Oubliez les hôtels cinq étoiles. Ne pensez pas aux pirates, qui sévissent bien plus au nord. Profitez plutôt de ce bassin de navigation extraordinaire composé de 115 îles – dont une seule, Eden Island (Victoria, Mahé), est artificielle. Cet archipel des Seychelles, contrairement à tant d’autres, n’est pas seulement d’origine corallienne. 40 îles forment un petit continent dont le soubassement est en granit. D’où ces incroyables enchevêtrements de roches claires, découpées par l’érosion.
Base de location : à Mahé ou Praslin
Notre base Moorings/Sunsail est située au sein de la toute nouvelle marina de Victoria, sur Eden Island. L’endroit est assez éloigné du centre-ville de la capitale, mais plus proche de l’aéroport international (20 minutes de navette). L’avitaillement complet peut se faire à quelques minutes de taxi ; sinon, des restaurants et petits commerces sont nombreux dans la marina. Il est par exemple possible de se fournir quelques lignes de pêche. Si vous êtes sur place un samedi, ne ratez pas le marché de Victoria pour son ambiance, et surtout ses produits locaux (poissons, légumes et épices) bien moins chers qu’en magasin.
La première chose qui frappe le nouvel arrivant qui va prendre possession de son multicoque, surtout s’il vient d’une contrée plongée dans les frimas hivernaux, c’est qu’ici, sous l’équateur ou presque, il fait très chaud au soleil – d’autant plus que le taux d’humidité est très élevé. Par régime de nord-ouest – voir encadré météo –, les pontons sont quelque peu ventilés. En revanche, avec la mousson de sud-est (ou s’il n’y a pas de vent), l’acclimatation équatoriale est quelque peu « forcée », surtout si vous débarquez en jeans avec tous vos sacs. Dans ces conditions, difficile de couper la clim en arrivant à bord… Seconde surprise : de nombreux loueurs sont présents, mais les flottes, elles, sont peu étoffées – rien à voir avec les BVI. Dream Yacht Worldwide, acteur historique de la zone, a des bureaux ici, mais la plupart des voiliers sont amarrés à Praslin, au sud de la baie Sainte-Anne. Il n’existe pas d’autres infrastructures pour la plaisance et les moyens de maintenance sont très réduits, ce qui explique le faible développement de la location de bateaux ici. Le briefing skipper est relativement simple : si vous ne restez qu’une semaine avec une location, vous vous attarderez autour de Mahé, l’île principale, et pourrez filer vers Praslin, 25 milles au nord-est, puis La Digue et Curieuse. Vous voilà au paradis des plus beaux mouillages que nous allons vous faire découvrir. En option immédiate, les mouillages de Felicite, Mariane et Grande Sœur à l’est sont à portée d’étraves. Une autre petite île à l’ouest vous attend, il s’agit de Cousin. Cousine, elle, est interdite. Le mouillage et/ou le débarquement à terre sont parfois payants. Il est possible et même recommandé pour certaines îles comme Curieuse de réserver et payer en ligne, d’où l’intérêt de disposer d’une connexion Internet à bord. N’en déplaise aux puristes de la vieille école, Internet permet également de suivre la météo et tous les événements qui pourraient affecter votre navigation. Moorings propose des box 4G, mais le débit de l’équipement que nous avons connecté à bord s’est avéré très limité, pour rester courtois. L’idéal est de disposer d’une carte SIM locale (le gouvernement des Seychelles en propose lors des formulaires d’entrée à un prix très compétitif) ou d’un système de communication satellite de type Starlink. Si la météo est bonne et que vous ne rechignez pas à aligner les milles, vous pourrez vous aventurer, au nord et à l’ouest, vers Denis, Bird et Silhouette. Ces îles réclament des traversées de 25 à 30 milles et le mouillage et/ou le débarquement à terre sont payants. Si vous disposez de votre propre multicoque – et a priori de plus de temps –, vous avez la possibilité de découvrir bien d’autres îles bien plus sauvages, comme Platte et Coetivy au sud, Desroches, Poivre ou Saint-Joseph au sud-ouest. Plus loin sur ce même cap émergent le Groupe Alphonse et l’archipel des Iles Extérieures. Là, nous sommes quasiment rendus à Madagascar et Mahé est déjà à plus de 400 milles dans le sillage…
Jour 1 : Premières plongées à 20 minutes de la base !
Nous nous installons à bord de notre Moorings 5000 (un Leopard 50 « charterisé »), terminons l’avitaillement et le plein d’eau ; les moteurs de 57 CV sont démarrés et on nous donne un petit coup de main pour quitter le ponton. Pas de balisage aux Seychelles à part l’accès aux ports principaux : globalement, la zone de navigation est exempte de dangers, mais quelques hauts-fonds justifient de garder un œil sur la cartographie. Ici, la marée affiche un marnage compris entre 1,50 et 2 mètres sur un cycle de 6 heures environ.
A moins de 2 milles de la base, 4 petites îles (du nord au sud : île Sainte-Anne, île Moyenne, île Longue et île au Cerf) abritent un vaste plan d’eau protégé par tous les temps. La zone la plus attrayante est un parc marin (200 roupies sont demandées par personne pour la nuit). Dans le chenal principal, l’eau est un peu trouble, mais devient translucide un peu plus au sud. Le snorkeling dans une mer turquoise à 28 °C est une activité irrésistible, d’autant que les fonds sont très poissonneux. Le site est étonnamment calme vu la proximité de la capitale ; à part quelques panaches de fumée d’usine visibles au nord-ouest, on est déjà au paradis, avec un premier coucher de soleil sublime ! Le sud de Sainte-Anne est d’ailleurs occupé par un Club Med. L’île Moyenne, elle, peut compter sur son Jolly Roger Bar (on peut y déjeuner), tandis que l’île Longue propose le Leo’s Bar, plus dépouillé.
Jour 2 : La Digue et ses plages de rêve…
Nous sommes fin avril : le régime de mousson de sud-est est donc a priori aux commandes de la météo. Les prévisions nous annoncent une semaine particulièrement pluvieuse et possiblement rythmée par des orages assez forts. On a beau être à bord d’un robuste catamaran de 20 tonnes, la prudence s’impose… d’autant que nous avons à bord Charlotte, qui n’a pas encore 4 ans. Pas question de procéder à un amarinage en force ! Pour l’heure, on a 15 nœuds de sud-est à l’anémomètre : les conditions vent de travers tribord sont donc parfaites pour gagner les îles de La Digue, distantes d’environ 20 milles. Une petite houle d’1 m nous secoue à peine : c’est l’avantage de naviguer à bord d’un catamaran de 50 pieds ! Tout dessus, le Leopard tient facilement une moyenne de 7,8 nœuds avec Pierre-Yves à la barre. Sur la jupe arrière bâbord, Paul s’affaire avec sa ligne fraîchement montée : c’est la pêche miraculeuse avec deux thons capturés en moins de 30 minutes ! Le premier est dégusté immédiatement en tartare, le second est congelé…
Nous décidons de rejoindre le mouillage nord-ouest de La Digue. La zone est bien protégée du régime de sud-est, mais un fond de houle parvient parfois, au gré de la marée, à faire le tour. Ce mouillage est l’un des plus fréquentés, mais il est très vaste, puisqu’il s’étend de l’anse Severe jusqu’au port. Ce dernier est actuellement en cours de rénovation. Avec un régime de nord-ouest, les mouillages au sud-ouest de Grande Anse, Petite Anse et Anse Cocos sont fréquentables, mais attention au ressac lors des débarquements en annexe. A terre justement, il y a des bars-restaurants perdus dans la végétation. C’est ici que Charlotte découvre les premières tortues géantes des Seychelles. Cette espèce endémique de l’atoll d’Aldabra, tout au sud de l’archipel, est la plus grosse du monde ; les plus grands spécimens mesurent plus d’un mètre et pèsent jusqu’à 300 kg. Ces tortues sont aussi celles qui vivent le plus longtemps (plus de 200 ans !). Il ne nous reste plus qu’à louer des vélos et à nous laisser porter par l’art de vivre local. Pas de voitures, des artisans détendus, des plages exceptionnelles (mention spéciale pour l’anse Source d’Argent, au sud-ouest) : on n’a plus envie de relever l’ancre !
Jour 3 – On veut tous plonger à l’îlet Coco !
Nous mettons le cap sur l’îlet Coco, au cœur d’un parc naturel. Un chapelet de petites îles – Petite Sœur, Grande Sœur, Felicite et Mariane – offre une (relative) protection tout temps. Le site n’est équipé bizarrement que d’un seul corps-mort et… il est libre ! Le mouillage est possible sur fond de sable un peu plus au sud, en face de l’hôtel de l’île Felicite. La plongée révèle une faune sous-marine d’une diversité incroyable – tortues, raies, requins (inoffensifs) et autres poulpes. De nombreux poissons nous frôlent les bras, les jambes… ce qui nous enchante – et tout particulièrement Charlotte, littéralement émerveillée par ce bain dans un aquarium géant ! En revanche, ce qui est beaucoup moins joyeux, c’est que le corail est mort à 95 %. Pour moi qui ai connu ce site paradisiaque 15 ans plus tôt avec ses fonds encore intacts, le choc est violent. Il semblerait que 2016 ait été une année fatale pour le corail local avec une eau longtemps à plus de 30 °C. Le pays procède à des réimplantations à partir de cages : le procédé a l’air de bien fonctionner. On peut débarquer sur l’îlot à la nage (attention tout de même au courant). Le paddle ou le kayak sont une bonne option, mais gare au ressac ! Entre les blocs de granit, la végétation tropicale et quelques cocotiers sont parvenus à pousser – ambiance d’éden miniature garantie.
Jour 4 – Les tortues de l’île Curieuse
Le mouillage de Laraie Bay, à l’est de l’île Curieuse, est l’un des mieux organisés de la zone, avec des dizaines de robustes corps-morts disponibles – ils sont payants, tout comme la visite de l’île, autorisée de 9h à 18h. Il est également possible de mouiller à l’entrée de la baie. La protection est totale avec le régime de nord-ouest et logiquement moins bonne avec la mousson de sud-est. Mais le fetch n’est pas suffisamment important pour générer des conditions invivables – tout juste un petit clapot tant que le vent ne monte pas trop dans les tours. L’île Curieuse présente de nombreux attraits, à commencer par sa réserve naturelle et ses nombreuses tortues – une cinquantaine de spécimens –, de superbes plages à découvrir par des sentiers de randonnée, et enfin la possibilité de déguster un repas local préparé sur place (à réserver à l’avance).
En milieu d’après-midi, nous décidons de nous installer à l’anse St. Jose, un peu au sud. Devant la plage et ses eaux turquoise, trois corps-morts sont en place et on peut mouiller également sur un bon fond de sable. De nombreuses navettes des hôtels de l’île de Praslin toute proche déposent des touristes ici. Le site est donc fréquenté, mais cela n’est pas si gênant. Ce qui nous a bien plus contrarié ici, c’est qu’après trois heures de déluge ininterrompu, le vent est soudainement monté à 40 nœuds du nord-ouest, rendant le mouillage très inconfortable. Après avoir vu un Lagoon 380 chasser sur son ancre, nous avons décidé, à la tombée de la nuit, de rejoindre à nouveau Laray Baie.
Jour 5 – Ilet Saint-Pierre, la carte postale des Seychelles
Praslin est une île relativement vaste dont la côte nord propose de nombreuses possibilités de mouillage. D’ouest en est, on relève l’anse Georgette et l’anse Lazzio, toutes deux ouvertes au nord-ouest – donc fréquentables en régime de sud-est. Mieux protégé par Curieuse, le mouillage de l’anse Petite Cour propose quatre corps-morts face à un hôtel fermé. C’est en débordant le phare de la pointe Zanguilles qu’on découvre l’îlet Saint-Pierre, LA carte postale des Seychelles. Les blocs de granit et les cocotiers rappellent l’îlet Coco, mais en plus petit, plus charmant encore. L’endroit, plus proche de nombreux complexes hôteliers, est plus fréquenté que Coco, aussi, il est préférable de s’y rendre tôt le matin ou juste avant le coucher du soleil. Les fonds marins, ici aussi, sont complètement détruits. Attendez-vous à vous retrouver nez à nez avec un petit requin – ils ne vous croqueront pas, on le répète ! Un peu plus proche de la côte, au sud, l’immense anse Volbert décline une belle palette de vert, bleu et turquoise. Les fonds sont peu profonds et parsemés de patates de corail, mais le mouillage est néanmoins possible par bonne visibilité (soleil vertical bienvenu) au nord-ouest de l’îlot Chauve-Souris, en face de Côte d’or Beach et dans l’anse Gouvernement, tout à l’est. En poursuivant la route au sud-est, on peut profiter d’un excellent mouillage quasiment protégé par tout temps à l’anse La Farine. Juste au sud se découpe la profonde baie de Sainte-Anne, port principal de Praslin. Le mouillage est possible entre le port de plaisance et le chenal des ferries. La ville englobe l’anse Lamour, qui assèche quasiment à marée basse. L’endroit est utilisé par les pêcheurs et loueurs locaux. On trouve ici peu d’intérêt sur le plan touristique, mais il est possible de se ravitailler, et surtout d’accéder facilement à la fameuse Vallée de Mai pour découvrir les cocotiers de mer, une espèce endémique (également présente à Curieuse) ; ces palmiers culminent jusqu’à 25 m, et leur fruit, le coco fesse (devinez pourquoi) pèse jusqu’à 25 kg. La pulpe de cette noix, la plus grande graine végétale, est très prisée en Chine pour ses soi- disant vertus aphrodisiaques. Chaque année, 2 000 noix seulement sont exploitées sous un contrôle particulièrement strict.
Jour 6 – Mahé, le retour !
Profitant d’un temps particulièrement calme avant un renforcement annoncé du vent de sud-est et de la houle, nous décidons de regagner Mahé. C’est donc au moteur sur un océan Indien d’huile que nous mettons cap au sud-ouest. Sur la route, il y a un mouillage de jour à Mamelles Island et un peu plus loin des récifs – on choisit son camp, bâbord ou tribord ! A tribord justement, on distingue North Island et Silhouette, dont les mouillages sont plutôt compatibles avec la mousson de nord-ouest. Pêche du jour : un beau « job » (Aprion verdâtre), aussitôt cuisiné par Paul à la plancha.
A l’extrême nord de Mahé, nous atterrons sur l’Ilot. Il s’agit d’un îlet semblable à Coco ou Saint-Pierre, mais sans aucune protection de l’ouest. On peut emprunter le passage à terre et admirer des villas luxueuses incroyables. Avec le régime de sud-est, l’île de Mahé est assez grande pour assurer un écran total à la houle sur toute cette côte orientée au nord-ouest. Ici, de nombreux hôtels sont bâtis sur les plages, mais quelques mouillages restent magnifiques, comme Sunset Beach, où les cocotiers semblent narguer un établissement à l’abandon… On poursuit notre route jusqu’à Beau Vallon, une bourgade populaire qui propose la plus grande plage de Mahé. On est ici curieusement seuls au mouillage ! Le fond de sable est régulier, mais attention aux quelques « cages » de corail. Il y a bien quelques jet-skis et un peu d’animation à terre, mais l’endroit reste sympathique. On y trouve de quoi se ravitailler et un grand choix de restaurants.
Plus à l’est, l’anse Jasmin est sauvage à souhait et les fonds sont de bonne tenue, ce qui n’est pas le cas de sa voisine anse Major. Un peu avant le coucher du soleil, nous décidons de gagner Port Launay, un des rares abris tout temps de cette côte. Logiquement, le mouillage est un peu plus prisé que les autres, mais passer une nuit ici est un ravissement : les pitons verts environnants, la plage de sable blanc et les cocotiers forment la carte postale idéale. A terre, vous pouvez rejoindre le fameux bar Kabana : les prix sont un peu exorbitants, mais le coucher de soleil est sublime !
Jour 7 – Spectaculaire île Therese
Juste au sud de Port Launay, l’île Therese propose une excellente halte de jour dans une eau translucide. Attention tout de même au courant – on est ici dans un chenal. L’île est escarpée et déserte. La grande plage orientée au nord-est est magnifique. Un autre mouillage – bien moins vaste – est orienté au sud-est.
Juste à l’est, un imposant bâtiment retient l’attention de l’équipage. On s’en approche, et les jumelles nous aident à confirmer ce que nous soupçonnions : il s’agit d’un gigantesque hôtel abandonné au-dessus de l’eau… Renseignement pris, ce site devenu urbex suscite de nombreuses visites. Il s’agit du Mahé Beach Hotel, établissement qui a connu ses heures de gloire dans les années 1970 à 2000 – de nombreuses célébrités se sont rendues ici et le concours de beauté Miss Monde s’est tenu dans ce lieu en 1998 –, mais qui a fermé ses portes en 2007, avant d’être complètement pillé.
Nous nous engageons dans une longue traite face au vent pour rejoindre le dernier abri avec ce régime de sud-est. Ça remue un peu, mais encore une fois, 15 mètres de coque assurent un sacré confort ! Sur bâbord, de jolies plages défilent, mais elles ne sont pas accessibles car débordées par des platins de corail et parce que la houle déferle. Nous nous engageons dans l’anse A la Mouche, à Port Boileau, parfaitement protégée du sud-est. L’endroit est relativement calme, sans réel attrait touristique, mais propose des possibilités d’avitaillement et de restauration.
Jours 8 et 9 – Une belle escale à Baie Ternay
L’heure du retour a sonné : à partir de maintenant, nous nous rapprochons de la base. Plutôt que de poursuivre un tour complet de Mahé par le sud et d’être longtemps privés d’abris (ils sont tous exposés au sud-est), nous décidons de rebrousser chemin et de profiter des quelques mouillages que nous avons zappés à l’aller. Cette journée ventée sur un plan d’eau protégé de la houle est également l’occasion de naviguer à la voile. Nous nous arrêtons à Baie Ternay et sa petite anse du Riz, au nord. Le site, spectaculaire et complètement sauvage, est un parc naturel équipé de quelques corps-morts. Pour autant, ce n’est pas la cohue, puisque nous ne sommes que trois bateaux. Les fonds remontent très vite au fond de la baie, prudence. Nous poursuivons notre route pour dormir à Beau Vallon après une sympathique soirée à terre. Le lendemain, nous reprenons la mer pour rejoindre la base Moorings – non sans nous offrir un dernier bain sous le vent de Sainte-Anne et partager en tartare pour le déjeuner (encore !) un thon fraîchement pêché par Paul, devenu un vrai spécialiste !
Mouillages, réserves et parcs marins
Les Seychelles ont développé très tôt un vaste programme de préservation de l’environnement en mettant en place de vastes parcs marins et réserves naturelles. L’accès à la plupart d’entre eux est payant, et plus rarement interdit. Les taxes prennent généralement en compte le nombre de personnes à bord. Elles sont demandées par des gardes en bateau et peuvent parfois être réglées par carte bancaire – prévoyez du liquide quand même ! Pour Curieuse, on procède au paiement en ligne.
Les tarifs varient de 200 à 300 SCR par personne. Comptez 200 SCR pour un mouillage de nuit.
Les Seychelles pratiques
L’archipel des Seychelles est situé dans l’océan Indien. La capitale, Victoria (4° 37’ S, 55° 27’ E), se trouve à plus de 1 000 km au nord-est de Madagascar. Les îles de Mahé, Praslin, La Digue forment un microcontinent dont le soubassement est granitique – d’où les fameux rochers affleurants. Les Seychelles comptent 115 îles et îlots ; 40 sont granitiques et 75 sont coralliens.
Le point culminant des Seychelles est le morne Seychellois (906 mètres) à Mahé. Le pays est indépendant depuis le 29 juin 1976.
Population : 91 000 habitants
Langue(s) : créole seychellois, anglais et français
Fuseau horaire : UTC/GMT + 4 heures toute l’année
Monnaie : Roupie seychelloise
1 euro = 14,42 roupies seychelloises
1 USD = 13,38 roupies seychelloises
S’y rendre : L’aéroport international de Mahé est parfaitement connecté avec l’Afrique, l’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient. Dubaï constitue aujourd’hui l’escale principale pour rejoindre ensuite les Seychelles depuis certaines destinations européennes, et surtout les Etats-Unis.
Formalités : Il vous suffit de disposer d’un passeport valide et de renseigner sur un document du gouvernement votre billet d’avion retour et votre adresse de séjour (base de location).
Principaux loueurs physiques : Sunsail/The Moorings, Dream Yacht Worldwide, Catamarans Seychelles Nesi, Vavé’a Catamaran Seychelles, VPM Yachtcharter Seychelles, Wind Seychelles ltd, Sailoe.
Check météo Seychelles
Ventilateur de rigueur (ou clim…) la nuit ou dodo sur le pont, c’est à vous de voir. Il fait très chaud sous l’équateur : la température moyenne est de 27 °C, avec une amplitude diurne/nocturne quasi nulle. De fin avril à fin septembre, c’est pourtant la saison dite « fraîche ». La mousson souffle du sud-est. Pas trop fort : 10 à 20 nœuds. Attention à la houle qui peut rendre certains mouillages impraticables, en particulier sur la côte est de La Digue. Fin octobre, c’est la mousson de nord-ouest qui prend le relais. Le vent souffle de 8 à 12 nœuds. C’est la saison des pluies. Il fait encore plus chaud et les précipitations sont donc plus fréquentes – le gros des précipitations se concentre entre décembre et février. Les deux intersaisons se caractérisent par un temps très ensoleillé mais sans vent. Pas de cyclones dans cette zone, mis à part les îles les plus méridionales. Globalement, on peut considérer que la zone bénéficie de conditions météo le plus souvent clémentes, mais une tempête tropicale, avec des vents à 30/40 nœuds et une mer formée, n’est pas totalement à exclure, de même que des (rares) grains violents.
Moorings 5000 Le catamaran flagship
Pour l’heure, chez Moorings, le 5000 est donc le plus grand catamaran à voile disponible à la location.
Ce modèle est proposé en version 4 ou 5 cabines, avec ou sans skipper.
Constructeur : Robertson & Caine
Longueur : 15,40 m
Largeur : 8,04 m
Poids lège : 20,60 t
Tirant d’eau : 1,60 m
Grand-voile : 90,30/95,50 m²
Génois : 63,90 m²
Motorisation : 2 x 57 CV
Prix 2023 : 799 000 euros HT