<article>L’impact environnemental du transport maritime représente aujourd’hui 3% des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales (13,5% en Europe). Aujourd’hui, sur un navire de commerce conventionnel, la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre sont liées au carburant nécessaire pour assurer la propulsion du navire. L’enjeu prioritaire de la marine marchande pour (re)devenir green, c’est de (re)mettre en place des systèmes de propulsion qui soient décarbonés… vous l’avez compris, l’ancienne marine à voile fait donc grand son retour ! Grâce à l’utilisation du vent, VELA va pouvoir décarboner de 99 % les émissions de gaz à effet de serre liées à la propulsion - le 1% restant est lié à l’utilisation du moteur pour rentrer et sortir des ports. Dans le cadre d’une vision globale, une ACV (Analyse Cycle de Vie) a été mise en place pour le projet : VELA sera donc construit entièrement en aluminium - un matériau recyclé et recyclable à l’infini. Les aménagements intérieurs seront réalisés avec des matériaux biosourcés et géosourcés. Dès la conception de ce navire, les éléments ont été conçus de manière à être démontables pour être réutilisés - soit sur d’autres navires VELA, soit pour d’autres usages.<br />Pour une ligne régulière Europe-USA la formule trimaran s’est avérée la plus séduisante. D’abord parce qu’un grand trimaran de 65 mètres de long, 25 mètres de large et doté de deux mâts de 55 mètres de hauteur est le plus rapide. Le navire a d’ailleurs été dessiné par VPLP, des spécialistes de la performance. Dans le cahier des charges, les ingénieurs de VELA ont intégré les impératifs des chargeurs - amener rapidement des marchandises de l’autre côté de l’Atlantique. La vitesse est donc une priorité, valable également sur le plan économique ; les coûts opérationnels sont importants si le navire est trop lent. Aller plus vite permet d’effectuer des rotations plus rapides, de passer moins de temps en mer et de consommer moins d’énergie. Le deuxième avantage de ce navire est sa surface de pont très importante bien adaptée à l’installation d’un grand parc de panneaux photovoltaïques. Des systèmes d’hydrogénération sont également à l’étude. Enfin le choix d’un trimaran garantit plus de stabilité et de confort aux marins qui seront à bord et une sécurité accrue pour les marchandises transportées (pas de gîte).<br />La capacité de transport de VELA est de 560 palettes européennes, ce qui représente 51 conteneurs. Tous les compartiments du navire seront surveillés par caméra, suivis en hygrométrie et en température. La cale inférieure sera en mesure de réfrigérer les marchandises les plus sensibles et fragiles. Quant au temps de transport, il devrait s’établir entre 10 et 15 jours d’entrepôt à entrepôt suivant les simulations par routage qui ont été effectuées à partir des 5 dernières années de météo dans l’Atlantique Nord. C’est justement grâce à un routage performant que les armateurs de VELA seront en mesure de donner une estimation d’heure d’arrivée à l’heure près (dès 4 jours avant l’arrivée).</article>
<h3><strong>Décentraliser la logistique mondiale</strong></h3>
<article>Si la décarbonation du transport maritime passe par le choix de propulsion, elle réside également dans la logistique pré et post acheminement. L’idée est de se placer au plus proche des manufactures, des produits d’origine et des entrepôts logistiques de destination. Cette action présente trois avantages : diminution de ces délais, baisse des coûts de pré-post acheminement et enfin décarbonation supplémentaire puisque l’impact d’un camion au kilomètre est 100 fois supérieur à celui d’un voilier-cargo. Le choix de VELA est de sortir de la logique des HUB principaux pour retourner dans des ports et des territoires, lesquels semblent réceptifs et volontaires pour accompagner l’ouverture des lignes de commerce à voile. Encore faut-il proposer un navire adapté… Le trimaran VELA pourra justement accéder aux ports secondaires : longueur, largeur, manœuvrabilité, tirant d’eau et tirant d’air ont tous été optimisés dans cet objectif.<br />Ne pensez pas que VELA est un projet utopiste ! La construction va démarrer cette année et le premier trimaran devrait assurer sa première transatlantique début 2025, autant dire demain. VELA, avec 8 rotations annuelles, permettra de transporter 5 800 tonnes de marchandises.<br />A l’horizon 2028, l’objectif est de faire partir un navire tous les 9 jours pour atteindre une capacité de transport annuel de 30 millions de tonnes, soit l’équivalent de 4 000 conteneurs entre la France et les Etats-Unis aller-retour. D’aucuns diront que la plupart des porte-containeurs sont capables d’en embarquer 500 à 3 000 d’un coup – voire plus de 20 000 pour les plus gros… - mais à quel prix pour l’environnement ? Le concept VELA repose intelligemment sur la mise en place d’une véritable armada green de 30 bateaux en 2035.<br /><br /><a href="https://vela-transport.com/" target="_blank">vela-transport.com</a> </article>
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