Avec l’Alegria 67, voilier amiral du chantier, Fountaine Pajot lance un catamaran de luxe à l’aise en navigation et parfaitement adapté à l’accueil des passagers les plus exigeants.
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Lors du Miami International Boat Show 2019, un grand catamaran a suscité beaucoup d’intérêt, tant de la part des professionnels que des plaisanciers venus en nombre découvrir les nouveautés proposées par l’industrie nautique. Evidemment, l’actuel engouement pour les multicoques explique en partie le succès de l’Alegria 67. En partie seulement, car ce nouveau modèle est loin d’être seul sur ce créneau du catamaran de luxe – même si ses concurrents sont pour l’heure, avant la sortie du Lagoon SIXTY 5, plus typés performance. Les chiffres sont là : le Flagship Director, Yves de Kerangat, nous confiait en février dernier que plus d’une vingtaine d’unités étaient d’ores et déjà en commande. Miami mais également Cannes ou encore Singapour : l’Alegria 67 a sorti le grand jeu pour se faire connaître lors des rendez-vous du nautisme les plus prestigieux. Bien en a pris à Fountaine Pajot, puisque son plus grand modèle a donc connu un succès immédiat. Aujourd’hui, ce sont près de 40 Alegria 67 qui ont été commandés…
Revenons à Miami : vu du quai, le catamaran amiral de Fountaine Pajot affiche une silhouette élégante, racée et sportive. Avant même de monter à bord, on est séduit par l’habile équilibre que l’on pressent entre confort et performance. Aussi, lorsque les responsables du chantier vous invitent pour une sortie en mer, il serait aussi mal élevé qu’irresponsable de refuser. Rendez-vous est donc pris pour aller naviguer devant la skyline de Miami, dès la fin du salon.
Enfin du vent !
Si durant toute la semaine le soleil était de la partie avec peu de vent, les prévisions météo pour notre essai sont bien plus favorables : une belle brise de 20 nœuds est annoncée. Juste de quoi faire frémir la surface du plan d’eau bien protégé. Ce matin, l’équipage s’affaire pour transformer le catamaran : la vedette d’un show à bord duquel on soigne mille petits détails afin d’impressionner les visiteurs dès le premier regard se transforme en multicoque de charter prêt à accueillir ses premiers passagers pour une saison qui s’annonce longue et intense. Dans le vaste carré, les objets décoratifs installés pour le cocktail de clôture – avec hôtes de marque, bien entendu – sont rangés, tandis que le pont voit fleurir les planches à voile et autres stand up paddle. Le jeune capitaine jette un coup d’œil sur le dernier bulletin météo et donne ses instructions pour larguer les amarres. Les rafales nous plaquent le long du ponton, mais, à l’aide des propulseurs, l’Alegria 67 se dégage sans difficulté et recule pour ensuite sortir de la marina et atteindre les eaux libres. Avec ses deux moteurs Yanmar de 150 CV, il atteint rapidement sa vitesse de croisière à un peu plus de 8 nœuds. Sa consommation reste alors raisonnable, autour de 20 l/h, mais si l’on accélère jusqu’au maximum de 10,5 nœuds, l’autonomie s’en ressent beaucoup. Mais, le vent nous accompagnant, il est temps de hisser les voiles.

10 nœuds sans forcer
Grâce à une conception maîtrisée – sans doute faut-il y voir l’expérience des créateurs du chantier, qu’ils soient médaillés olympiques en voile légère ou vainqueurs de prestigieuses courses au large –, toutes les opérations sont rassemblées au niveau du poste de pilotage au flybridge. Quatre puissants winches électriques sont à disposition pour aider à hisser la grand-voile, dérouler le génois et border les écoutes. Même en équipage réduit, l’Alegria se révèle facile à manœuvrer depuis ce flybridge qui offre une vue panoramique parfaite. Le vent se stabilise entre 20 et 25 nœuds, mais quelques rafales approchent les 30 nœuds. Pour préserver ce bateau flambant neuf à la veille de sa saison de location, le skipper décide de prendre deux ris dans la grand-voile et de réduire la surface du génois. Qu’importe, le grand catamaran se sent à son aise et atteint sans forcer les 10 nœuds à 60° du vent apparent. En lofant un peu, la vitesse baisse à 8 nœuds, déjà une belle performance au près pour un catamaran de croisière de 35 tonnes, mais, dès que nous nous écartons du vent, le speedomètre grimpe et affiche 12,5 nœuds au bon plein. Les fenêtres installées dans le hardtop sont pratiques pour surveiller le réglage des voiles. Dans ces conditions, les sensations à la barre sont réelles, et je ne suis pas pressé d’enclencher le pilote automatique. Décidément, cette carène signée Berret-Racoupeau Yacht Design ne manque pas de caractère, et il y a fort à parier que les longues traversées océaniques, tout comme les balades côtières, lui conviennent de la même façon.

Porte avant et jacuzzi
S’il se montre attractif en navigation, ce grand catamaran possède aussi d’autres atouts pour séduire une clientèle exigeante : confort et espaces de vie alternent en effet convivialité et intimité. Avant de redescendre du flybridge, je prends le temps d’apprécier l’aménagement de cette vaste terrasse panoramique : son salon avec banquettes confortables se trouve sous l’ombrage du hardtop, quand les deux solariums sont parfaitement exposés au soleil. Un bel escalier, avec un design léger et pratique, conduit vers le cockpit. De nouveau à l’ombre, cet espace possède beaucoup de charme avec sa belle vue sur l’extérieur et son accès vers le vaste intérieur. Avec ses aménagements, organisés autour d’une grande table pouvant accueillir jusqu’à douze convives, d’une large banquette et d’un sofa, ce lieu est dédié aux instants de partage et de convivialité. A l’arrière, entre les deux coques, une plate-forme hydraulique permet une mise à l’eau rapide et facile d’une annexe.
Avant de visiter les intérieurs, je pars découvrir le pont avant. Les passavants, larges et bien protégés par les filières, sont élégants avec leurs lattes de teck et pratiques avec leurs hublots flushdeck. Je découvre ainsi, sur l’extension de pont située entre les deux étraves et prolongée par un rostre, un endroit qui va à coup sûr devenir the place to be : bien abrité en léger contrebas, un salon se trouve en vis-à-vis d’un jacuzzi. Il n’y a pas un gros effort d’imagination à faire pour s’y voir, un long drink à la main, admirer un coucher de soleil, au mouillage dans une petite crique déserte. Une porte, avec un système de sécurité impressionnant pour garantir son étanchéité, permet de revenir directement à l’intérieur. Profitons-en pour aller visiter les aménagements, dans l’une des configurations proposées, de l’Alegria 67.
Une suite Propriétaire incroyable !
Le vaste salon s’ouvre en grand avec de larges baies escamotables, et la lumière est ici chez elle. Sur le côté bâbord, la cuisine occupe l’espace arrière, faisant ainsi la jonction entre l’intérieur et l’extérieur. Sur tribord, si une grande table avec de confortables banquettes se trouve à l’arrière, le poste de navigation occupe la partie avant avec ses écrans de contrôle permettant de surveiller toutes les fonctions du bateau. De chaque côté, quelques marches descendent dans les coques. La suite Propriétaire occupe la majeure partie de celle sur tribord : claire avec sa baie vitrée donnant sur la mer, elle est élégante avec ses boiseries claires, et accueillante avec son lit king size et son salon avec bibliothèque. Ces aménagements sont complétés par un dressing et par une salle d’eau équipée d’une double vasque, d’une douche et de toilettes séparées. Détail d’importance, une porte donne un accès direct au salon de pont avant. Avec ses finitions soignées, comme dans toutes les zones du catamaran, cette suite constitue l’un des points – très – forts de l’Alegria 67. A l’arrière, une cabine invités, un peu plus confinée, est accessible depuis l’extérieur.
Différentes configurations sont possibles : sur le modèle de notre essai, la cuisine se trouve dans le salon, mais elle peut aussi être installée dans la coque bâbord, ce qui dégage un bel espace au niveau du pont principal. De la même façon, notre catamaran possède quatre cabines, en plus de la suite armateur, mais les possibilités varient entre quatre et six cabines au total, sans compter les deux postes équipage dans les pointes avant.
Conclusion :
Le design élégant et moderne reste sobre et intemporel, tandis que le dessin particulièrement travaillé des carènes de l’Alegria 67 lui offre de belles performances sous voile – même à pleine charge et par vent médium. Selon ses envies et projets, chaque propriétaire trouvera le catamaran qui lui convient : en alliant ses indéniables qualités marines et ses aménagements chaleureux et cosy, ce grand catamaran de luxe – désormais décliné en version moteur avec le Power 67 – n’a que l’horizon pour limite. Autant de qualités récompensées il y a tout juste un an par : l’Alegria 67 a été élu Multihull Of The Year dans sa catégorie.
Les +
Confort et prestations très haut de gamme
Performances convaincantes à toutes les allures
Véritable suite Propriétaire avec accès sur le pont
Les –
Fardage conséquent lors des manœuvres vent de travers
Equipage pro indispensable
Caractéristiques Alegria 67 :
Constructeur : Fountaine Pajot
Longueur hors-tout : 20,36 m
Largeur : 9,84 m
Tirant d’eau : 1,70 m
Déplacement : 35 t
Surface de voile au près : 230 m2
Grand-voile : 130 m2
Génois : 100 m2
Matériau : sandwich polyester
Motorisation : 2 x 110 ou 150 CV Yanmar
Réservoir carburant : 1200 l
Réservoir eau : 1050 l
Architectes : Berret-Racoupeau Yacht Design
Constructeur : Fountaine Pajot
Prix : sur devis
Les concurrents
Neel 65 Evo HH66 Gunboat 68
Constructeur Neel Trimarans HH Catamarans Gunboat
Longueur 19,80 m 20,10 m 20,75 m
Déplacement 22,5 t 18 t 17,8 t
Surface de voile 207 m2 233 m2 208/252 m2