Maximum de surface habitable, stabilité et faible consommation sont les maîtres mots pour décrire le Highland 35. Des avantages importants qui ont définitivement lancé le catamaran à moteur. Et aujourd'hui, ce powercat est une excellente affaire !
Infos pratiques
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Successeur du Greenland 34, qui avait permis au chantier Fountaine Pajot au début des années 2000 de se lancer dans le catamaran moteur habitable de 10 mètres, le Highland 35 devient le point d'entrée d'une gamme complète, qui comprend le Summerland 40, le Cumberland 44 et le Queensland 55. Si les plus grand modèles sont des catamarans aux dimensions imposantes, le petit frère, avec ses 10,35 mètres de longueur hors tout et surtout sa largeur de 4,40 mètres, est le bateau passe-partout par excellence, et il est en plus super polyvalent. La clientèle ne s’y est pas trompée : produit à 68 exemplaires de 2005 à 2011, il a fait le bonheur de beaucoup d'anciens passionnés de voile, mais aussi et surtout de plaisanciers désireux d’autonomie et de confort, de bases de location souhaitant des unités au fonctionnement économique et le plus souvent faciles à manœuvrer en équipage réduit, tout en ayant un espace habitable record. Un catamaran qui offre en plus la faculté, grâce à sa largeur de seulement 4,40 m, de rentrer au port le soir ! A sa sortie, il était disponible en deux versions : Duo (deux cabines doubles et deux cabinets de toilette) ou Trio (deux cabines doubles dans la coque tribord et une grande pour le propriétaire à bâbord).

Une super autonomie
Grâce sa bi-motorisation Volvo Penta diesel D2 de 2 x 75 chevaux ou de 2 x 110 chevaux au maximum, le Highland peut parcourir de nombreux milles. Ses deux moteurs sont placés dans des salles de machines indépendantes de l’habitacle. Les avantages sont nombreux : facilité de la maintenance, meilleure accessibilité et également silence dans les espaces à vivre. Au niveau de son coût d'utilisation, il est plutôt économique, puisqu'à la vitesse de croisière de 6 à 7 nœuds il faut compter 5 litres par heure, et ce, quelle que soit la motorisation. Cela lui octroie une autonomie de 1000 milles. Parfait pour éviter de passer à la pompe après une longue traversée et pour pouvoir profiter des mouillages, où, en bon catamaran, il est beaucoup plus agréable qu’un monocoque. Dès que l’on passe en mode croisière rapide, la différence entre les deux motorisations se fait sentir. A 12 nœuds avec le 2 x 75 CV et à 16 nœuds avec le 2 x 110 CV, l'autonomie passe à 450 milles avec 12 l/h. Enfin, en vitesse maxi, la version avec "petite motorisation" se satisfera d'un petit 16 nœuds, alors que la version 2 x 110 CV atteindra presque les 20 nœuds, engloutissant respectivement 18 et 21 l/h.
Plus que ses performances pures, c'est la capacité de l'Highland à passer dans la mer en souplesse et à moyenne élevée qui est vraiment agréable. Un must quand on vient du monocoque…
Pilotage aisé
Equipé de ses deux postes de pilotage (sur le fly ou à l'intérieur), le Highland 35 Pilot reste ainsi agréable quelles que soient les conditions météo rencontrées. Le premier poste très complet, sur le fly, est ergonomique et bien protégé par un saute-vent en plexi et par un bimini pour le soleil et des joues transparentes pour la pluie en option. Le second poste, intérieur, peut être maître par rapport à celui du flybridge, et propose alors siège, barre à roue et console. Autre option, il est annexe par rapport au fly, et s'offrent alors une commode et un frigo à la place du siège, et juste les commandes de gaz et du pilote automatique à la place de la barre à roue. Les instruments de navigation (loch, radar) peuvent trouver place sur les deux postes indifféremment. Les ailerons soutenant les lignes d’arbres sont rapportés aux voûtes des coques, et constituent une sécurité accrue dans le cas de rencontre fortuite avec des hauts-fonds.
Habitabilité maximum
Des espaces à vivre bien définis pour chaque moment de la journée caractérisent le Highland 35. On accède au pont principal par un cockpit protégé de plus de 9 m2, offrant une belle surface pour les repas extérieurs, qui donne directement sur le carré. A l’abri du soleil et du vent, on peut y déjeuner confortablement avec un accès facile à la cuisine dotée d’un passe-plat ouvert directement sur le cockpit par une baie coulissante. L’organisation du carré est simple et efficace : banquette en U autour de la table, cuisine équipée avec évier, plaque de cuisson et four de part et d’autre d’une allée centrale conduisant aux accès latéraux des cabines et au poste de pilotage table à cartes/bureau. Le tout est lumineux avec les boiseries en sycomore, et très agréable car bénéficiant de la vue sur mer panoramique. Ce lieu convivial est idéal pour la circulation, et offre également des rangements volumineux et astucieux pour vos voyages en mer. On regrette simplement que le système d'aération par la baille à mouillage ne soit pas plus efficace, et que le four, contrairement au Greenland, soit un modèle électrique du commerce au lieu d’un grand four marin. Le Highland profite aussi d'un immense fly muni, en plus du poste de pilotage, d'une surface de banquettes pour 6 personnes. L’évolution par rapport au Greenland est un vaste bain de soleil doté de matelas épais (2,20 m x 1,40 m). En navigation ou au mouillage, cet endroit convivial et confortable, avec vue panoramique, est facilement accessible grâce à la stabilité de la plate-forme.
Conclusion
Malgré sa petite taille, le Highland 35 tire son épingle du jeu et est un super compromis pour la croisière côtière ou semi-hauturière, car ses atouts sont nombreux. Côté vie à bord, il a la stabilité, les espaces multiples et le volume intérieur ; côté navigation, il a le passage en mer, les performances et la sobriété ; enfin, côté polyvalence, ses différentes versions et combinaisons permettent de trouver le bateau qui vous correspond vraiment !
Descriptif technique
Prix neuf en 2010 : 288 251 € TTC avec 2 x 110 CV Volvo D3
Prix occasion : De 130 000 à 200 000 € selon année/équipement
Longueur : 10,35 m
Largeur : 4,40 m
Tirant d’eau : 0,95 m
Poids lège : 6 300 kg
Charge maxi : 3 200 kg
Moteur : Volvo Penta 2 x 110 CV ou 2 x 75 CV
Carburant : 2 x 400 l
Eau douce : 300 l
Cabines : 2/4 – 3/6 couchages
Constructeur : Fountaine Pajot
Architecte : Joubert-Nivelt
Vitesse maxi : 19 nœuds
Vitesse de croisière : 15,5 nœuds
Conso en croisière : 26 l/h
Homologation : cat. B/8 pers. – cat. C/12 pers.
+
Le fait qu'il ne soit pas trop large permet de trouver partout une place dans un port, et d’y manœuvrer facilement
La surface habitable est presque deux fois supérieure à celle d'un trawler monocoque de même longueur
L’autonomie et l’économie d’utilisation records : 5 litres à l’heure à 6 nœuds
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Le système d'aération n’est pas très efficace et nécessite une amélioration
Le four de la cuisine ne va pas motiver le "cook" à faire des merveilles
Le lit de la cabine avant en version Trio est un peu étroit, et convient mieux à un seul adulte ou à deux enfants
LES POINTS A VERIFIER
Les coques, la nacelle et le roof ont été moulés en sandwich mousse/verre/polyester sous infusion et les fonds en monolithique. La structure, bien construite par le chantier à l’expérience trentenaire, ne présentent pas de soucis de vieillissement dans le temps, sauf accident mal réparé. Attention toutefois aux nombres de milles parcourus par certaines unités. Il est nécessaire de se pencher sérieusement sur la motorisation et de vérifier soigneusement l’entretien qu’elle a reçu au cours de sa vie. Pour le reste, seule une usure de l’accastillage et de la quincaillerie, un peu sous-dimensionnés, devra faire l’objet d’une attention particulière, la fiabilité général du bateau n’ayant jamais fait l’objet de commentaires négatifs.