Nos destinations préférées
Baléares : Ces îles nous ont plu pour l'escalade avec des spots de grimpe à fleur d'eau, ainsi que pour quelques longues voies.
Canaries : Graciosa s'est révélée être la perle du début de voyage. Après coup, nous y serions bien restés plus longtemps, mais nous étions trop curieux de voir la suite ! Plage et mouillage paradisiaques, rencontre avec d’autres bateaux de voyage, possibilités de kite, surf, parapente, balade sur le volcan, petit village à quelques kilomètres. Un peu plus au sud, Lobos, en face de Corralejo, n'est pas mal non plus, mais le mouillage y est moins confortable et plus éloigné de la plage.
Cap-Vert : nous y avons passé 3 mois, essentiellement à Sal et Boa Vista, puis un peu les îles du Nord. Globalement, les îles du Cap-Vert sont assez hostiles pour le cabotage. Il y a beaucoup de vent, très souvent plus de 30 nœuds et même des rafales à 50/60 nœuds entres les îles ou sous le vent des îles. Il y a très peu d'abris naturels. Les vagues du vent venant de l'est et la houle atlantique venant de l'ouest, il y a peu de mouillages abrités, et les débarquements en annexe ou à la nage sont très sportifs ! Le navigateur de passage n'y fera donc sans doute qu'une courte escale avant de traverser l'Atlantique et de trouver le confort des Antilles. Nous sommes restés aussi longtemps au Cap-Vert justement pour les conditions de vagues et de vent exceptionnelles. La côte ouest de l’île de Sal, bien que désertique et dépourvue d'intérêt touristique, regorge de vagues extraordinaires à coté desquelles il est possible de mouiller dans un confort relatif (vent offshore et houle longue période, donc relativement calme). Les îles du Nord sont sympas pour la rando et le tourisme, mais il n'est pas toujours évident de laisser un bateau seul au mouillage.
Antilles : Après des mois au Cap-Vert et une transat, cela nous a paru simple, confortable, calme, reposant ... C'est vraiment le paradis de la navigation. Beaucoup d'îles et de belles plages, de l'eau chaude pour les enfants, des côtes sous le vent très abritées, des côtes au vent protégées par des barrières de corail. Des marinas, des supermarchés, des médiathèques, ... Nos coups de cœur sont Spanish Point à Barbuda, les îlets à Caret, à Fajou, et du Gosier en Guadeloupe, ainsi que la côte est de la Martinique.
Venezuela : Nous hésitions à cause des pirates et des formalités... Finalement, tout s'est révélé simple, pas cher, et surtout somptueux. Nous sommes restés dans les îles du large pour éviter la criminalité près du continent. La Blanquilla est très bien pour une petite pause de 23 jours avec une visite à pied ou en annexe de la baie de l'Américain, pas de formalités d'entrée, mais une fouille complète du bateau par la Guarda Costa.
Los Roques, puis les Avez, sont sans doute les endroits les plus beaux du voyage. Des barrières de corail magnifiques, des îlets partout, une alternance de couleurs de l'eau, très sombre et très claire, des plages splendides, des mangroves remplies d'oiseaux, des fonds magnifiques pleins de poissons, du vent et des spots de kite partout.
Bonaire et Curacao : Sans grand intérêt en bateau du fait de la réglementation des mouillages, mais utile pour l’avitaillement et les aéroports avec des vols directs vers l’Europe.

Visites
Nous avions envie que ce voyage soit un moment de partage. Partage par les vidéos, le blog, les écoles, mais aussi l'accueil de la famille et d’amis à bord. Nous étions au minimum 7, mais le plus souvent 9, 10, 11 voire 15 à bord ! En tout, ce sont 37 personnes qui nous ont rendu visite pour passer 1, 2 semaines ou plus à bord. C'était un peu de contraintes et de logistique pour gérer les arrivées et départs en avion, mais ce fut un plaisir de pouvoir partager un peu cette aventure et de retrouver du monde aux Canaries, au Cap-Vert et aux Antilles. Pour eux, c'est sans doute de bons souvenirs, et pour nous, le voyage s’en est trouvé rythmé. Quelques personnes en plus et l’ambiance à bord n’est plus la même ! Ces visites nous ont permis aussi d'être ravitaillés régulièrement en produits indispensables, comme du chocolat, de la charcuterie ou du bon fromage français ! Rien de mieux qu'une tartiflette en short devant les cocotiers. Ils nous ont aussi rapporté quelques objets plus insolites, comme un alternateur, un capot de machine à laver, une gazinière, des ailes de kite, du lait de croissance, etc. Merci à tous, et désolé pour tous ceux qui auraient bien aimé nous rejoindre, mais un catamaran de 39 pieds a, hélas, un nombre de places limité !

Eau
Un bateau permet une grande autonomie, il faut juste faire régulièrement des recharges en eau et en nourriture. Pour s'éviter la contrainte de l'eau, nous avons opté pour un dessalinisateur. Un "petit " dessal Katadyn Power Survivor 80 qui produit 12 l/h et consomme 8 A. Il est donc facile à utiliser avec les panneaux solaires et ne nécessite pas de générateur, contrairement aux "gros" dessalinisateurs. Nous le faisions tourner en moyenne 1 h par jour et n'utilisions sa production que pour l'eau de consommation et pour faire la cuisine. Ce dessal est simple et robuste. Nous ne prenions jamais de douche d'eau douce à bord, mais l'eau de mer fait très bien l'affaire, avec par exemple du savon spécifique. Un petit conseil, pour éviter le sel qui reste sur la peau, il suffit de se sécher dans une serviette en sortant de l'eau.
Gaz
Ça, c'est la grande énigme du voyage ! Quelle bouteille pour quel pays ? En moyenne, notre conso était d'une bouteille de 13 kilos par mois avec une utilisation régulière du four à gaz pour du pain, des gâteaux, pizzas ou autres gratins. Nous étions partis avec une grosse bouteille française, mais impossible de l'échanger ou de la recharger en Espagne. Du coup, on a embarqué une bouteille espagnole, avec évidement le nouveau détendeur qui va avec. Mais aux Canaries, aucune des deux n'est échangeable ! Il faut se rendre en voiture à l'usine de Gran Canaria pour recharger, où on nous dit que notre bouteille française est trop vieille ... Au Cap-Vert, encore un nouveau système, mais au moins, à Mindelo, on peut tout recharger facilement en allant avec la bouteille française chez Shell et avec la bouteille espagnole chez Enacol, ou l'inverse. Ça se simplifie aux Antilles, où l’on passe souvent en Martinique et en Guadeloupe, et où il y a les mêmes bouteilles qu’en métropole… Au Venezuela puis aux ABC, c'est reparti pour l'aventure du gaz ! Une vraie énigme…
Mouillage
Avec moins d'une dizaine de nuits au port seulement lors de notre voyage, nous avons passé pas mal de temps accroché à notre ancre... même parfois à nos ancres ! Nous avions 2 ancres de 15 kilos chacune, et lorsque nous avions un doute sur la tenue, nous les alignions l'une derrière l'autre : 1re ancre + 15 m de chaîne + 2e ancre + 50 m de chaîne + 50 m de corde (dont le nœud d'accroche au bateau est largable sous tension). Et s'il y avait un risque de bloquer l'ancre sur le fond rocheux, on mettait un orin. Mais même avec ca, il nous est arrivé de déraper sous le vent des îles capverdiennes lorsque les rafales soufflaient dans les 60 nœuds. Pour passer une nuit tranquille, rien de mieux qu'une bonne alarme d'ancre pour être prévenu d'un dérapage intempestif. Et pour ca, nos petits smartphones équipés de GPS sont parfaits ! Nous avions un téléphone dédié à ça, sous Android, avec l'appli "My Anchor Watch Pro", branché en permanence sur une prise allume-cigare. Cette appli est très pratique, il y a une version gratuite, mais sans la trace historique des positions précédentes du bateau.

Cartographie
Le plus simple et le plus pratique pour une utilisation rapide et extérieure, c'est la cartographie sur smartphone (si le smartphone est étanche, c'est encore mieux !). Nous avons utilisé Navionics sur nos Android. Nous avons aussi un ordi de bord avec OpenCPN ou MaxSea qu'on laisse tourner en navigation. Attention, bien que les cartes puissent parfois être très précises, leur positionnement n'est pas toujours parfait. Selon les endroits et les logiciels, il était fréquent d'avoir un décalage de quelques centaines de mètres avec le réel. Ça peut être problématique pour certaines passes par manque de visibilité. Par contre, nous avions aussi récupéré des photos satellite offline (Google et Microsoft), et là, le positionnement était exact. Un peu comme quand Google Maps sur votre téléphone vous indique exactement où vous êtes dans les rues d'une ville, ca marche tout aussi bien avec les patates de corail ! Dommage que ce type de photos satellite offline ne soit pas plus répandu et plus simple à mettre en œuvre.

Coup de Trafalgar
Voilà quelques aventures qui nous ont marqués pendant ce voyage. Il y en a eu sûrement d'autres que l'on a déjà oubliées ! Peu de gens savent que notre voyage aurait bien pu s'arrêter dès le premier soir ... Parti de Port Camargue, nous sommes allés mouiller devant la cathédrale de Maguelone. Le vent de terre était léger et devait se renforcer à plus de 30 nœuds (toujours de terre) dès le lendemain matin. A la tombée de la nuit, nous sommes allés poser l'ancre très près de la plage pour être le plus au calme possible au réveil. Nous avons déposé à terre les grands-parents qui nous accompagnaient jusque-là et nous avons récupéré Enora, qui nous a ramené du rhum et du chocolat pour fêter le départ. Vers 3 h du matin, un vent de sud s'est finalement levé et a commencé à nous rabattre vers la plage, tout le monde s'est rapidement retrouvé sur le pont, mais nous n'arrivions pas à récupérer l'ancre qui était maintenant en plein shorebreak. Les vagues nous poussaient doucement de travers vers la plage. Nous n'arrivions pas à remettre le bateau dans l'axe avec la chaîne qui bloquait l'avant, et le vent et les vagues qui poussaient de côté. On a bien tenté de pousser l'arrière du bateau avec l'annexe, mais sans succès. Petit instant de doute avec le bateau qui commence à talonner. Finalement, on a dû abandonner notre mouillage pour pouvoir nous dégager. Dans la précipitation, le capitaine a tout de même eu le temps d’accrocher une bouée au mouillage ! Nous sommes allés mouiller un peu plus loin avec notre ancre de secours et nous sommes revenus chercher le mouillage en annexe le lendemain. 40 nœuds de mistral et une bonne session de kite au ras de la plage ... ouf, le voyage peut commencer !

Pointe sud-ouest de Fuerteventura, mouillage offshore dans un endroit sauvage et désertique. L'alizé pourtant bien régulier tourne à l'est. Ce mouillage, auparavant si calme, commence à devenir un joli chantier avec vent fort et clapot violent. On essaye de déguerpir au plus vite, mais notre ancre est bloquée. Il faut imaginer la scène : le capitaine aux commandes, les 3 matelots dans le trampo avant et les 3 enfants dans le "canapé" du carré qui regardent ce qui se passe dehors. Ils observent et comprennent bien que, dehors, ça ne rigole pas. La chaîne saute plusieurs fois du guindeau. On la bloque souvent avec notre "crochet magique" pour ne pas perdre ce qu'on a réussi à gagner, mais c'est alors la poutre avant du bateau qui plonge dans le clapot, tirée sous l'eau par l'ancre. Finalement, on arrive à se dégager en tirant tour à tour sur la chaîne et sur l'orin. On part se protéger et se reposer au port de Gran Canaria, alors qu'on avait prévu de partir vers le Maroc...

Par la suite, il y en eu d'autres, comme une écoute de spi qui a projeté Ben par-dessus bord avant de le ramener dans le bateau. Quelques affalages de spi un peu musclés avant qu'il n'explose finalement en pleine transat. Des tentatives masochistes avec le tourmentin, des sorties qui ont capoté dans 50 nœuds entre les îles du Cap-Vert, etc.
Activités
Le kite est l'activité de base à bord. Les 4 adultes permanents le pratiquent depuis plusieurs années, ce qui nous permettait de décoller et atterrir assez facilement depuis Samaya pour une petite ou longue escapade à 1, 2, 3 voire 4 kites selon qui était de passage à bord. C'est un vrai plus de pouvoir décoller du bateau, et cela évite des allers-retours en annexe vers des plages qui n'existent pas toujours.

Il n'y a bien sûr pas eu que du kite. La grande activité aux Antilles, c'est le snorkeling (masque, palmes, tuba), souvent accompagné de chasse sous-marine (hum, les bonnes langoustes !). Lors de passages à terre, nous avons fait de très belles randonnées dans la jungle, notamment au Cap-Vert et autour des volcans antillais. Nous avions aussi emmené un parapente en espérant pouvoir faire du vol dynamique en bord de côte, mais à part un petit site sympathique sur l'île de la Graciosa aux Canaries, nous n'en avons pas trop profité (le parapente n'était pas non plus la priorité, il y a par exemple un site sûrement accessible en bateau ou en annexe près de la baie des Anglais en Martinique, mais nous ne sommes pas allés voir de plus près). Aux Baléares, nous avons fait surtout de la grimpe, c’était très chouette d’escalader et de pouvoir tomber directement dans l’eau. Nous y avons fait aussi quelques longues voies. Mais par la suite, nous n’avons pas pu ressortir le matériel. En navigation, la pêche à la traine égaye le menu du jour. Nous n'avons jamais mangé autant de poissons, même s’il faut persévérer longtemps avant de pêcher quelque chose. Nous avons un peu essayé toutes les techniques : petits et gros rapalas, fil fin ou grosse tresse, plomb ou planchette, cuillère ou poulpe, à 5 ou 50 mètres du bateau. Il est assez fréquent de perdre la ligne, soit parce que le fil craque si le poisson est trop gros, soit lors d'une fausse manip ou d'un emmêlage sous le bateau suite à un virement de bord raté qui part en marche arrière … donc finalement, le poulpe pas cher, c’est très bien !

Partir à deux familles
Nous avons fait le choix de partir à deux familles. L’avantage premier est de pouvoir partir sur un plus grand bateau, en l’occurrence un catamaran avec une coque par famille. Le cata, c’est un grand plus avec les enfants qui peuvent se déplacer quasi librement tout le temps en navigation car le bateau reste à plat. Une fois au mouillage, il devient une véritable base de loisir flottante. Etre suffisamment nombreux permet aussi de s’organiser pour pratiquer différentes activités, comme le kite, le surf, la rando… ou même de laisser le bateau à l’une des familles pendant que l’autre part quelques jours en escapade à terre. Et pour les phases de navigation, cela permet de se relayer beaucoup plus souvent pour les quarts de nuit ! Nous sommes vraiment heureux de la façon dont ça s’est déroulé. Bien sûr, il y a eu des instants plus difficiles. Partager le quotidien et l’intimité dans un espace réduit, ce n’est pas évident tous les jours, mais nous garderons tous de très bons souvenirs de ces mois passés à bord de Samaya.
Enfants
On avait trois enfants à bord, de 6 mois, 1 an et demi, et 5 ans. Ils se sont très bien habitués à la vie du bateau. Il leur a fallu quelque temps pour trouver leurs marques, mais une fois ce cap passé, le bateau est vraiment devenu leur maison. C’était chouette pour eux d’être trois, ils pouvaient jouer ensemble, et s’ennuyaient rarement. Certes, parfois, il faut gérer les chamailleries. Ce n’est en effet pas tout le temps évident de s’entendre et de partager les jeux, surtout qu’ils n’avaient pas le même âge. Les activités étaient nombreuses à bord : légos, livres, peinture, pâte à modeler, jeux divers, déguisements… et dehors : baignade, pêche, plage, balades… et aussi école, kite et surf pour Eole ! Pour les parents, c’est une grande chance de pouvoir passer autant de temps avec ses enfants ; mais il faut aussi beaucoup d’énergie pour gérer les quarts la nuit et occuper les enfants le jour. On a adoré les voir grandir sur le bateau, et on est très fiers d’eux d’avoir su gérer cette aventure !
Santé
Nous avons été conseillés par des copains/cousins médecins pour préparer la pharmacie du bord. Nous étions donc partis avec une importante quantité de médicaments pour parer à toute éventualité. Au final, il n’y as pas eu de gros bobos, mis à part une clavicule cassée pour Mona, un tympan percé et une côte cassée pour Gireg. Du coup, on n’a pas utilisé grand-chose, mis à part du Doliprane pour les enfants et de l’éosine pour les petits bobos.
Bricolage
Nous avons eu la chance de n’avoir aucun souci majeur sur le bateau pendant le voyage. Ou plutôt aucun souci qui nous ait contraints à immobiliser le bateau ou à le mettre à sec. Car, de la casse sur un bateau, il y en a un peu tout le temps. C’est inévitable et il faut fréquemment faire des petits ou gros bricolages. Un coup de machine à coudre par ici, un coup de syka par là, et avec les grands et les enfants qui aiment ça, ça s’est passé au mieux. Chacun ses compétences, ses coups de mou ou ses idées lumineuses. L’avantage du cata, c’est aussi d’avoir 2 moteurs, et donc une maxi sécurité en cas de panne ! Du coup, même pour les trucs sérieux, on s’en est assez bien sortis. Ça a commencé par un câble d’embrayage sectionné en Méditerranée, un des deux moteurs était bloqué en marche avant. Heureusement, nous nous en sommes rendu compte en mer au bruit que faisait l’hélice alors que nous naviguions à la voile. Une belle manœuvre du capitaine (maintenant expert en manœuvres sur un seul moteur) pour accoster au port d’Alméria, puis le câble, dispo chez le revendeur local, était changé le lendemain matin. En route vers le Maroc, le contrôleur du pilote automatique s’est pris une vague sur la tête et un court-circuit l’a rendu HS pour la fin de la traversée.

Démonté, rincé, séché, déplacé pour éviter une nouvelle douche, et c’est reparti comme avant ! Ouf, ça coûte cher, ces petites bêtes-là, et faire envoyer un tel bazar à Dakhla n’aurait pas été une mince affaire. En plein milieu de l’Atlantique, un des safrans s’est retrouvé bloqué car le tube de jaumière était fendu (heureusement, au-dessus du niveau de flottaison !). Pour la fin de la transat, ce fut un peu de navigation au pilote sur le deuxième safran, un peu de barre franche de secours pour soulager quand il faut, et finalement un étayage du tube de jaumière avec des tasseaux. Nous imaginions devoir mettre le bateau à sec et commander des pièces sur mesure en arrivant aux Antilles. Finalement, en 2 jours à la marina de Pointe-à-Pitre, nous avons réussi à démonter les safrans sans mettre le bateau à sec, puis à réparer le tout avec un peu de résine et des chutes de tube de climatisation. Le dernier pépin sérieux fut un trou dans le réservoir de gasoil en arrivant à la Blanquila, une île déserte au large du Venezuela. Alerté par l’odeur d’hydrocarbure, puis par un écoulement anormal sous le bateau, nous avons trouvé un trou d’un demi-centimètre de diamètre au raz de la base du réservoir. De la crasse accumulée empêchait que la fuite soit trop importante, sinon, on aurait vidé le réservoir en mer ! Nous y avons planté une pinoche taillée à la hâte et enrobée de chambre à air. La réparation de fortune tient encore … Heureusement, car, pour le coup, nous avions bien deux moteurs, mais un seul réservoir !!!
Association
Après 3 ans passés en vadrouille, Samaya s’installe maintenant à proximité de Lorient, en Bretagne. Il reprend du service dans le cadre de l’association Cordée-Cordage. Cette association a pour but le partage et la découverte, autour de séjours d’aventure dans les milieux de la mer et de la montagne. Elle s’adresse à tous les publics en apportant des solutions adaptées à chacun comme les groupes venus de structures sociales ou du handicap. Les activités de l’association sont ouvertes à tous les amoureux ou curieux de la Bretagne, qui offre autant de beauté que de mystères.
Plus d’infos sur : http://cordeecordage.blogspot.fr/