
CHAGOS / BODDAM ISLAND
5. 21.227’S / 72. 12 621’ E
C’est ici que tout commence, là où l’humain n’a aucune emprise sur la nature.
Vous mouillerez dans l’un des plus merveilleux lieux au monde, où seulement une vingtaine de voiliers passent par an, en totale autarcie.
Seulement vous, du sable, des cocotiers, une faune et une flore hors du commun.
Le mouillage de Boddam Island est parsemé de récifs, il faudra zigzaguer entre ces derniers pour entrer dans cet éden.
Attention toutefois de bien vérifier son ancrage, le fond est un mélange de gros sable et de corail mort. Ne pas hésiter à empenneler, ça ne pose pas trop de souci, à condition que le vent ne tourne pas.

SAN BLAS / COCO BANDERO
9. 31.003’N / 78. 38.881’W
Des îles parmi des îles… difficile de choisir un endroit où poser la pioche quand le choix est aussi vaste. Alors, autant tous les essayer !
A vrai dire, quasiment tous les mouillages aux San Blas sont plutôt… très sympathiques ! Mais le coin de Coco Bandero sort un peu du lot avec ses petits îlots pourvus de quelques cocotiers qui se battent en duel et d’infinissables récifs.
A vrai dire, il n’y a pas vraiment de mouillages spécifiques, libre à vous de choisir le coin qui vous plaira le plus. L’archipel tout entier est très protégé de la houle, sauf du vent. Il en devient un super bassin de navigation.

APATAKI / TUAMOTU
15. 33.399’S / 146. 14.567’W
Il est rare qu’un mouillage au Tuamotu soit mauvais. A moins de se mettre dans une passe avec trois nœuds de courant, je ne vois pas !
L’atoll d’Apataki est à voir absolument, de par sa beauté et son eau translucide.
On y trouve aussi le plus incroyable carénage au monde, quoi de mieux que de sortir son bateau directement de la plage dans un contexte paradisiaque !
L’ancrage en question se trouve à Totoro, au sud-est de l’atoll, où vous serez le mieux protégé par l’alizé. Détente, pêche, balades sont les activités principales, que demander de plus ?

MAUPIHAA / ILES DE LA SOCIETE
16.49.752’S / 153. 55.794’W
Le “dernier” atoll des îles de la Société. Parmi langoustes et crabes de cocotiers, c’est dans ce magnifique archipel que vous reviendrez à l’essentiel, si vous n’y êtes pas déjà. Les quelques habitants de Maupihaa vous accueillent les bras ouverts dans une ambiance paradisiaque, où la pêche, la cueillette, la farniente et le coprah sont les principales sources de préoccupation.
Le coprah est ici capital, c’est l’unique revenu financier pour la vingtaine de Polynésiens résidents, acheté une fois tous les trois mois par le bateau ravitailleur.
Ne surtout pas hésiter à rester plusieurs semaines dans ce petit berceau plein de douceur qui régale notre soif de découverte.

GADJI / NOUVELLE-CALEDONIE
22. 31.886’S / 167.25.272’E
L’île des Pins est une escale à ne pas louper en Nouvelle-Calédonie, et plus particulièrement la baie de Gadji. C’est dans deux mètres que vous jetterez l’ancre où des dizaines de raies, tortues et requins sillonnent le fond, entourés par les pins et les fantastiques "champignons" érodés par le temps.
La plupart des monocoques ne pourront pas rentrer complètement dans la baie, l’entrée étant plutôt serrée, et le sondeur affiche généralement plus grand-chose sous les quilles.
Mais, une fois bien installés, ce serait presque une révélation tellement cet endroit est magique.

ONEVAI / TONGA
21. 5.430’S / 175. 7.452’W
Un petit coin paisible dans l’archipel des Tonga, plus particulièrement dans l’atoll de TongaTapu. L’île d’Onevai se trouve à peine à quelques milles du port de Nuku’Alofa.
Un mouillage de très bonne tenue dans un contexte de vacances.
De grands plateaux d’algues et de grandes étendues de sable se dégagent à marée basse, laissant place à l’imagination pour de nombreuses activités sur la plage.
Personne ne viendra vous déranger ; au loin, juste quelques pêcheurs lançant leur filet dans les bancs de sardines.

AVES / VENEZUELA
11. 56.766’N / 67. 25.090’W
Les contrastes de bleus sont innombrables, c’est une palette de couleurs infinie qui surplombe les Aves de Barlovento.
Les mouillages sont véritablement plus beaux les uns que les autres aux Aves, où des dizaines de milliers d’oiseaux marins nichent dans les arbres et sur le sable même.
Mais celui d’Isla Sur est particulièrement spécial. Les embruns des vagues s’écrasant sur la barrière de corail rafraîchissent l’air. Vous êtes entouré par de longs récifs, parfaitement alignés entre eux, que les flamants roses survolent furtivement.

GALHINOS / BRESIL
5. 5.589’S / 36. 18.099’W
Entre éoliennes géantes et dunes de sable… ce n’est pas tous les jours qu’on trouvera un mouillage pareil. C’est une zone très ventée, mais Galhinos est à voir au moins une fois.
Plusieurs activités sont proposées par les locaux, par exemple une balade en âne sur les dunes, ou encore la location d’un buggy pour traverser les montagnes ensablées.
C’est un lieu très peu touristique, où l’authenticité n’a visiblement pas changé.
Deux anciens sont assis sous un abri en feuilles séchées, observant la mer pendant des heures, charmés par cet incommensurable bleu.

ILE RONDE / GRENADE
12. 18.768’ N / 61. 35.275’W
Pour échapper aux baies surpeuplées par les bateaux en tout genre dans les Antilles, il faut trouver un endroit un peu houleux, et qui du coup à mauvaise réputation, et c’est tant mieux… On ne fait pas les difficiles quand on a un cata !
L’île Ronde au nord de Grenade est assez exposée à la houle, mais est très protégée du vent, de ce fait, personne n’y vient. Et pourtant, c’est un magnifique coin qui au final n’est pas désagréable, malgré le petit roulis.
C’est un véritable nichoir où plusieurs espèces de volatiles se reproduisent.
Pélicans, frégates, fous ou noddis, il faudra juste apprécier l’alléchante odeur du guano…
Les fonds marins sont également pleins de vie, ça en devient très agréable pour le snorkeling, ou la plongée bouteille.

MORAMBA BAY / MADAGASCAR
15. 49.219’S / 46. 2.464’E
Unique, cette baie ne pourra que vous envoûter.
Vous serez seuls au monde, entourés de centaines de baobabs dans lesquels plusieurs espèces de lémuriens font des acrobaties spectaculaires.
Un mouillage excellent, à l’abri de tous les vents et de toutes les houles. Il faudra juste faire l’impasse sur les baignades, la mer vire au marron foncé. Ce qui est triste d’ailleurs, car, il y a quelques années de cela, l’eau était très claire. Pour cause, la surpêche des holothuries, dont le travail consistait à filtrer les particules présentes.
Cependant, c’est un lieu absolument mythique et derrière chaque baobab, vous aurez la possibilité de faire une découverte hors du commun.