<h3>Pour le trimaran transportable</h3>
<p><em><strong><img src="/sites/default/files/inline-images/Multicoques-Match-Transportable-01.jpg" alt="" width="1280" height="720" /></strong></em></p>
<p><em><strong>Par Pascal Dutronc</strong></em></p>
<p>Après de nombreuses croisières, et une année en <strong>catamaran</strong> (sur un Punch 12,5 m) en famille (Perrine et moi avec nos quatre enfants : Gaëlle, Basile, Jonas et Fantine), de France vers la Guinée-Bissau puis vers les Antilles et le Venezuela, avant de revenir à St-Malo par les Acores ; de nombreuses expériences de raid en Hobie Cat 16 en Bretagne ; des virées en pleine nature où j’ai pris conscience d’une passion immodérée pour camper "sauvagement"…, mon goût pour l’aventure et le voyage découverte en bateau s’est bien développé, pour se transformer en véritable philosophie qui associe navigation et nuit sous la tente. La Méditerranée semblait un magnifique terrain de jeu pour réaliser une belle aventure après notre année Atlantique ; il fallait trouver un bateau, et j’ai choisi le Tricat 23,5, suffisamment petit pour se faufiler partout et se transporter simplement derrière une voiture, et suffisamment grand pour ne pas dessaler et pour pouvoir transporter un mouillage, quelques affaires sèches et camper sur les trampolines. Le voyage a commencé sur les cartes à tracer l’itinéraire : d’où partir ? Où choisir de s’arrêter ? Combien de temps ? Au final, je choisis d’appareiller de Giens vers la Corse, puis la Sardaigne, la Sicile, la Crète, les Cyclades, Athènes, Corinthe, Corfou, l’Albanie, le Monténégro, la Croatie, pour un bouquet final à Venise. Les 3 000 milles en Méditerranée sur 14 semaines en 6 mois et 6 épisodes sont programmés : départ en avril 2016. L’aventure commence dès la sortie de la maison ; il s’agit de transporter "Si Malo" de Bretagne vers Giens en <em>quart by car</em>. Les conducteurs se relaient sur 1 100 km, une douzaine d’heures, comme dans une belle traversée nocturne. Cette partie du périple fait pleinement partie de l’aventure, et précède les épisodes de la mise à l’eau, où inconnu et imprévus se bousculent au portillon. L’aventure sur l’eau commence tout de suite : "Si Malo" nous ouvre des mouillages inaccessibles à d’autres, car peu profonds et peu larges ! La Corse et les Lavezzi, les Egades à l’est de la Sicile ou les Strofades à l’est du Péloponnèse nous enchantent ; notre différence nous autorise aussi à entrer dans les petits ports de pêche sardes ou grecs (nous sommes tolérés parmi les bateaux locaux !) ou tout simplement à beacher sur des plages isolées et paradisiaques. Ces petits abris nous permettent de démultiplier les possibilités de repli en cas de mauvais temps après de longues heures de glisse en pur plaisir, ce qui est relativement fréquent en Méditerranée. On peut aussi rencontrer plusieurs jours durant des conditions légères ; les navigations sur "Si Malo" sont alors un vrai délice ; un petit air suffit à le faire glisser, sous spi ou non ! On entend la douce mélodie de l’eau sur l’étrave, moments rares et magiques de douceur et de sérénité qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Notre petit moteur de 3,5 CV nous a tout de même permis d’arriver au ponton de Mikonos sous un meltem puissant, de faire la traversée grandiose du canal de Corinthe, d’étaler de longues heures de pétole dans la mer de Patras. La grande qualité de "Si Malo" est de nous laisser au contact immédiat des éléments et de la nature jour et nuit ! Quel plaisir de monter son nid tous les soirs sur le trampoline ; un petit chez-soi douillet à la lueur de la lampe tempête solaire. Celui aussi du réveil au petit matin lorsqu’on se glisse hors de la tente directement dans l’eau, juste en ouvrant la porte ; ou encore celui de la sieste tranquillement allongé à l’ombre du taud de soleil. Nous avons redécouvert une autre dimension du voyage : l’absence d’électricité implique de faire ses courses souvent, avec le plaisir de choisir les produits frais selon le marché du jour, d’acheter juste le nécessaire. La simplicité est au rendez-vous : pas d’électricité, pas de toilettes, pas de douches, c’est aussi pas ou peu d’ennuis. C’est vivre au rythme des éléments, apprendre à se rincer avec un verre d’eau, être capable de réparer soi-même. C’est enfin créer des moments de rencontre, car cette frugalité détonne, et pousse les autres navigateurs à venir échanger avec nous et souvent à nous inviter à leur bord pour continuer la discussion. "Si Malo" est un bateau d’aventure qui rend les navigations possibles dans des bassins très différents. Après l’été 2017, où nous sommes allés aux Baléares depuis Valence après avoir fait la route depuis Nantes, de nouvelles aventures simples d’accès se profilent avec un large éventail de choix : la Croatie, les rias galiciennes, les Scilly, la Baltique, l’Irlande… de nouveaux frissons d’aventure et de liberté à portée d’étraves…</p>
<h3>Pour un catamaran en gestion-location</h3>
<p><img src="/sites/default/files/inline-images/Multicoques-Match-Loc-01.jpg" alt="" width="1280" height="720" /></p>
<p><em><strong>Par Aude et Hugues de Pascal</strong></em></p>
<p>Après 40 ans à naviguer sur les côtes françaises en monocoques de différentes tailles et avec des météorologies plus ou moins hostiles, nous avons fait le choix de nous tourner vers le catamaran. La décision n’a pas été facile à prendre, et pourtant ! Avec 5 enfants à bord, le monocoque restait toujours très agréable, mais, lorsqu’ils se marient, cela fait 12 personnes à bord, et je ne parle pas lorsque les "chicoufs" arrivent (petitsenfants en langue Lagrado, nom de leur Lagoon 400 !). Cela n’est plus possible. Nous avons donc décidé de nous tourner vers un catamaran pour les raisons suivantes :</p>
<p>- La place à bord, l’espace de vie pour une famille nombreuse</p>
<p>- Le nombre de cabines indépendantes avec les pointes avant</p>
<p>- Les commodités (toilettes, salles d’eau)</p>
<p>- La sécurité des enfants</p>
<p>- La joie des enfants (le trampoline et l’accès à la mer par les jupes)</p>
<p>- La sérénité des traversées</p>
<p>- La stabilité au mouillage</p>
<p>- Les performances agréables entre 60° et 120° du vent sous gennaker</p>
<p>- Absence du mal de mer</p>
<p>- Bimotorisation</p>
<p>Le catamaran présente pourtant un certain nombre d’inconvénients</p>
<p>- Installation de la patte d’oie de mouillage pas toujours facile à réaliser</p>
<p>- Peu de vitesse aux allures inférieures à 60° du vent, fardage et donc dérive importants</p>
<p>- Désagréable par mer formée de face, le bateau tape, et le franchissement des vagues sur une mer courte et hachée est parfois inconfortable</p>
<p>- Places de port difficiles à trouver et très chères</p>
<p>- Il restait cependant à faire le choix entre l’achat en propriété et la gestion-location ! Habitant relativement loin d’une base nautique et toujours en activité professionnelle, posséder un catamaran en pleine propriété posait un certain nombre de problèmes : trouver une place au port, maintenance et surveillance du bateau, investissement important… Après étude, nous nous sommes tournés vers la gestion-location d’un Lagoon 400 chez Kiriacoulis France, pour les raisons suivantes :</p>
<p>- Pour un équipage habitant relativement loin de la base et toujours en activité, 12 à 16 points de crédit utilisation (échangeables en autant de semaines sur un bateau équivalent au départ d’une des bases du loueur) par an sont déjà bien suffisants, et nous ne les utilisons parfois pas entièrement.</p>
<p>- Un financement allégé par le crédit-bail</p>
<p>- La recherche d’une place de port pour un catamaran relève parfois du défi. Le gestionnaire vous en "offre" une.</p>
<p>- Le bateau est toujours prêt à naviguer lorsque nous arrivons pour en prendre possession.</p>
<p>- Lors des réparations, nous avons affaire à des professionnels compétents formés pour ce type de bateau, et obligatoirement réactifs, ce qui est un gage de bonne qualité de service, notamment au niveau de la motorisation.</p>
<p>- Lors de nos absences, pas de souci de gardiennage ni d’hivernage, puisqu’ils sont de la responsabilité du gestionnaire.</p>
<p>- La maintenance du bateau est toujours confiée à la même équipe, ce qui permet de créer des liens étroits.</p>
<p>- Le matériel usagé est systématiquement remplacé (annexe, jeu de voiles, électronique…).</p>
<p>- Et enfin, une relative souplesse d’utilisation, qui nous permet d’aller naviguer sous d’autres cieux au titre de notre contrat !</p>