Broadblue Rapier 400
Cabriolet ou coupé convertible, à vous de choisir !

Un chantier anglais qui propose un catamaran conçu pour la vie au grand air, c’est assez rare pour qu’on s’y intéresse… De fait, Broadblue Catamarans a bien sûr pensé aux plaisanciers qui ne naviguent pas forcément dans les eaux turquoise et tièdes, avec une déclinaison "rouf long" de son modèle. Mais c’est bien la version Open, avec la face arrière du rouf tout en toile, qui nous intéresse : un concept très séduisant à bord d’une unité compacte, qui devient particulièrement conviviale avec son ensemble cockpit/nacelle complètement ouvert. Autre originalité, le poste de barre surélevé installé au milieu du cockpit. On y gagne une excellente visibilité (au-dessus du rouf debout, à travers les hublots de la nacelle assis) et un accès aisé à toutes les manœuvres. Vu de face, le Rapier 400 présente un fond de nacelle relativement bas. On s’attend à quelques chocs dans les vagues… il n’en est rien grâce à une construction sandwich sous vide avec âme en mousse soignée et légère, associée à un bon centrage des poids. Les œuvres vives adoptent le polyester monolithique pour d’éventuelles réparations plus faciles. Côté sécurité, c’est du sérieux également, avec des ailerons rapportés (pas de voie d’eau en cas de talonnage) et des cloisons étanches. Bonne surprise donc côté performances, avec une unité plus véloce que la plupart de ses concurrents de même taille : les 10 nœuds sont vite dépassés, ce qui augure de belles moyennes en transat. Les manœuvres sont grandement facilitées par le solent autovireur. A l’intérieur, un grand carré transformable en lit d’appoint. Le chantier a pris le parti d’ouvrir les coques sur la nacelle ; les descentes – sécurisées par des portes étanches – se retrouvent toutes proches du cockpit. Du coup, la cuisine est installée dans la coque tribord, la table à carte à bâbord. Pour les meilleures couchettes ? C’est plutôt à l’arrière que ça se passe, avec des couchages de 1,60 m de large.

Descriptif technique
Constructeur : Broadblue Catamarans
Architecte : Jürgen Peter
Année de lancement : 2013
Longueur de coque : 11,99 m
Largeur : 6,7 m
Tirant d’eau : 1,1 m
Poids: 5 t
Voilure au près : 86 m2
Grand-voile : 58 m2
Solent autovireur : 28 m2
Gennaker : 80 m2
Spinnaker : 100 m2
Moteur : IB 2 x 20 ou 30 ch diesel
Gazole : 2 x 200 litres
Eau : 350 litres
Cabines : 3
Certification CE : A
Prix de base : 230 422 € HT
Seawind 1260
Nouveau look pour nouvelle gamme

Le célèbre chantier australien Seawind est en train de renouveler totalement sa gamme de catamarans. Si les valeurs du constructeur sont toujours liées à la croisière hauturière rapide en famille, un très net effort a été réalisé en termes de design et de volume. Mais pas question de renier les performances… ce catamaran s’efforce donc de rester le plus léger possible – au final, il ne rend que 240 kg de plus que le modèle précédent, le 1250. Et son foc gagne 5 m2… Soit un ratio voilure/poids légèrement supérieur à 10, valeur généralement commune aux catamarans typés croisière. Il a été étudié dans les moindres détails – le chantier ayant tenu à exploiter le maximum de retours et témoignages de ses clients. Exit le flybridge et les postes de barre déportés chers à de nombreux constructeurs européens : le 1260, s’il adopte un design radicalement différent de celui des modèles précédents et un volume de nacelle bien supérieur, reste relativement traditionnel quant à son plan de pont et à ses aménagements intérieurs. Sécurité lors des déplacements, facilité de manœuvres, grande capacité en eau, voilà les priorités de ce 1260. A noter : la cuisine, traditionnellement installée dans une coque, peut désormais intégrer la nacelle… le constructeur pense au marché européen, friand de cette configuration.
Descriptif technique
Chantier : Seawind Catamarans
Longueur hors tout : 12,45 m
Largeur : 6,80 m
Déplacement : 8,24 t
Surface de grand-voile : 66 m2
Surface de foc : 24 m2
Gennaker : 66 m2
Spinnaker : 105 m2
Réservoir d'eau : 700 l
Réservoir carburant : 480 l
Motorisation : 2 x 56 ch
Lancement : 2015
Prix : 410 000 $ HT
Lagoon 42
Toujours du confort, mais des performances à la hausse

Après deux modèles innovants avec leur gréement reculé – le 52 puis le 39 –, le constructeur bordelais a lancé il y a un an et demi son 42, qui annonce un nouveau positionnement : design encore plus soigné, performances à la hausse, devis de poids maîtrisé. Voilà la nouvelle donne, très prochainement confirmée par les Lagoon 40 et 50. Le 42 affiche donc une silhouette moins imposante que celle du 39, un zeste de sportivité en plus avec la nervure de coque proche du liston, et toujours les étraves "diamant". Autre effort moins visible, la chasse au poids… Finis les lourds contremoulages ! Le chantier a étudié de nouveaux procédés de finition pour éviter les doubles épaisseurs, en particulier sur les parties hautes – toit du rouf, montant de la nacelle et bimini. Dans la nacelle, toujours une vue imprenable sur l’extérieur avec les grands hublots verticaux – parfaits pour lutter efficacement contre l’effet de serre – et une belle cuisine en U, très proche du cockpit. De fait, le 42 offre deux mètres de hauteur sous barrot avec vue imprenable sur la mer, et des cabines – 3 ou 4 –, toutes XXL. Les rangements ? Il y en a partout. La finition, très soignée, combine des boiseries claires, du gelcoat blanc et de la toile tendue.
Du côté des performances, il faudra bien compter sur la grand-voile à corne et le gennaker pour booster les moyennes : le 42 pèse tout de même 12 tonnes. Mais à la clé, une capacité de charge compatible avec les exigences du grand voyage. Le poste de barre, installé à bâbord de la face arrière du rouf, est surélevé pour une bonne vision sur le plan d’eau. Les réglages sont simples et efficaces ; ils reviennent tous à portée du barreur, protégé par une rehausse du bimini. Au louvoyage, le bateau est bien équilibré, remonte à 50° du vent, et tient, par 10/12 nœuds de vent, les 7 nœuds de moyenne. Le 42 assure également de belles accélérations au portant. Un point très positif au large : la nacelle est bien au-dessus du niveau de la mer, de sorte que le bateau cogne peu. Les six premiers mois qui ont suivi son lancement, le 42 a été vendu à près de 150 exemplaires ! Soit un record absolu qui laisse augurer une diffusion hors-norme… de là à battre celui du 380 et ses 800 unités…
Descriptif technique :
Chantier : Lagoon
Architecte : VPLP/Nauta Design
Matériau : sandwich balsa/verre/vinylester
Longueur de coque : 12,80 m
Largeur : 7,70 m
Déplacement : 12 t
Surface de grand-voile : 59 ou 55 m2
Surface de foc : 35 m2
Gennaker : 68 m2
Réservoir d'eau : 2 x 300 l
Réservoir carburant : 2 x 300 l
Motorisation : 2 x 40 ch
Lancement : 2016
Prix : 305 000 € HT
TS 42
Un bolide à la portée de tous

TGV océanique, Pogo du multicoque… la presse nautique n’a pas été avare en titres chocs lors des premiers bords du TS 42 il y a deux ans. Reconnaissons que le tandem architecte/constructeur Christophe Barreau/Samuel Marsaudon maîtrise le sujet du multicoque rapide. Le précédent TS 50 était déjà très très convaincant. Même philosophie pour le 42, proposer un catamaran dépouillé et rapide. D’ailleurs, pour Samuel, TS signifie tout simplement très simple ! Tout un programme, à l’heure du tout électrique, de la climatisation et des équipements toujours plus sophistiqués… Mais la performance, c’est également le dada des concepteurs du 42 – les voiliers qui se traînent, très peu pour eux. Pour ne rien gâter, les TS sont beaux. Le plus petit de la gamme – avant le TS3 annoncé pour bientôt – en jette, avec ses étraves inversées et son tulipage des coques avec nervure sous le liston. Nacelle et cockpit, très reculés, ajoutent encore une touche de sportivité bienvenue. Et non surfaite : sous voile, avec un déplacement limité à 6 tonnes et 103 m2 de surface de voile au près, ça marche fort. Malgré l’absence de dérives (en standard), le TS 42 assure d’excellentes performances au près. Sans doute parce que ses ailerons sont relativement profonds – 1,50 m – et que sa vitesse moyenne, rapidement élevée, le préserve du décrochage – et donc de dériver… Sillage pur et sensations de glisse maximum : le 42 emmène rapidement son équipage flirter avec les 20 nœuds. Vous voilà prévenus, les traversées seront courtes !
La nacelle s’ouvre complètement sur le cockpit. Du coup, la cuisine en profite pour s’installer un pied dedans, un pied dehors… Les rangements ? De simples caisses en plastique, on a rien trouvé de plus efficace. Dans la nacelle proprement dite, un carré, un coin navigation et un lit double, parfait pour la veille ou… pour les jeux des enfants. Les cabines sont accessibles via deux portes étanches.

Descriptif technique :
Chantier : Marsaudon Composites
Architecte : Christophe Barreau
Matériau : sandwich verre/PVC
Longueur hors tout : 12,98 m
Largeur : 7,40 m
Déplacement : 5,8 t
Surface de grand-voile : 67 m2
Surface de foc : 36 m2
Gennaker : 80 m2
Réservoir d'eau : 2 x 110 l
Réservoir carburant : 2 x 90 l
Motorisation : 2 x 30 ch
Lancement : 2015
Prix : 355 000 € HT
Outremer 45/4X
La relève du 45 est assurée !

Même si la nouvelle gamme a mis le 45 première génération sur la touche, ce best-seller méritait assurément un successeur. Le chantier de La Grande Motte s’y est attelé en 2014. En comparaison de l'ancien 45 lancé en 2000, il n'y a plus grand-chose à voir... Si les dimensions générales restent identiques ou très proches, le nouveau a pris quelques kilos : 8,7 tonnes au peson, quand son prédécesseur en faisait 6,1. Autre différence majeure, le design : coques extérieures creusées, étraves et tonture de pont inversées. Nous voilà donc bien loin du rouf en méduse du "vieux" 45 et de ses coques ultra bananées... Le nouveau 45 marche fort, avec des polaires qui promettent des vitesses de 20 nœuds. Mais, pour retrouver cette ambiance des premiers Outremer, un poil plus sportive même dans les airs légers, Outremer propose depuis bientôt deux ans son 4X, formule vitaminée du 45, avec 500 kg de moins, 14 m2 de surface de voile en plus, et des jupes rallongées de 85 cm. Le plan de pont privilégie les postes de barre avec sièges baquets, des passavants larges et un immense trampoline. On accède à l’intérieur sans franchir de seuil. Bons points pour la vue panoramique et les hublots verticaux à l’avant. Le chantier est parvenu à préserver une sensation d’espace étonnante. Les coques, quant à elles, ne sont emménagées qu’en partie centrale dans un souci de centrage et de maîtrise des poids. Trois versions sont proposées : Propriétaire avec une coque tribord dédiée, Club avec quatre cabines et Offshore avec une cabine/atelier dans la pointe avant tribord. L’Outremer 45 est bien parti pour devenir le nouveau best-seller du chantier… Il devrait sous peu dépasser les 40 exemplaires de son aîné, qui reste à ce jour le modèle le plus diffusé par le chantier. On dirait que 45, ça porte bonheur… à moins que ce ne soit la taille idéale pour partir ?

Descriptif technique
Chantier : Outremer Yachting
Architecte : Christophe Barreau
Longueur de coque : 13,77 m
Longueur à la flottaison : 13,77 m
Largeur : 7,10 m
Tirant d’eau : 0,85/2,00 m
Poids : 8 700 kg
Voilure au près : 106 m2
Grand-voile: 69 m2
Solent : 37 m2
Gennaker/Spi : 90/120 m2
Moteur : IB 2 x 30 ch
Eau douce : 410 l
Carburant : 336 l
Matériau : sandwich polyester
Année de lancement : 2014
Prix : 498 900 € HT
Neel 45
Les avantages du tri… et du cata

Après le Neel 50, prototype lancé en 2009, le 45 reprend exactement la même formule : trois coques et une nacelle extra-large. Le résultat est un engin aussi performant que confortable. Un pari audacieux surtout gagné, puisque bientôt 30 Neel 45 ont été commandés et que la gamme s’est étoffée d’un 65 et d’un 51. Eric Bruneel, déjà concepteur de catamarans très personnels – on lui doit, avec son compère Gildas Cornic, les Corneel 18 et 26 –, puis, après une longue carrière chez le constructeur de catamarans Fountaine Pajot, il s'est lancé dans l'aventure de monter son propre chantier. Au départ, l’envie de construire un multicoque vraiment confortable : "Le trimaran, c’est le meilleur bateau pour le large. Et à bord de mon Multi 50 Trilogic, il y avait déjà une bulle, j’ai ressenti le besoin d’être protégé", détaille le marin. Eric met en place une idée lumineuse : conserver les trois coques, mais fini le seul aménagement de la coque centrale, place à une vraie nacelle, plus large encore que celle d’un cata ! Le tandem d’architectes Michel Joubert/Bernard Nivelt, rompu aux idées les plus baroques en matière de nautisme, relève le défi. Le résultat est spectaculaire : les traditionnels bras de liaison ont disparu, au profit d’une incroyable plate-forme habitable. L’aileron central et les flotteurs aux carènes en V marqué assurent un plan anti-dérive efficace : le 45 affiche un angle honorable de 100° bord sur bord. Plus rapide que la plupart des catamarans de même taille, il se permet d’offrir, contrairement à ses concurrents à deux coques, deux cabines de plain-pied. Certes, dans cette configuration, le volume dédié à la zone de vie se résume à l’avant de la nacelle. Les autres zones de couchage se répartissent à l’étrave, et éventuellement dans les flotteurs. Le chantier propose pas moins de 16 combinaisons d’aménagements. Les amateurs de performances opteront pour le Racing Line. Cloisons allégées, gréement plus puissant, mât carbone et haubanage textile, un Neel 45 qui en a sous les coques !
Descriptif technique :
Constructeur : Neel Trimarans
Architectes : Joubert/Nivelt
Longueur hors-tout : 13,50 m
Largeur : 8,50 m
Tirant d’eau : 1,20 m
Déplacement : 8,5 t
Surface de voile au près : 106 m2
Trinquette auto vireuse : 20 m²
Génois sur enrouleur : 46 m²
Grand-voile à corne lattée : 60 m²
Motorisation : 55 ch
Eau douce : 600 l
Gasoil : 300 l
Construction : sandwich verre/résine polyester isophtalique/mousse/nid d’abeille
Prix : 435 000 € HT
Bali 4.5
La grande croisière… au grand air

C’est sur le terrain de la voile plaisir que Catana a lancé une nouvelle gamme baptisée Bali. Construction moins sophistiquée, mais toujours aussi sérieuse, matériaux standards – coques en polyester, espars en aluminium, dérives et leurs puits remplacés par des ailerons rapportés en fond de coque : voilà pour réduire les coûts. Et pour profiter à fond de la vie à bord, le bureau d’études du chantier a mis au point des baies vitrées escamotables, à l’avant comme à l’arrière. Vous avez maintenant une petite idée de l’ambiance open space qui vous attend… Sous voile, le 4.5 se révèle plutôt vif : il progresse bien sous foc autovireur, remonte à 55° du vent, et parvient à virer franco sans hésiter. Un bon comportement général, récompense d’un devis de poids, d’un plan de voilure plutôt généreux et surtout élancé, et enfin de carènes avec des sections en demi-cercle pour une surface mouillée minimum. L’architecte Xavier Faÿ et le bureau d’études ont également opté pour un double redan au-dessus de la flottaison. Ces nervures font office de raidisseur longitudinal tout en offrant un volume important sur une bonne largeur de la coque. La principale innovation en ce qui concerne la partie hydrodynamique, c’est le tunnel de la nacelle, qui démarre dès les étraves, ou presque. Plus de poutre ! Le pont démarre donc bien en avant du rouf. Cette configuration crée un effet "spatule" comparable à celui d’un ski géant. Soit une quasi-garantie anti-enfournement appréciable au large ! Et surtout beaucoup d’embruns en moins. Le poste de barre est juché à mi-rouf. L’accès au poste se fait par trois passages. Le meilleur est à l’extérieur tribord. Le chantier propose également une version flybridge avec une bôme qui est remontée de quelques dizaines de centimètres. Toutes les manœuvres, exception faite des écoutes de gennaker, de la bosse d’enrouleur de solent et de la commande du gennaker, reviennent sur deux winches et une batterie de bloqueurs. Le pont présente des passavants larges, un cockpit arrière conventionnel avec une grande table, une méridienne et une plate-forme arrière. A l’avant, les traditionnels trampolines ont été remplacés par un cockpit en dur, avec deux tables, solarium et bastingage inox. Le chantier a bien sûr prévu un accès de plain-pied à l’intérieur. Le carré adopte un plateau mobile grâce à une découpe sur l’épontille. Le but est d’améliorer la circulation en dehors des repas. Trois ou quatre cabines sont proposées.

Descriptif technique :
Constructeur : Bali Catamarans/Catana
Architecte : Xavier Faÿ
Longueur de coque : 13,60 m
Longueur à la flottaison : 13 m
Largeur : 7,42 m
Tirant d’eau : 1,22 m
Poids: 11 600 kg
Voilure au près : 111 ou 113 m2
Grand-voile: 72 ou 74 m2
Solent : 39 m2
Gennaker/Spi : 78/152 m2
Moteurs : IB 2 x 50 ch
Eau douce : 800 l
Carburant : 800 l
Matériau : sandwich mousse
Année de lancement : 2014
Prix : 384 860 € HT
Leopard 45
Deux coques et deux cockpits !

On associe les catamarans Leopard à des unités taillées pour la location… pas faux, puisqu’un contrat lie le chantier sud-africain au loueur Sunsail/Moorings. Oui mais voilà : ces unités conçues pour un usage intensif – entretien facilité, robustesse de construction, choix de solutions techniques éprouvées – séduisent également les propriétaires ! Du coup, Leopard prévoit désormais des versions spécifiques avec une coque qui leur est dédiée. Et ça marche fort, puisque, aujourd’hui, un tiers des Leopard sont destinés à des particuliers. Et en ce qui concerne les qualités marines de ces modèles, pas d’inquiétude : la plupart d’entre eux sont livrés par la mer – un sacré test grandeur nature ! Mais la grande innovation signée Leopard, c’est le cockpit avant, accessible directement par la nacelle. Cette disposition, inaugurée en 2010 avec le 44, avait fait grand bruit – la sécurité était-elle assurée au large par mer forte ? Le chantier, avec une porte étanche ultra résistante et des dalots de grand diamètre pour vider quasi immédiatement la "baignoire" avant en cas d’envahissement, a manifestement bien préparé son affaire… à tel point que le cockpit avant s’est généralisé sur tous les modèles. Le 45, présenté au dernier Salon du Multicoque à La Grande Motte, est d’ailleurs le remplaçant du 44. On retrouve cette aisance de circulation dans la nacelle, une cuisine très fonctionnelle, des cabines confortables, mais toujours pas de solarium sur le rouf, jugé trop dangereux par le chantier. Autre singularité du 45 : le rouf se prolonge par un bimini rigide à l’arrière et une casquette à l’avant, de telle sorte que les zones de farniente sont toujours protégées du soleil et des intempéries. Quant au poste de pilotage à mi-hauteur, il concentre toutes les manœuvres grâce à d’astucieux retours intégrés dans le moulage du rouf. Côté design, un net effort est perceptible, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Et sous voile, grâce à l’élancement de son plan de voilure, le Leopard est plutôt performant pour un pur croiseur. Bref, un catamaran convaincant pour partir, d’autant que ses rangements sont nombreux et bien pensés.

Descriptif technique :
Constructeur : Robertson & Caine
Architectes : Simonis/Voogd
Construction : sandwich balsa/verre
Longueur : 13,72 m
Longueur à la flottaison : 13,07 m
Largeur : 7,355 m
Tirant d'eau : 1,42 m
Déplacement lège : 14 500 kg
Surface de voile au près : 123,4 m2
Grand-voile : 73 m2
Solent : 50,4 m2
Soi asy : 140 m2
Moteurs : 2 x 45 ch
Carburant : 700 l
Eau : 780 l
Prix : 389 000 € HT
Bavaria Nautitech Open 46
Un catamaran Open… et maintenant disponible en fly

Fort du succès de son 40, Nautitech décline son concept Open sur un modèle plus grand. Nacelle et cockpit ne font donc qu’un, mais le volume est sacrément revu à la hausse ! Et ce 46 profite maintenant d’une nouvelle déclinaison flybridge. On y gagne une vue incroyable sur le plan d’eau, un solarium, mais au prix de 400 kg de plus dans les hauts, et une grand-voile amputée de 6,5 m2 – on ne peut pas tout avoir ! Nautitech, historiquement, défend avec constance une vision du catamaran marin avant tout – le confort, d’accord, mais les performances et l’agrément de navigation passent au premier plan. Et pour l’heure, ce n’est pas le rachat du chantier de Rochefort par le géant Bavaria qui change quoi que ce soit : le chantier a été agrandi et la production a doublée. Le 46 reste donc fidèle aux premiers modèles de la marque – même si le franc-bord est plus haut et les coques plus pleines… en partie haute seulement, car un redan sur chaque face parvient à affiner considérablement la largeur à la flottaison. A bord, l’intérêt du concept Open est immédiatement validé ; dans le cockpit, plus un souffle d’air, ni une goutte de pluie. La protection assurée par le bimini enveloppant et les longs débords du rouf est parfaite. Et le flou savamment étudié entre extérieur et intérieur offre une inédite sensation d’espace, alors que la nacelle est en réalité très compacte. Le carré est donc reculé dans le cockpit. Sur cette grande table de 1,76 m par 0,79 m, il est possible de partager un repas à dix personnes en utilisant les trois tabourets présents à bord. La cuisine, quant à elle, ne tente pas de s’approcher au plus près du cockpit – formule retenue sur la plupart des concurrents de l’Open 46. Tout au contraire, le plan de travail jouxte quasiment le trampoline. Avec la configuration en U, on gagne une belle surface, de nombreux rangements, et le cuistot est bien isolé de la circulation de l’équipage.
Les six pieds supplémentaires – comparé à l’Open 40 – ont permis de loger sur tribord un mini carré (chez Nautitech, on l’a baptisé "salon"). En option, il se transforme en quelques secondes en couchette double d’appoint. Lors des longues navigations, c’est un lieu de quart idéal. Voilà un catamaran qui offre un agrément de vie à bord inhabituel avec son cockpit en connexion directe avec la nacelle. Un excellent choix pour le long cours, assurément.
Le concept Open c'est de longs débords de rouf et un bimini couvrant qui protègent efficacement le cockpit même par mauvais temps ; du coup, la frontière entre intérieur et extérieur n’existe plus, ou presque.
Descriptif technique :
Constructeur : Bavaria Catamarans
Architecte : Marc Lombard
Longueur hors-tout : 13,79 m
Longueur à la flottaison : 13,79 m
Largeur : 7,54 m
Tirant d’eau : 1,45 m
Déplacement : 10,8 t
Surface de voile au près : 112 m2
Solent autovireur : 38 m2
Grand-voile: 74 m2
Gennaker : 98 m2
Spi asymétrique : 150 m2
Motorisation : Yanmar 2 x 40 ch diesel
Réservoirs carburant : 2 x 300 l
Réservoirs eau : 2 x 300 l
Construction : sandwich mousse PVC polyester
Certification CE : A pour 12 personnes
Prix : 387 700 € HT
Saona 47
La tentation d’une île… déserte ?

Connaissez-vous Saona ? Il s’agit d’une petite île de la République dominicaine. Le chantier Fountaine Pajot, après avoir été tenté d’utiliser des vocables plus classiques et internationaux – ça aurait pu être FP 47… –, est finalement resté fidèle aux destinations lointaines, souvent des îles, celles qui font rêver… Et c’est tant mieux, parce que c’est bien ce que la plupart des propriétaires de Saona vont s’empresser de faire : partir, traverser les océans, découvrir des rivages paradisiaques. Et ils ont l’air d’être nombreux : lors du Salon du Multicoque, le chantier annonçait déjà 60 exemplaires vendus ! Alors, quelles sont les clés de ce succès immédiat ? Pour commencer, un look des plus modernes avec des étraves inversées, une nervure de coque qui intègre les hublots, une tonture de pont légèrement inversée et des hublots de rouf allégés par de l’adhésif gris. Autre parti pris, celui de lorgner un peu plus vers la performance, avec un superbe mât carbone en option. Un coup d’œil au ratio permet de s’assurer que le Saona joue bien dans la cour des catamarans confortables/performants.
Une innovation spectaculaire ? La plate-forme arrière, montée sur vérins hydrauliques, supporte l’annexe, lui assure une mise à l’eau (et la sortie, bien sûr) sans efforts, et se transforme alors en une plage de bain submersible… Vos enfants vont adorer ! A l’instar du 50, le 47 adopte trois zones de farniente distinctes : le cockpit, bien sûr, le bain de soleil avant et le flybridge, qui jouxte le poste de pilotage. A l’intérieur, on trouve beaucoup de lumière, une casquette pour protéger des rayons solaires les plus verticaux, et une cuisine incroyable… On déplore seulement sur le mobilier quelques angles vifs, toujours préjudiciables quand la mer est agitée. Enfin, on peut compter sur de belles cabines, avec des couchages travers à la marche pour la (les) cabine(s) avant. Et surtout sur un catamaran élégant et bien né ! Essai complet à découvrir dans le numéro d'août/septembre de Multicoques Mag.
Descriptif technique :
Constructeur : Fountaine Pajot
Architectes : Berret/Racoupeau
Longueur de coque : 13,94 m
Largeur : 7,70 m
Tirant d’eau : 1,30 m
Poids: 13 800 kg
Voilure au près : 147 m2
Grand-voile : 75 m2
Génois : 52 m2
Matériau : polyester
Eau : 700 l
Gazole : 2 x 470 l
Moteurs : 2 x 40 ou 55 ch
Prix : 950 000 € HT
SwissCat S48
Toujours mieux optimisé pour la grande croisière

Chez Swiss, les catamarans ne cessent de se bonifier… La preuve avec le dernier-né du chantier, le 48. Le premier des catamarans du chantier né dans le Sud de la France – ils étaient auparavant construits en Turquie – a fait sensation au dernier Salon du multicoque, où il était présenté pour la première fois au public.
Un catamaran qui reste toujours fidèle aux principes de base du chantier : construction haut de gamme verre (époxy sous infusion et post-cuisson avec des renforts en carbone), performances et sécurité dans le gros temps, et bien sûr confort à bord. Le S 48 ne devrait donc pas décevoir les habitués de la marque. Son design est à la fois moderne et discret, avec un rouf équipé d’une généreuse surface vitrée. Les coques sont fines, gage d’une bonne vitesse moyenne. Pour ne rien gâter, le 48 affiche un déplacement modéré (11 tonnes à vide), une belle surface de voilure sur son mât carbone, sa longue bôme et son bout-dehors impressionnant… et les dérives sabres lui garantiront un excellent cap au près. Conçu pour une utilisation en équipage réduit, le S48 est gréé en cotre et dispose d’un seul poste de barre contre le rouf. C’est là que convergent toutes les manœuvres. Sur le pont, un effort a été fait pour assurer des passages fluides – cockpit / passavants / trampoline et cockpit / nacelle. Des marches sont découpées à l’avant du rouf pour un accès facile au pied de mât et à la bôme. L’agrément au mouillage est assuré par des jupes arrière larges, et la possibilité de stocker une annexe de belle taille sur les bossoirs. La cuisine est disposée de façon à être en connexion avec le cockpit comme avec la nacelle – passage de plain-pied et 2,14 m de hauteur sous barrot. Dans les coques, trois ou quatre cabines, et beaucoup de rangements. Les couchages sont soignés et disposés dans le sens de la marche afin de réduire les bruits en navigation. En ce qui concerne les finitions intérieures, le chantier offre la possibilité aux propriétaires de choisir la disposition des aménagements, mais aussi les couleurs, les essences de bois, les robinetteries, les alcantara de vaigrage, les tissus, et même les éclairages. Le Swisscat S48 sera assurément leur cata, pas celui d’un autre...
Et pour ne rien gâter, son prix est plutôt serré.
Descriptif technique :
Chantier : Swisscat Yachts
Architectes : BYD Group & Seb Schmidt
Longueur des coques : 15,00 m
Largeur : 7,50 m
Matériau : Sandwich verre époxy avec mousse PVC Diviny cell H80 sous infusion et renforts carbone
Déplacement : 10,40 t
Tirant d’eau : 1,10/2,90 m
Moteur : 2 x 45 ch
Réservoir Carburant : 2 x 320 l
Réservoir eau : 2 x 240 l
Surface de grand-voile : 71 m2
Surface de génois : 52 m2
Trinquette : 23,20 m2
Gennaker : 103 m2
Cabines : 3 ou 4
Lancement : 2017
Prix : 810 000 € HT
X5 Sail
Un arceau et le plein d’astuces

Ce bateau a particulièrement séduit les essayeurs du magazine. Il faut dire qu'il est particulièrement bien conçu. La carène permet à la nacelle située un bon mètre au-dessus de la surface de naviguer sans jamais taper dans les vagues…
Le X5 propose des prestations très haut de gamme. Le but ? Offrir un très luxueux catamaran de grande croisière fait pour des marins, par des marins qui savent ce que vivre à bord signifie. Le X5 fait donc le plein d’équipements, comme le groupe électrogène, la climatisation et les winches électriques avec commandes au pied en standard. Voilà qui donne le ton. Le X5 fourmille d’astuces, à l’instar de l’ancre intégrée, du grand pare-brise et de la capote du poste de barre surélevé, de l’îlot central face à la cuisine (et ses gigantesques rangements), de la trappe de survie installée dans la plancher de la nacelle – sympa de voir l’eau défiler ou les poissons au mouillage! – , de la petite table d’appoint dans le cockpit, ou encore de la douchette de cockpit intégrée dans la structure. Côté sécurité, on apprécie le bastingage tout inox qui ceinture le pont (72 cm). Finalement, rien d’étonnant quand on apprend que le couple qui tient le chantier a l’expérience de dix années passées sur l’eau…
Descriptif technique
Chantier : Xquisite Yachts
Matériau : sandwich mousse/verre/époxy
Longueur de coque : 15,44 m
Largeur : 8,00 m
Déplacement : 18 t
Tirant d’eau : 1,35 m
Surface de voile au près : 133 m2
Surface de grand-voile : 100 m2
Surface de solent autovireur : 33 m2
Surface du reacher : 83 m2
Surface du spi (Parasailor) : 214 m2
Motorisation : 2 x 80 ch
Lancement : 2016
Prix : 1 200 000 US$ HT équipé grande croisière
Du côté de l'occasion…
Catalac 12 M
Un cata vintage… qui a du bon !

Lancé en 1983, le Catalac 12 M – appelé également 41 – est un catamaran typique de la production des eighties outre-Manche. A l’époque, les plates-formes sont encore étroites (celle du 12 M est d’ailleurs monobloc, sans bras de liaison) et les gréements très ramassés de façon à limiter les risques de chavirage. Le 12 M a très vite été plébiscité par les amateurs de grands voyages, et ce succès ne se dément pas 35 ans plus tard : la plupart des unités proposées sur le marché de l’occasion sont dans un étonnant état de fraîcheur, et suréquipées. Au crédit du Catalac 12 M, une qualité de construction exceptionnelle : nombreux sont les témoignages de plaisanciers ayant encaissé des tempêtes d’une violence inouïe… et qui s’en sont sortis sans aucun dommage. Certes, le mât très court y est pour beaucoup ; le 12 M est assurément mieux armé pour naviguer par forte brise que par petit temps, où il est à la peine. Sans parler du cap au près, approximatif… Comme pour la plupart des catamarans anglais de cette époque, la nacelle centrale déborde sur les coques, ce qui apporte un volume inhabituel eu égard à la largeur modeste de la plate-forme. La cuisine prend donc logiquement place dans la coque bâbord. Autres singularités : des hublots "en verre" qui se relèvent à moitié – parfait par temps de pluie – ou complètement, en cas de forte chaleur. Et la fameuse timonerie intérieure avec son poste de barre complet. Un concept qui paraît désuet à l’heure des catamarans Open, mais qui garde son intérêt dans les hautes latitudes. Et puis, on utilise beaucoup le pilote automatique en croisière. Dans le même esprit, le cockpit bien fermé assure une protection remarquable. Capable d’accueillir jusqu’à sept personnes dans de bonnes conditions de confort, le Catalac 12 M est une bonne opportunité, vu son prix, pour partir… ne soyez pas trop pressé d’arriver, voilà tout !

Descriptif technique :
Chantier : Lack
Architectes : Tom Lack
Production : 27 exemplaires de 1981 à 1986
Longueur des coques : 12,19 m
Largeur : 5,40 m
Matériau : polyester
Tirant d’eau : 0,91 m
Moteur : 2 x 25 ou 34 ch
Surface de voile : 63,70 m2
Surface de grand-voile : 31,20 m2
Surface de génois : 32,40 m2
Prix : à partir de 45 000 € HT
Farrier F 41
La bombe australienne

On connaît surtout le constructeur/architecte Ian Farrier pour ces trimarans repliables… Mais, en 1998, il a décidé de s’intéresser à un grand catamaran. Forcément rapide, à l’instar de toutes ses productions. La construction retenue, un sandwich mousse époxy, garantit une excellente rigidité de la structure et un poids plume. De bon augure… Le premier modèle est mis à l’eau en 2002 – en Australie, évidemment – et s’offre dès ses premiers essais des pointes à 21 nœuds. Poids plume et mât à 16,5 m de la surface, ça marche fort ! Les coques sont fines à la flottaison, et la nacelle très haute au-dessus de l’eau. Une version plus performante encore, baptisée 44 R, bénéficie de jupes rallongées pour une vitesse moyenne plus élevée. Ce Farrier a été proposé en plusieurs versions d’appendices et de moteurs, soyez vigilant avant d’en visiter un : dérives ou ailerons, diesel ou hors-bords, à vous de choisir. A noter : grands voyageurs, les F 41 sont répartis un peu partout dans le monde… Le plan de pont est fonctionnel, avec un cockpit facile à protéger grâce à l’arceau qui sert de support à la grand-voile. Le volume offert par la nacelle est certes inférieur à celui des productions de même taille les plus récentes, mais les superstructures à deux étages offrent un bon compromis – pas de sensation de confinement. La cuisine, quant à elle, a pu être installée dans la nacelle ou dans la coque tribord. Le chantier proposait un effet des possibilités très diverses en matière d’aménagements. Reste que tous les Farrier F 41 sont des catamarans de croisière très excitants à barrer…

Descriptif technique :
Chantier : Farrier Marine
Architectes : Ian Farrier
Production : 50 exemplaires environ depuis 2002
Longueur des coques : 12,70 ou 13,10 m
Longueur à la flottaison : 12,00 m
Largeur : 7,04 m
Matériau : sandwich mousse époxy
Tirant d’eau : 0,56/2,24 m
Surface de voile : 85 m2
Moteur : 2 IB diesel ou 2 HB
Prix : à partir de 200 000 € HT
Orana 44
Un grand classique qui a tout bon – ou presque !

Le défi de l’Orana 44 en 2007 ? Tenter de faire aussi bien que son prédécesseur, le Belize 43, diffusé à 174 exemplaires en 7 ans. Avec 100 bateaux en 4 ans – des années plutôt difficiles économiquement parlant –, ce voilier au design classique et bon teint s’en sort plutôt bien. L’Orana 44 est réalisé en injection. En contrôlant la quantité de résine, on limite le déplacement du bateau. Le plan Joubert/Nivelt adopte un discret bouchain intérieur pour ne pas élargir trop la flottaison, un plan de voilure ramassé avec grand-voile à rond de chute et génois à recouvrement. Soit 110 m2 pour propulser un catamaran de 8 tonnes. Ce ratio de 13,75 m2/t garantit des performances très correctes dans toutes les conditions. Dès 15 nœuds de vent, le speedo affiche 10 nœuds au débridé. Sous les coques, les ailerons sont rapportés. Aucun risque de voie d’eau en cas de collision violente avec un OFNI. Le plan de pont adopte un rouf coiffé par une imposante casquette, devenue la marque de fabrique du chantier. Protection contre les rayons solaires les plus ardents assurée ! Le plan de pont privilégie le confort, avec un fabuleux poste de barre à trois places et un vaste solarium. L’Orana, grâce à son plan de pont bien pensé, est parfaitement gérable par un homme seul. Les aménagements, de plain-pied avec le cockpit, offrent une parfaite intimité à un ou deux couples avec enfants. On peut opter pour trois ou quatre cabines. Seules réserves, le manque de rangements pour ceux qui vivent à bord, et le carré, dont les banquettes sont un peu courtes pour accueillir tout l’équipage. Tabourets ou chaises pliantes bienvenus. Bien équipé, l’Orana joue assurément la carte du grand voyage.

Descriptif technique :
Architectes : Joubert/Nivelt
Matériau : sandwich verre polyester
Chantier : Fountaine Pajot
Production : 100 exemplaires de 2007 à 2011
Longueur de coque : 13,10 m
Largeur : 7,35 m
Tirant d’eau : 1,20 m
Déplacement : 8,00 t
Surface de voile : 110,00 m2
Moteur : 2 x 30 ch
Prix occasion : 250 000 € HT
Dean 441
Un cata vraiment costaud !

Le chantier Dean Catamarans, animé par les Peter Dean père et fils, n’existe plus, et c’est bien dommage ; leurs voiliers étaient en effet reconnus pour leurs qualités marines intéressantes. Pas vraiment étonnant quand on est basé en Afrique du Sud, là où les vents peuvent passer de 0 à 60 nœuds en quelques minutes, et où des vagues de 17 m ont été enregistrées, à quelques milles seulement des côtes… Bref, comme tous les autres modèles du chantier, le Dean 441 est un dur à cuire. Avec son fond de nacelle qui se prolonge loin vers l’avant – réduisant le trampoline à portion congrue –, il présente une grande spatule qui retarde toute velléité d’enfournement. Un concept partagé aujourd'hui avec les Bali. Dans le même esprit, les étraves deviennent très épaisses en partie haute. Les coques sont réalisées en tissus de verre/époxy monolithique dans les fonds – 12 à 22 mm d’épaisseur – tandis que les œuvres mortes sont réalisées en sandwich balsa – 25 mm d’épaisseur. En revanche, il semblerait que des défauts de structure aient été notés sur les derniers modèles construits (nos 41 et plus). Côté design, ce Dean se reconnaît de loin avec la tonture de pont inversée très prononcée. Sur le pont, justement, l’arceau du cockpit facilite la mise en place d’un bimini mixte – en dur et textile. Les déplacements sont faciles, même par gros temps. Vous allez croire que le 441 n’est qu’une grosse bête de brise… et vous n’aurez pas complètement tort : le bateau peine à se déhaler en dessous de 10 nœuds de vent. Son déplacement en charge, de l’ordre de 16 tonnes, associé à un plan de voilure modeste, en est la cause… A l’intérieur, des essences de bois nobles et surtout une incroyable palette d’aménagements possibles.

Descriptif technique :
Chantier : Dean Catamarans
Architecte : Peter Dean
Production : 61 exemplaires de 2008 à 2010
Matériau : sandwich mousse époxy
Longueur de coque : 13,3 m
Longueur à la flottaison : 13,1 m
Largeur : 7,2 m
Tirant d'eau : 1,1 m
Déplacement lège : 13 t
Surface de voile : 125 m2
Surface grand-voile : 70,00 m²
Surface génois : 55,00 m²
Moteurs : 2 x 42 ch diesel
Fuel : 550 litres
Eau : 2 x 335 litres
Prix occasion : à partir de 230 000 € HT
Privilège 48/51
L’alizé en Pullman

Un grand 50 pieds – d’occasion – au prix d’un petit 35 pieds (et encore), neuf, celui-là : avouez que c’est tentant ! D’autant que les deux coques sont signées Marc Lombard et que le confort est irréprochable. Euh, au fait, 48 ou 51 ? Le second est la version plus aboutie du 48, lancé dès 1990. Flanquée de deux jupes rallongées d’un mètre et d’une motorisation plus puissante, cette déclinaison est à préférer, même si le déplacement est sensiblement supérieur et le prix demandé plus élevé. Si le design général commence à dater un peu, on a affaire à une structure très robuste, bien adaptée à l’usage intensif de la grande croisière. La signature Privilège – elle est toujours d’actualité –, c’est le fameux rostre central, pratiquement une troisième coque, qui abrite la cabine équipage.
Mais la surface de voile reste trop modeste eu égard au déplacement pour transformer notre catamaran en avion de chasse par petit temps. Le 48 s’ébroue enfin au-dessus de 15 nœuds de vent et affiche un bon huit nœuds constants. Et on peut garder toute la toile jusqu’à 20 nœuds de vent. Les vitesses moyennes sont intéressantes dès que le vent est établi. Avec ses ailerons relativement courts, on se contentera de 55° du vent réel, pas mieux. L’architecte a eu la bonne idée de percher la nacelle très haut : même au près dans la mer formée, le bateau tape très peu dans la mer. Le plan de pont s’avère très attrayant, avec ses deux trampolines et l’embryon de coque centrale, idéal pour se caler le dos. Le cockpit, équipé de deux grandes tables et d’un vaste bain de soleil sur chaque bord, est également très convaincant. Les aménagements font appel à du merisier vernis – une touche très américaine – de grande qualité. Si le rouf lui-même est un peu plus court que les standards actuels, il est tout de même capable d’intégrer deux tables bien pratiques – on peut facilement s’installer sur la banquette – et un coin navigation complet. Précisons que si la nacelle pourtant modeste en volume est si accueillante, c’est qu’elle s’est débarrassée de la cuisine. Le cuistot est en effet déporté en coursive, dans la coque tribord. Les quatre cabines affichent une hauteur sous barrot de 1,93 m. Elles sont très confortables à l'avant, mais les douches sont plus exiguës à l'arrière. Certaines unités, en plus de la cabine équipage, sont équipées de couchettes simples dans les pointes avant. On peut donc dormir à 10 ou 12… et vivre ainsi à bord dans de bonnes conditions de confort. La longueur a du bon !

Descriptif technique :
Chantier : Jeantot Marine/Alliaura Marine
Architecte : Marc Lombard
Production : 46 Privilège 48 de 1990 à 1994 et 14 Privilège 51 de 1994 à 2000
Longueur de coque : 14,7 ou 15,72 m
Longueur à la flottaison : 14,2 m
Largeur : 8,05m
Tirant d’eau : 1,37 m
Poids lège : 11 ou 12 t
Surface de grand-voile : 74 m2
Surface de génois : 58 m2
Moteurs: 2 x 50 à 75 ch
Capacité gazole : 540 litres
Capacité eau : 750 litres
Prix occasion : à partir de 150 000 € HT
Lagoon 440
Celui par qui le fly est arrivé

En 2004, le 440 avait fait grand bruit avec son flybridge… Pour ou contre, le débat était passionné. Car, à l’époque, seules les unités de 55 pieds ou plus en étaient parfois équipées. Aujourd’hui, la plupart des constructeurs s’y sont mis – même si Lagoon, pour son 450 et son 52, propose désormais des versions classiques, baptisées Sportop. C’est donc en février 2004 que le 440 est présenté en première mondiale au Salon de Miami. Directement issu du motonautisme, le fameux poste de barre perché sur le rouf n’est pas la seule innovation marquante de ce modèle : si le 440 respecte bien la charte Lagoon avec ses hublots verticaux, son bimini rigide et son volume XXL, il s’offre un fond de nacelle en aile de mouette, des larges hublots de coque – quasi invisibles de l’extérieur – et un cockpit avant. Et tout ça, il y a 13 ans, c’est drôlement nouveau ! Mais c'est sur l’eau que le 440 vous réserve sa meilleure surprise. Il va, en effet, bien sous voile et ne se laisse pas distancer au près, même face à des modèles plus affûtés. Autre avantage de ce déplacement relativement lourd, il offre une excellente capacité de charge, un atout apprécié des globe-flotteurs. Et le rouf ? Les hublots verticaux, en plus de préserver de l’effet de serre aux heures chaudes, offrent un volume maximum ; difficile de faire mieux pour un 44 pieds ! Cette belle zone de vie propose une cuisine en L qui jouxte le cockpit – possibilité de passer directement les plats –, un grand carré et un coin navigation orienté face à la marche. Le chantier proposait, sans surprise, deux options : la version propriétaire dédie toute la coque tribord à ce dernier, avec en prime en bureau, un canapé et un coin toilette XXL. A bâbord, deux cabines plus classiques avec douche et WC se partagent le volume disponible. La déclinaison quatre cabines reprend une trame identique dans chaque coque.

Descriptif technique :
Chantier : Lagoon
Architecte : VPLP
Production : 423 exemplaires de 2004 à 2009
Matériau : sandwich balsa/polyester
Longueur de coque : 13,61 m
Longueur à la flottaison : 12,75 m
Largeur : 7,7 m
Tirant d’eau : 1,3 m
Poids lège : 12,15 t
Surface de grand-voile : 74 m2
Surface de génois : 42 m2
Nombre de cabines : 3 ou 4
Moteur : 2 x 40 ch
Réservoirs d’eau : 600 l
Réservoirs gazole : 750 l
Prix occasion : à partir de 190 000 € HT
Nautitech 44
Le bon compromis vitesse/confort

Apparu en 2006, le Nautitech 44 comble le vide entre le 40 et le 47. Fidèle à l’esprit de la gamme, il conserve des coques plutôt fines, un bimini rigide, et un design sobre et de bon goût. Sur l’eau, la surface mouillée modérée associée à un plan de voilure sage se traduit par de bonnes performances, sauf dans les airs légers. Mais, sur une transat, poussé par les alizés, le 44 peut tenir des moyennes à deux chiffres. Dommage qu’il ne soit pas équipé de dérives pour améliorer encore son potentiel aux allures près du vent. Le plan de pont privilégie le farniente dans le cockpit parfaitement protégé et sur le grand trampoline. Les jupes à grandes marches sont un modèle d’ergonomie. Les manœuvres se concentrent autour des postes de barre. Bien vu : les marches pour escalader le rouf et les très nombreux hublots de coque. Ils apportent beaucoup de lumière sans effet de serre, et leur petite taille est un gage de robustesse à l’heure où les pare-battages battront la chamade contre un quai. Les aménagements bien finis comptent trois ou quatre cabines, et autant de cabinets de toilette. En version charter, en plus des quatre couchettes doubles, le 44 propose deux couchettes dans les étraves, portant la capacité de couchage à 10 personnes. Ce modèle a ensuite été décliné en 441 et 442. La différence ? Un poste de barre pour le premier, deux pour le second. Un cata qui est toujours apprécié par les candidats au voyage.
Descriptif technique :
Chantier : Nautitech
Architecte : Mortain/Mavrikios
Production : une centaine d'exemplaires de 2006 à 2016
Matériau : sandwich verre polyester
Longueur de coque : 13,47 m
Longueur flottaison : 12,20 m
Largeur : 6,81 m
Tirant d’eau : 1,20 m
Déplacement lège : 9,20 t
Surface de voile : 96,00 m2
Moteur : 2 x 40 ch
Prix : à partir de 210 000 € HT
Catana 471
Taillé pour les transats

C’est lui, le modèle le plus diffusé par le chantier Catana ! Il doit son succès aux nombreux périples accomplis à son bord. Quelle meilleure carte de visite qu’un loch qui affiche des dizaines de milliers de milles ? Car le 471 ne craint pas l’outrage des années et des milles ; certains en sont à leur troisième tour du monde et… ne demandent qu’à repartir. Ce Catana a fait la réputation de la marque : le 471 est incontestablement un catamaran de grand voyage sûr, performant, confortable et facile à manœuvrer. C’est un bateau encore recherché pour ses qualités marines exceptionnelles. Le profil type des acheteurs ? Une famille prête à larguer les amarres ! La carrière du 471 ne se résume pas à une belle tranche de production de 1997 à 2006 : ce modèle a également été décliné dans une version suréquipée et typée propriétaire – le Catana 472. Le 471 a également poursuivi sa carrière l’air de rien sous le vocable 47 OC (comprendre Ocean Cruiser) jusqu’en 2009, avant d’être remplacé pour de bon par le 47. Les plus sur le pont : les postes de barre excentrés et l’accastillage bien pensé pour un équipage réduit, les passavants bien dégagés et la pente faible du rouf qui permet de grimper facilement zipper le lazy bag. Seul (petit) reproche : le cockpit est plus haut que la nacelle. A l’intérieur, l’impression de volume est bonne, même si on est très en deçà des standards actuels. Bonne hauteur sous barrot de 1,95 m, cuisine en long proche du cockpit, table à cartes face à la marche bien agencée avec plein de rangements et un tableau électrique complet, la trame générale des aménagements est convaincante. La table de carré en deux panneaux forme un plateau de 144 cm par 88 cm. On mange à six en se serrant un peu. La version la plus diffusée est le quatre cabines, mais vous pourrez découvrir une déclinaison propriétaire – à vous la coque tribord – et une autre à six cabines, bien sûr dédiée au charter.
Descriptif technique :
Chantier : Catana
Architecte : Christophe Barreau
Production : 86 exemplaires de 1997 à 2006
Longueur hors tout : 15,70 m
Longueur de coque : 14,30 m
Longueur à la flottaison : 13,80 m
Largeur : 7,70 m
Tirant d’eau : 1,20/2,50 m
Poids lège : 12 t
Surface de grand-voile : 78 à 91m2
Surface de génois : 28 à 52 m2
Gennaker : 82 m2
Moteur : 2 x 50 ou 55 ch
Prix occasion : à partir de 220 000 € HT