L'histoire du chantier Fountaine-Pajot est à jamais liée à l'incroyable développement du catamaran de croisière depuis plus de 30 ans. Mais depuis la naissance du chantier et son emblématique Louisiane 37, que de chemin parcouru pour arriver aujourd'hui au Galathéa 65…
Infos pratiques
- Le chantier : Galathea 65
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Bienvenue à bord…
Présenté pour la première fois au public lors du salon de Cannes l'année dernière, le Galathéa 65 se positionne dans la gamme du chantier au sommet, dans la fameuse Flagship Class. Il s'agit ni plus ni moins de rassembler sous cette appellation les catamarans haut de gamme du chantier. Aujourd'hui, seuls les Eleuthera et Galathéa 65 en voile et les trawlers Cumberland et Queensland 55 ont le droit d'arborer ce prestigieux logo. En approchant du ponton des Marines de Cogolin dans le golfe de St-Tropez où nous attend notre Galathéa d'essai, on découvre un catamaran fin et élancé, un beau voilier qui ne dépare finalement pas au milieu des magnifiques gréements arrivés pour les Voiles de St-Tropez. Grâce aux larges marches des jupes arrière, on accède facilement à bord et on pénètre dans le cockpit. Ici, le chantier n'a pas fait les choses à moitié, puisque la table pourra accueillir facilement jusqu'à huit personnes, tandis qu'il restera de la place pour les amis sur les véritables canapés bordant cet espace bien protégé par le bimini rigide et qui se transformera au mouillage de St-Barth ou de Portofino en lieu de réception apprécié. Et cela sans compter le bain de soleil recouvrant l'annexe. Un endroit aussi agréable à utiliser qu'utile, puisque permettant de protéger l'annexe des agressions du soleil ou des embruns. Une idée excellente, même si l'accrochage de l'annexe peut devenir du coup un peu "sportif" !
Le Galathéa 65 est doté d'une belle carène qui lui permet d'évoluer au moindre souffle d'air…
Mais c'est en passant la large porte menant à l'intérieur que l'ambiance créée par le designer Jean-Jacques Coste prend toute sa dimension. A bâbord, la table basse bordée d'un élégant canapé se transforme en un tournemain en table de salle à manger pour 10 à 12 personnes. En face, on trouve la cuisine à l'américaine, avec un large bar et un plan de travail… gigantesque. Cette cuisine permettra au chef de régaler les invités ! Enfin, dernier espace dans ce carré taille XXL, la table à cartes est positionnée à l'avant, dans le sens de la marche. On pourra y effectuer son quart de nuit dans le plus grand confort, bien au chaud et avec une vue à 360° sur l'horizon. Au mouillage, un système simple mais astucieux permet de changer le sens du dossier de l'assise, et ainsi d'offrir une banquette supplémentaire pour deux personnes côté table. Ce Galathéa, n°3 de la série, est une version propriétaire. La coque bâbord lui est dédiée avec une très belle suite dotée d’un lit double queen-size en travers de la marche, une belle salle de bains, un espace salon et un bureau bibliothèque, tandis qu'à l'avant de cet espace dédié à l'armateur, on découvre une cabine qui pourra parfaitement recevoir soit des invités ou les enfants des propriétaires, et enfin une cabine pour l'équipage. Partout, on trouve de nombreux rangements qui faciliteront la vie à bord… Dans la coque tribord, on trouve trois autres cabines doubles avec leur salle de bains. A noter que le chantier propose une version dotée de six cabines doubles, plus deux cabines d'équipage, pour les Galathéa amenés à travailler en charter de luxe ! Les aménagements sont pratiques, et même si on peut regretter le manque de rangements, la vie à bord du Galathea sera très agréable. Le chantier a fait de très gros efforts pour proposer un bateau haut de gamme avec une finition à la hauteur de ses ambitions. La gestion des espaces, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, tout comme le travail sur le design général sont remarquables. Sur ce type d'unité, il est nécessaire de permettre au propriétaire de laisser libre cours à son imagination. Le chantier propose donc toute une palette de possibilités d'ambiance différentes, pour permettre à tout un chacun de profiter au maximum de son bateau. C'est le plus de cette Flagship Class !
Pas de fly sur le Galathéa, mais un bain de soleil particulièrement appréciable…
Un plan de pont novateur et fluide
Mais un catamaran, aussi luxueux soit-il, est avant tout fait pour naviguer. Et à ce titre, le Galathéa a un potentiel plutôt intéressant. Chez Fountaine-Pajot, héritage de la course oblige, on a toujours beaucoup travaillé sur l'ergonomie, le confort et la facilité que doit offrir un plan de pont. Et sur ce Galathéa, le bureau d'études a montré tout son savoir-faire. Le choix du chantier a été de ne pas proposer un fly-bridge, comme la plupart de ses concurrents, mais un poste de barre surélevé à tribord auquel on accède par quelques marches soit via le carré, soit par le large passavant. Les nombreuses mains courantes sont sécurisantes et rassureront l'équipage le moins amariné comme le skipper confirmé les jours de gros temps. Le siège de barre est confortable et grand, puisque trois adultes y tiennent à l'aise. La console de barre est pratique, et toutes les informations nécessaires sont disponibles. Devant cette console, on trouve une batterie de quatre winches électriques Harken (trois de 70, un de 60) et une baille à bout capable d'avaler toutes les drisses et autres écoutes qui y arrivent. La position à la barre, debout comme assis, offre une excellente vision sur tout le plan d'eau, sans pour autant être trop exposé. A la barre de ce grand catamaran, on se sentira en sécurité même par gros temps, dans cet espace fermé de tous côtés et où l’on peut se cramponner. Par beau temps, ou dans les alizés, nul doute que ce sera l'endroit de prédilection des membres de l'équipage… Autre challenge réussi, la position devant la batterie de winches est ergonomique, et on se laisse prendre à régler les voiles comme sur un class America… ou presque ! De cet espace, on pourra manœuvrer seul ce grand catamaran, bien aidé par un accastillage bien conçu et la fée électricité qui rend chaque manœuvre d'une facilité déconcertante. Attention, toutefois, à ne pas oublier que les forces sur ce type de bateau sont tout simplement énormes et qu'une bonne anticipation est plus que nécessaire. Mais rassurez-vous, si vous ne vous sentez pas de gérer un catamaran de 65 pieds, tout a été prévu pour qu'un équipage pro puisse le faire à votre place… et vous laisser profiter pleinement des espaces à votre disposition. D'ailleurs, à ce sujet, l'un des musts du Galathéa est le bain de soleil sur le bimini. Au centre, à côté du poste de barre, un gigantesque bain de soleil accueillera jusqu'à quatre personnes pour une séance bronzage, en navigation comme au mouillage. Et puis, il y a le salon de pont, qui prend place à bâbord, surélevé comme le poste de barre et qui offre un espace vraiment agréable. Six personnes pourront y deviser en vis-à-vis, profitant à la fois de la vue, du soleil et de l'air rafraîchissant sous le chaud soleil des Caraïbes… Le top !
Derrière la batterie de winches, on se prend vite au jeu des réglages…
Sous voile… et au moteur !
Nous n'avions qu'un créneau très court pour tester le navire amiral de la flotte Fountaine-Pajot, et malheureusement, si le soleil était de la partie, le vent s'est obstiné à rester aux abonnés absents. Pas le moindre souffle d'air, ne serait-ce que pour gonfler les pourtant très belles voiles signées Incidences. La GV à corne en Hydranet entièrement lattée de 134 m2 et le gennaker sur emmagasineur de 160 m2 ont finalement réussi à déhaler les 30 tonnes (en charge) du Galathéa, pour nous offrir un run à… 2 nœuds, dans un souffle à peine sensible de 4 nœuds ! Finalement pas si mal, mais après quelques minutes à jouer sur toutes les manœuvres pour tenter d'avancer, le vent est complètement et définitivement tombé. La veille de notre essai, une brise de 15 nœuds soufflait dans la baie de St-Tropez, et le Galathéa en a profité pour s'offrir un joli galop à 9,5 nœuds sous gennaker, et à naviguer aux allures plus proches du vent à 7,5 nœuds. A confirmer lors d'un essai plus long et surtout plus venté : nous n'hésiterons pas à nous sacrifier et partir une semaine à bord aux Antilles pour pouvoir le tester grandeur nature… Puisque le vent nous abandonne, nous profitons du beau temps pour vérifier les capacités du Galathéa à naviguer au moteur. Car même si ce catamaran est avant tout un voilier, on sait bien que les impératifs de la vie moderne obligent parfois, et même souvent, le skipper de ce type d'unité à mettre en avant la risée diesel pour arriver à l'heure à un rendez-vous. Nous voilà donc dans la baie de St-Tropez, à jouer avec les manettes de gaz et profiter de l'agréable poste de barre. Pas de surprise, sur un seul moteur à 1800 t/mn, le catamaran trottine gentiment à 7,5 nœuds, contre 8,7 nœuds avec les deux propulseurs. Une vitesse de croisière agréable, confortable et surtout pas trop gourmande en diesel. A 2700 t/mn, le Galathéa, toujours sur une mer d'huile et dans des conditions idéales, nous emmène à 11 nœuds, sans ressentir ni vibration, ni nuisances sonores. Un très bon point donc à la fois pour la qualité de l'isolation phonique et pour le choix de la motorisation de ce bateau d'essai : 2 x 150 CV avec hélices tripales repliables.
A l'intérieur, l'ambiance est chaleureuse et haut de gamme.
Conclusion
Après trois (trop) petites heures de navigation, il est temps de rendre notre beau bateau à son propriétaire. Le retour au port n'est qu'une formalité, même s’il faut un sacré coup de main pour effectuer les manœuvres d'accostage. Près de 20 m de long sur 9,5 de large, ça cause. Aucun des Galathéa construits ne l'a été pour l'instant avec propulseurs d'étraves. Mais selon le programme de votre bateau, c'est une option qui devrait être envisagée. En quittant le bord de ce catamaran, force est de reconnaître que le chantier a réussi son pari de proposer un beau voilier, offrant des aménagements haut de gamme, capable de répondre aux attentes d'un armateur à la recherche d'une unité prestigieuse pour du charter de luxe, ou pour emmener sa famille et ses amis au bout du monde.
La table à cartes avec son astucieux siège réversible. On appréciera d'y effectuer son quart de nuit.
Les Plus
- Design intérieur - La gestion des espaces, à l'intérieur comme à l'extérieur - Le plan de pont et le poste de barre
Les Moins
- Pas de sensation à la barre - Un prix de vente au-dessus des concurrents directs
LES CONCURRENTS
Modèle Architecte Constructeur SV au près en m2 Poids en t Prix HT en euros Lagoon 620 VPLP Lagoon 230 27 1 050 000 Privilège 615 M. Lombard Alliaura 214 22 1 435 000 Sunreef 64 Sunreef Sunreef 215 28 1 250 000
Fiche technique
Longueur de coque : 19,35 m Longueur à la flottaison : 18,72 m Largeur : 9,50 m Tirant d'eau : 1,55 m Tirant d'air : 26 m Déplacement lège : 23 600 kg Déplacement en charge : 30 600 kg Surface GV : 134 m2 Génois : 78 m2 Eau douce : 1 050 l Gasoil : 1 400 l Motorisation standard : 2 x 110 CV Architectes : Berrets Racoupeau Yacht Design Designer : Coste Design & Partners Tarif de la version Maestro : à partir de 1 732 250 euros HT Tarif de la version 6 cabines : à partir de 1 763 000 euros HT
Détails du bateau

01 : Le salon de pont, pendant à bâbord du poste de barre, est particulièrement agréable, au mouillage comme en navigation. Un espace qui sera toujours occupé, n'en doutons pas !

02 : Agréable, confortable et sécurisant, le choix du poste de barre surélevé permet de dégager toutes les manœuvres du cockpit qui est ainsi uniquement un lieu de vie. Facile d'accès, cet espace est en outre vraiment confortable. Trois adultes y tiennent à l'aise, tandis qu'un 4e peut s'amuser à régler les voiles devant la batterie de winches.

03 : Le cockpit est bien protégé par le bimini rigide et offre un espace digne… d'une salle de réception.

04 : Le beau jeu de voiles signé Incidences est en Hydranet avec coupe tri-radiale. On hisse la GV et on déroule le génois avec des winches électriques. Facile et pratique même en équipage réduit !

05 : Derrière la table de cockpit, le bain de soleil qui recouvre… l'annexe. Le système a l'avantage de protéger le dinghy des intempéries et d'offrir encore un lieu supplémentaire de farniente.

06 : Ce n'est plus une jupe… mais une robe du soir ! Un portillon en tube d'aluminium protège l'accès en navigation. Mais au mouillage, l'accès à l'eau est facilité par des jupes d'une grande largeur. On devrait même pouvoir y gréer une planche à voile…

07 : Volumineuses, lumineuses, confortables et… climatisées, les cabines offrent un confort haut de gamme.
