Il met tout le monde d’accord… une réussite ! Le grand frère du Venezia 42, volumineux, confortable et plutôt à l’aise sous voile, fut un des best of du chantier Fountaine Pajot… et reste un leader de l’occasion !
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Le Bahia 46 est un catamaran qui continue de séduire. La preuve : fouillez le Web, ses blogs, ses avis, ses témoignages, refaites la même opération en anglais, en allemand, en espagnol… la conclusion s’impose rapidement : ce catamaran diffusé de 1996 à 2007 est unanimement apprécié par les skippers, convoyeurs et équipiers de toutes nationalités. Ce n’est peut-être pas pour rien que le Bahia 46 est resté au catalogue de Fountaine Pajot pendant plus de 10 ans et qu’il a été diffusé à 176 exemplaires – un des plus grands succès du chantier. Pour le bureau d’études, ce 46 représente la quintessence de la collaboration entre les architectes Joubert/Nivelt et le designer Olivier Flahault, rien que ça ! Fidèle à la tendance de l’époque, le Bahia adopte des lignes arrondies. S’il conserve le rouf à casquette et les étraves camuses, caractéristiques du chantier, il adopte des coques plus larges que les précédents modèles. Pour autant, le 46 reste un catamaran au déplacement mesuré et bien toilé. Avec son ratio voilure/poids de 11,71 m2/t, il est relativement puissant et surtout affiche des performances qui feraient pâlir nombres de multicoques de grande série d'aujourd'hui…
Les ailerons qui portent le tirant d’eau à 1,30 m représentent un bon compromis entre cap correct au près et accès à la plage.
Des moyennes de plus de 10 nœuds !
Mais s'il est performant, il n'en n'oublie pas pour autant le confort, grâce à ses coques larges – ce qui grève il est vrai quelque peu le potentiel du bateau dans les petits airs. En clair, en dessous de 2 Beaufort, l’appui des moteurs – 2 x 38 ou 2 x 48 CV suivant les modèles – sera bienvenu. Toutefois, en optant pour une grand-voile à corne, un gennaker amuré sur un bout-dehors et des hélices repliables, il y a moyen de booster facilement le bateau… qui ne demande que ça ! Car, dès 10/12 nœuds de vent, le Bahia 46 vous étonnera par ses accélérations et surtout par son aisance à tenir des moyennes à deux chiffres. Au près, avec ses ailerons fixes, il s’en sort plutôt bien avec un cap proche des 50/55° du vent réel et une dérive plutôt faible. Mouvements doux, belle sensation de glisse, le plan Joubert/Nivelt est assurément l’un des catamarans – catégorie typé confort s’entend – les plus rapides et plaisants de sa catégorie en navigation. Et il présente l’avantage, comparé à des unités plus orientées performances, de tolérer une importante capacité de charge sans perdre trop de pêche… mais attention, ne nous faites pas écrire qu’un cata plein comme un œuf, c’est bien ; on ne le répétera jamais assez : l'ennemi à bord, c'est le poids !!!
Simple et dépouillé avec un poste de barre à l’arrière du rouf et des manœuvres au pied de mât, le Bahia 46 est aussi facile en nav qu'agréable au mouillage.
Plan de pont : sobre et efficace
Comparé au plan de pont des unités les plus récentes, le Bahia se distingue par son cockpit relativement court et une emprise du rouf limitée. Ici, pas de traverse arrière, mais tout de même de confortables assises autour d’une table arrondie à abattants. Il ne sera pas forcément évident de caser (à table, en tout cas) tout l’équipage d’une version chargée à bloc – dix à douze personnes. Ce cockpit est protégé du soleil et des intempéries sur la plupart des modèles par un bimini en toile ou une structure mixte toile/polyester. Les jupes arrière sont plutôt vastes et accessibles grâce à des marches – du grand classique. Les passavants et l’avant du rouf sont tout plats et bien dégagés, de sorte que la circulation vers les étraves est aisée. Le trampoline, d’une seule pièce, est immense, puisqu’il représente presque un quart de toute la surface disponible. Le poste de barre, légèrement surélevé, jouxte la face arrière du rouf. Le champ de vision du barreur sur les voiles est parfois réduit à néant si le bimini n’est pas équipé d’une partie amovible. A noter : si les drisses étaient reprises au mât sur les premiers modèles, elles ont été renvoyées au cockpit ensuite. De même, le poste de barre à tribord, entrée et table à bâbord ont évolué vers un poste de pilotage central, une entrée à bâbord et la table à tribord.
La nacelle donne le ton : priorité à la lumière ! Le volume, on le trouve plutôt dans les coques. La version charter offre jusqu’à 10 couchages.
Plus de volume dans les coques que dans la nacelle
Vous serez sans doute surpris par l’étroitesse de la porte du rouf, bien inférieure aux standards actuels… et par le volume mesuré de la nacelle. Pas si large, pas si haute, pas si longue, elle n’a rien à voir avec celle d’un 45 pieds actuel. Mais on y trouve l'essentiel, avec un carré en demi-cercle et une cuisine en U très pratique en mer. En revanche, la surface de plancher est limitée, et la table à cartes, dos à la marche, est clairement sacrifiée.
En revanche, les coques affichent un volume inédit pour l’époque. Du coup, on compte quatre cabinets de toilette et autant de cabines doubles dans la version charter, laquelle est le plus souvent épaulée par deux couchettes simples en coursive et deux autres dans les pointes avant. Le Bahia 46 est le premier modèle de Fountaine Pajot à proposer une version Propriétaire, qui dédie à ce dernier toute une coque – une formule qui depuis a fait florès. C’est bien sûr cette déclinaison qui retient le plus l’attention de voyageurs, et ils ont bien raison !
Le Bahia 46 est donc un excellent support pour le grand voyage en famille. Avec ses 400 litres de gazole et 800 litres d’eau, il offre une excellente autonomie. Privilégiez la version Propriétaire plutôt que la Charter, même si la première est plus difficile à dénicher : ces unités ont le plus souvent mieux vieilli et bénéficient le plus souvent d’un excellent niveau d’équipement. Le Bahia reste aujourd'hui parfaitement d'actualité, marin, fiable, et surtout… accessible !
Si vous la trouvez, la version Propriétaire vous offrira des aménagements au top !
Les plus
Robustesse générale et bonne tenue des emménagements
Bonnes performances dès le médium
Capacité de charge compatible avec la grande croisière tout confort
Les moins
Paresseux en dessous de 10 nœuds de vent
Pas de retours de manœuvre vers le poste de barre sur les premiers modèles
Table à cartes dos à la route
Les points à vérifier
Pas de loup en ce qui concerne la structure, le gréement et ses ancrages : le Bahia 46 est incontestablement bien construit, qualité qui lui permet de se prêter à de grandes traversées et à un programme de grand voyage. Seul hic, la plupart des modèles, exploités en location, ont vu défiler des milliers de milles entre leurs deux coques. Les points à surveiller sont donc logiquement les pièces d’usure. Câbles inox, transmission barre/safrans, vannes – et plomberie en général – moteurs et périphériques, bloqueurs sont autant de points à vérifier de près avant de repartir.
Fiche technique
Longueur de coque 14 m
Longueur à la flottaison 13,66 m
Largeur 7,4 m
Tirant d’eau 1,30 m
Poids 10,5 t
Voilure au près 123 m2
Grand-voile 72 m2
Génois 51 m2
Cabines 3 ou 4
Moteur IB 2 x 38 ou 48 CV
Matériau Sandwich polyester
Architecte Joubert/Nivelt
Design Olivier Flahault
Constructeur Fountaine Pajot
Production 176 exemplaires de 1996 à 2007
Prix occasion A partir de 170 000 euros HT