Un phare toujours debout
Nom : Jonathan Jagot Age : 26 ans Caractéristique : tourne autour du monde en bateau depuis plus de 13 ans
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Publié le
26/09/2024
Par
Jonathan Jagot
Numéro :
227
Parution :
Oct.
/
Nov.
2024
En ouvrant les yeux au petit jour, je dois reconnaître que j’ai été très agréablement surpris tant les scènes qui s’imposaient étaient incroyablement belles et photogéniques.
Une journée de plus ou de moins, ça ne change pas grand-chose en grande croisière au final, tant et si bien que je suis resté un peu…
J’ai d’abord découvert le phare de l’île ; on ne voit que lui, et pourtant, Klein Curaçao est tristement célèbre pour les nombreux navires qui se sont échoués sur ses rochers. Le plus célèbre de ces naufrages est celui du Maria Bianca Guidesman, dont l’épave rouillée est encore visible sur la plage de l’île. Ce pétrolier vénézuélien s’est échoué dans les années 1960 ; aujourd’hui, seul le pont arrière émerge de l’eau.
Construit en 1850 pour guider les navires à travers les eaux parfois dangereuses autour de Klein Curaçao, le phare a été rénové plusieurs fois au fil des décennies. A l’origine, la lumière du phare fonctionnait à l’huile, mais, avec les avancées technologiques, il est devenu électrique – sans pour autant gagner en fiabilité.
Aujourd’hui, bien qu’il soit en ruine, ce phare reste une attraction touristique populaire ; sa silhouette solitaire, perchée au milieu d’un paysage désertique rempli de cactus, continue de raconter les histoires de marins et des aventures passées. Cela ajoute une petite touche de mystère à cette île, ce qui n’est pas pour me déplaire…