de barre contre le rouf, bimini très court, manœuvres de grand-voile (drisse et bosses) au pied de mât, et surtout ailerons plutôt que dérives afin de prévenir tout risque de casse lors des périples où incursions dans les lagons, remontées de fleuve et échouages sont au programme. Bref, le Class 4 est une GT 4x4… Séduisant programme, non ?
La version standard est équipée d’ailerons, mais une version avec dérives est possible.
Fiche technique
Chantier : O’Yachts
Architectes : Erik Lerouge
Designer : Clifford Denn
Matériau : polyester et sandwich PVC
Longueur hors tout : 13,90 m
Largeur : 7,45 m
Tirant d’eau : 1,06 m
Déplacement : 7,6 t
Surface de grand-voile : 71 ou 80 m2
Surface de génois : 34 m2
Surface de gennaker : 84 m2
Surface de spi : 160 m2
Cabines : 3 ou 4
Moteurs : 2 x 30 CV diesel
Réservoir eau : 350 l
Réservoir carburant : 2 x 200 l
Lancement : 2014
Prix : 470 000 euros HT
Les emménagements, pour la plupart réalisés en sandwich, privilégient la légèreté. Sans nuire à la qualité de finition.
Neuf Nautitech Open 46 Quand nacelle et cockpit ne font qu’un
Fort du succès de son Open 40, Nautitech nous a présenté à La Grande Motte son grand frère, le 46. Le concept de la nacelle et du cockpit qui ne font qu’un est bien sûr conservé... Qu’est-il exactement ? Le rouf est volontairement réduit pour faire la part belle au cockpit. Lequel est bien sûr protégé par un bimini rigide très protecteur et des vitrages latéraux amovibles. Du coup, l’incontournable carré migre à l’extérieur… Ne reste à l’intérieur qu’un discret salon – lequel peut, à la demande, se transformer en couchage double d’appoint. Pour que le concept fonctionne, le 46 propose une très large ouverture, et bien sûr une circulation de plain-pied. Pour le reste, nous avons affaire à un catamaran très soigné sur le plan des carènes – double redan marqué et deux nervures latérales, étraves inversées. Le mât est reculé – il est posé sur le rouf –, selon la tendance actuelle, afin de proposer un grand foc autovireur. Le 46 est plutôt vif sous voile et vire sur place. Il assurera de belles moyennes lors des traversées : en mode convoyage de La Rochelle à La Grande Motte, le bateau a dépassé les 16 nœuds. Le premier modèle présenté adopte deux postes de barre et une bôme relativement basse. Il est aisé de zipper le lazy bag. Mais Nautitech prépare pour la rentrée une version flybridge, laquelle sera forcément un peu plus lourde (400 kg) et moins toilée (6,5 m2 de surface de grand-voile en moins). Les aménagements sont très soignés : cuir, inox, boiseries et vaigrages clairs sont mis en valeur par un éclairage subtil… de la belle ouvrage !
Le chantier a volontairement opté pour une bôme relativement basse au-dessus du bimini pour conserver une importante surface de voilure.
Fiche technique
Chantier : Bavaria Catamarans
Architecte : Marc Lombard
Longueur hors-tout : 13,79 m
Longueur à la flottaison : 13,79 m
Largeur : 7,54 m
Tirant d’eau : 1,45 m
Déplacement : 10,8 t
Surface de voile au près : 112 m2
Solent autovireur : 38 m2
Grand-voile: 74 m2
Gennaker : 98 m2
Spi asymétrique : 150 m2
Motorisation : Yanmar 2 x 40 CV diesel
Réservoirs carburant : 2 x 300 l
Réservoirs eau : 2 x 300 l
Construction : sandwich mousse PVC polyester
Lancement : 2016
Prix : 384 000 euros HT
Le Nautitech Open 46 est décliné en trois ou quatre cabines. Toutes sont bien aérées et généreusement pourvues en rangements.
Neuf Swisscat S48 Optimisé pour la grande croisière
Un catamaran fidèle aux principes de base du chantier : construction haut de gamme verre (époxy sous infusion et post-cuisson avec des renforts en carbone), performances et sécurité dans le gros temps et confort à bord. Le S48 ne devrait donc pas décevoir les habitués de la marque. Son design est à la fois moderne et discret, avec un rouf équipé d’une généreuse surface vitrée. Les coques sont fines, gage d’une bonne vitesse moyenne. Pour ne rien gâter, le 48 affiche un déplacement modéré (11 tonnes à vide) et une belle surface de voilure sur son mât carbone… et les dérives sabres lui garantiront un excellent cap au près. Conçu pour une utilisation en équipage réduit, le S48 est gréé en cotre et dispose d’un seul poste de barre contre le rouf. C’est là que convergent toutes les manœuvres. Sur le pont, un effort a été fait pour assurer des passages fluides – cockpit / passavants / trampoline et cockpit / nacelle. Des marches sont découpées à l’avant du rouf pour un accès facile au pied de mât et à la bôme. L’agrément au mouillage est assuré par des jupes arrière larges, et la possibilité de stocker une annexe de belle taille sur les bossoirs. La cuisine est disposée de façon à être en connexion avec le cockpit comme avec la nacelle. Dans les coques, trois ou quatre cabines et beaucoup de rangements pour ce véritable bateau de grande croisière. Les couchages sont soignés et disposés dans le sens de la marche afin de réduire les bruits en navigation. En ce qui concerne les finitions intérieures, le chantier offre la possibilité aux propriétaires de choisir la disposition des aménagements, mais aussi les couleurs, les essences de bois, les robinetteries, les Alcantara de vaigrage, les tissus et même les éclairages. Le Swisscat S48 sera assurément leur cata...
Avec ses dérives sabres et son mât carbone, le S48 revendique certaines aptitudes à naviguer… vite et loin !
Fiche technique
Chantier : Swisscat Yachts
Lancement : 2016
Architectes : Bydgroup & Seb Schmidt
Longueur des coques : 14,00 m
Largeur : 7,50 m
Matériau : Sandwich verre époxy avec mousse PVC Diviny cell H80 sous infusion et renforts carbone
Déplacement : 11 t
Tirant d’eau : 1,00/2,80 m
Moteur : 2 x 45 CV
Réservoir Carburant : 2 x 320 l
Réservoir eau : 2 x 240 l
Surface de grand-voile : 69,50 m2
Surface de génois : 52,00 m2
Trinquette : 23,20 m2
Gennaker : 103 m2
Cabines : 3 ou 4
Lancement : 2016
Prix prêt à naviguer : 751 000 euros HT
Les aménagements ont été conçus dans le but de vivre en mer. Les nuisances sonores, par exemple, ont été réduites au maximum.
Neuf Saba 50 Objectif grandes croisières
Il a bien un air de famille avec l’Hélia 44 – également dessiné par le cabinet Berret/Racoupeau – mais un simple coup d’œil au gréement élancé rappelle que le Saba est bien un 50 pieds. Ce modèle remplace le Salina 48, lancé en 2009 et diffusé à une centaine d’exemplaires. La patte des architectes se traduit par des lignes un peu plus anguleuses et surtout des étraves rectilignes à faible pente, remplaçant les typiques museaux camus des précédents modèles Joubert/Nivelt. Evolution propre au Saba : les grands hublots de coque aux angles légèrement arrondis rappellent les précédents en œil de chat… en bien plus grands ! Depuis le poste de barre situé à mi-hauteur, on prend plaisir à maîtriser la trajectoire de ce grand catamaran. Juste devant, les winches sont là pour peaufiner les réglages.
Les polaires de vitesse mettent en évidence le bon potentiel de vitesse du Saba 50 au-dessus de 3 Beaufort. Par 20 nœuds de vent, on atteint déjà les 12 nœuds. Les points forts du Saba 50, en plus d’une circulation sur le plan de pont particulièrement fluide, sont les trois espaces de farniente. On compte en effet le grand cockpit arrière parfaitement protégé par le bimini, un salon avant avec des matelas à position variable et le fameux lounge deck qui jouxte le poste de commande aménagé sur le toit du bimini. Dans la nacelle, vue imprenable, cuisine immense avec îlot central, table à cartes en diagonale et table basse sur tribord – possibilité de transformer ce salon intérieur en vrai carré –, le confort est saisissant, tout comme la finition, qui marque des points comparée au Salina 48. Quant aux cabines, elles proposent des lits larges et faciles d’accès, des rangements partout et des ouvertures généreuses.
Un vrai bateau de grande croisière particulièrement facile à manœuvrer.
Fiche technique
Chantier : Fountaine Pajot
Architecte : Berret/Racoupeau
Longueur de coque : 14,98 m
Largeur : 7,99 m
Tirant d’eau : 1,25 m
Poids: 15 700 kg
Voilure au près : 141 m2
Grand-voile: 83,5 m2
Génois : 57,5 m2
Moteur : IB 2 x 55 CV diesel
Gazole : 940 litres
Eau : 700 litres
Cabines : 4/6
Matériau : sandwich verre/balsa
Année de lancement : 2014
Prix : 605 660 euros HT
Vue panoramique sur 360°, 2,25 m de hauteur sous barrot, plancher de plain-pied avec le cockpit… confort optimum !
Neuf Outremer 51 Bolide ou croiseur ?
Directe évolution du très réussi Outremer 49 – diffusé à 24 exemplaires –, le 51 adopte nombre des caractéristiques de son grand frère le 5X. Effet de gamme oblige… mais pas seulement. Le chantier a réussi à concilier performances et agrément de vie à bord en permettant d'offrir aux équipages de navigateurs au long cours plus de confort et une capacité de charge revue à la hausse. Le défi est incontestablement relevé avec cette nouvelle mouture, nettement plus séduisante encore que la précédente. Les changements ? Ils sont nombreux… Complètement redessiné, le rouf adopte un design proche de celui du 5X, mais reste beaucoup plus court que ceux des catas de même taille. But recherché : moins de fardage et gain de poids. Les découpes "goutte d’eau" du 49 laissent place à des hublots rectangulaires plus classiques. La protection du cockpit mixte – polyester et inox/toile – du 49 est remplacé par une structure 100% composite. Et la table du cockpit est désormais plus grande. Les deux plates-formes arrière, rallongées de soixante centimètres, offrent un lieu idéal pour enfiler masque et palmes, mais aussi pour embarquer dans l’annexe. Sur le 51, on peut aussi intégrer un hydrogénérateur. A l’intérieur, le design été entièrement revu par Franck Darnet, collant parfaitement aux tendances actuelles. Soit plus de courbes et des angles arrondis… Pour l’éclairage, on passe aux leds partout… soit cinq à dix fois moins d’énergie consommée. Enfin, la cuisine en L adopte le U, encore plus pratique pour se caler en navigation. Pour le reste, notre engin est toujours capable de s’offrir des pointes à plus de 20 nœuds. Que demander de mieux ?
Les coques fines, le centrage des poids et la nacelle haut perchée garantissent un comportement marin même dans la mer formée.
Fiche technique :
Chantier : Outremer Yachting
Architectes : Barreau/Neuman
Designer : Franck Darnet Design
Matériau : polyester et sandwich PVC
Longueur hors tout : 14,98 m
Longueur à la flottaison : 14,90 m
Largeur : 7,45 m
Tirant d’eau : 0,90/2,35 m
Déplacement : 9,50 t
Surface de grand-voile : 92,50 m2
Surface de génois : 40,00 m2
Surface de gennaker : 110 m2
Surface de spi : 160 m2
Cabines : 3 ou 4
Moteurs : 2 x 40 CV diesel
Lancement : 2013
Prix : 625 000 euros HT