Le remplaçant du Leopard 39 accueille avec plus d’aisance encore, dans moins de 12 mètres de coques, un équipage de 6 à 8 personnes. Son vrai plus ? Une nacelle XXL avec une ouverture sur le cockpit, une autre sur la plage avant.
Infos pratiques
- Le chantier : Leopard 40 (2015)
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Pour éviter toute confusion, précisons d’entrée que nous parlons ici du modèle diffusé depuis 2015, et non du modèle lancé en 2006, antérieur au Leopard 39. Notre 40 est donc très récent, mais un focus occasion est opportun pour au moins deux raisons. D’abord, parce que la production du Leopard 40 devrait cesser cette année, remplacée semble-t-il par un 42. Ensuite, parce que certains exemplaires vont bientôt sortir des flottes Sunsail/The Moorings. Sur les 216 exemplaires construits à ce jour, à peu près 140 ont été exploités en location ; oui mais voilà, Irma est passé par les bases arrière des loueurs aux îles Vierges britanniques comme à Saint-Martin, éclaircissant d’une manière significative la flotte des Leopard 40 (millésimes 2015 à 2017). Ce modèle pourrait donc se révéler plus rare qu’on aurait pu le penser sur le marché de l’occasion. Ces exemplaires proposés à la vente seront visibles sur Sunsail Brokerage. Quant aux occasions proposées par les propriétaires privés, une demi-dizaine est d’ores et déjà proposée sur le marché – consultez le site Leopard Brokerage.
L’intérêt majeur de ce modèle ? Sa taille ! 40 pieds, c’est un peu la taille minimum du vrai catamaran de croisière. Celui tout juste capable d’accueillir deux familles pendant une ou deux semaines de location, mais aussi de devenir la maison de deux adultes et leurs enfants. Et ce, pour un prix minimum, puisque le gros de l’offre, excepté quelques modèles, démarre donc peu ou prou à 12 mètres.
Plus de surfaces vitrées
Quoi de neuf sur le Leopard 40, comparé au 39 ? Des lignes plus modernes, plus de surfaces vitrées, et surtout une porte avant pour la nacelle. Avec ses 44 et 48, le chantier avait défrayé la chronique dès 2011 en proposant des cockpits avant, et surtout une porte les reliant directement à la nacelle. Le 40 continue donc sur la lancée de ses grands frères, mais sans le cockpit. Il se contente de quelques marches pour un accès aisé aux coffres avant, au mouillage – et au trampoline. La circulation autour du rouf, largement débordé par une casquette afin de limiter l’effet de serre, est fluide et sûre grâce à la grande largeur des passavants, aux nombreuses mains courantes et au joint caoutchouc qui ceinture les superstructures. Pour accéder au lazy-bag de la grand-voile, des marches sont découpées à l’arrière tribord. Possibilité de marcher sur le bimini particulièrement couvrant, c’est du costaud…
Le cockpit est donc parfaitement protégé des embruns et du soleil. Il présente une table et des banquettes en U – avec les deux tabourets du bord, on peut manger à huit. Protégé par un mini bimini – rigide lui aussi –, le barreur dispose d’une banquette assez grande – 107 cm – pour qu’on lui tienne compagnie. A sa portée, la barre et les commandes moteur, bien sûr, mais également deux winches et une batterie de bloqueurs. Toutes les manœuvres y reviennent. Pour le réglage de la grand-voile, le chantier a abandonné la barre d’écoute au profit de deux palans autonomes et angulés.
Taillé pour la brise
Les deux moteurs permettent de s’extirper d’une place très encombrée : avec la barre au neutre, jouer sur les manettes des gaz permet de pivoter sur place. Grand-voile haute – corne en option et Code 0 déroulé –, le Leopard 40 fait preuve d’une étonnante agilité ; lors de nos essais, nous avions relevé 4,6 nœuds par 7 nœuds de vent réel, et même 5,8 par 9 nœuds de vent. Sous génois, à 55° du vent monté à 11 nœuds, nous sommes parvenus à accrocher les 5,5 nœuds. Un coup d’œil sur le sillage, et la trace sur l’écran confirme que la dérive est quasi insignifiante. Des performances honnêtes et une parfaite douceur de barre, un bon point pour ce catamaran pur croiseur. Avec des hélices repliables au lieu de des deux tripales fixes livrées en standard, ce n’est pas loin d’un nœud de mieux qu’on peut espérer. Les polaires fournies par les architectes promettent une vitesse moyenne de 12 nœuds sous gennaker par 16 nœuds de vent. Le 40 aime donc la brise !

Circulation en diagonale dans la nacelle
A l’intérieur, pas de seuil, mais une large ouverture de 1,84 m de haut pour retrouver dans la nacelle 20 cm de hauteur sous barrot en plus. On est immédiatement bluffé par la lumière naturelle dispensée par les généreux vitrages et la facilité de circulation. C’est que la disposition retenue dans la nacelle est inhabituelle : la cuisine, traditionnellement contre le cockpit à bâbord – la porte côté cockpit est décalée sur tribord – est repoussée à l’avant tribord. Un twist avec le carré… qui prend sa place. Lequel perd deux côtés dans le voyage, ce qui contraint l’usage de tabourets pour réunir un équipage nombreux. Le passage naturel s’effectue donc en diagonale, d’une porte à l’autre. Et ça marche ! La table à cartes, elle, reste bien en place dans l’angle bâbord avant de la nacelle. Vue imprenable sur la route. L’accès aux cabines est soigné avec une large découpe au-dessus des têtes et des robustes garde-fous inox. La coque tribord est réservée au propriétaire. Large couchette arrière, rangements, équipets, penderie, bureau et salle d’eau XXL, vous serez mieux qu’à la maison. En face, à bâbord, deux cabines soignées partagent le même cabinet de toilette – une formule rationnelle selon nous, plutôt que de diviser en deux un volume déjà forcément réduit dans une coque de 12 mètres, aussi large soit-elle avec ses redans.
Conclusion
Le Leopard 40 a été produit à une petite centaine d’exemplaires en version Propriétaire ; cette déclinaison présente l’avantage d’offrir une coque avec une seule cabine, et parfois des options séduisantes comme le pont teck. Ce sont bien sûr ces modèles qui seront les plus recherchés. Pour autant, la version quatre cabines est tout à fait adaptée à un programme de grand voyage en famille.
Les points à vérifier
Chez Robertson & Caine, la location, on connaît… Partenaire depuis 25 ans avec le loueur The Moorings – puis Sunsail –, le chantier sud-africain conçoit ses catamarans suivant un cahier des charges très spécifique. Robustesse générale, facilité de manœuvres, confort, accessibilité, entretien aisé prennent ici tout leur sens. Au final, les qualités des Leopard n’ont pas échappé aux utilisateurs privés, qui ont exprimé le souhait d’en acheter. Le Leopard 40, à peine âgé de 5 ans, est donc un catamaran sain et toujours en pleine forme. En revanche, 30 semaines d’exploitation par an ont certainement grillé le jeu de voile – s’il est d’origine – et beaucoup sollicité les moteurs.
Les plus
Table à cartes face à la route
Bon comportement dans la brise
Robustesse générale
Les moins
Manque de punch dans les petits airs, surtout avec la GV standard
Peu d’assises fixes dans le carré
Mauvaise visibilité vers l’étrave bâbord depuis le poste de barre

Fiche technique
Constructeur Robertson & Caine
Longueur de coque 11,99 m
Longueur à la flottaison 11,62 m
Largeur 6,72 m
Tirant d’eau 1,35 m
Déplacement 10 530 kg
Surface de voile au près 80,9/95,9 m2
Génois 39,5 m2
Grand-voile 41,4/56,4 m2
Gennaker 94 m2
Motorisation Yanmar 2 x 29 CV
Réservoirs carburant 780 l
Réservoirs eau 360 l
Construction sandwich balsa infusion
Architectes Simonis/Voogd
Certification CE A pour 10 personnes
Prix à partir de 200 000 €