Un BMS en cours, 35 nœuds en rafale par le travers, 2 à 3 mètres de vagues et une houle croisée de 3 à 4 secondes : ce sont les conditions expérimentées lors d’un convoyage express de Canet-en-Roussillon à La Grande-Motte. Une météo agitée mais finalement presque idéale pour passer à la loupe les qualités de navigation et les sources de production d’énergie de l’un des catamarans les plus éco-friendly du marché… Bienvenue à bord du New Windelo 54, tout fraîchement primé au Multihull of The Year dans la catégorie IMS Premiere.
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Conditions : 10 à 30 nœuds de vent, mer peu agitée à forte
« Fortes rafales, fortes rafales »
Le bulletin diffusé à la VHF de ce matin de printemps ne laisse planer aucun doute quant à l’ambiance de la navigation à venir dans les prochaines heures ; notre convoyage de Canet-en-Roussillon à La Grande-Motte pour rejoindre l’International Multihull Show promet d’être agité ! Le coup de marin, ce vent qui vient du large, a duré quelques jours et a laissé sur le plan d’eau une houle forte, hachée et croisée. Le vent est tombé dans la nuit et ne s’est pas encore calé dans un régime d’ouest annoncé vigoureux. Pour l’heure, le matin est clair et les surfeurs de Canet profitent de vagues assez propres. Le déroulé météo des prochaines heures est aussi limpide que le ciel : il faut s’attendre à une navigation avec de l’air.
Amarré devant les locaux de Windelo, à quelques encablures des bâtiments du chantier Catana, le New 54 Yachting, qui complète les versions Adventure et Sport, dévoile une allure racée. Je garderai pendant toute la durée de l’essai cette première impression : ce catamaran est décidément séduisant sous tous les angles. Deux coques très effilées, une ligne de pont tendue et un rouf épuré et reculé : le message est clair, on ne se trouve pas en face d’un multicoque destiné au charter, mais bien en face d’un catamaran de Propriétaire avant tout optimisé pour la performance. Un mot sur le nouveau plan de pont et le design intérieur : on oublie les lignes coupées à la serpe de l’ancien 54, pour adopter un design bien plus doux inspiré des vagues.
Les panneaux solaires recouvrant la quasi-totalité du rouf sont, avec la grande éolienne placée en arrière de la casquette, des signaux forts quant à l’engagement écologique de Windelo.
Le jeune chantier fondé en 2019 a su regrouper autour de ses catamarans une communauté désireuse de naviguer aussi bien sur des multicoques performants que sur des unités ayant un faible impact environnemental.
Un catamaran bien plus respectueux de l’environnement
Le profil de la clientèle Windelo, selon Stéphane Groves, le directeur commercial, se compose à 80 % de navigants tour-du-mondistes attachés avant tout aux qualités de navigation et de vie à bord, mais également réceptifs aux problématiques écologiques. Une analyse confirmée par la dynamique italienne Stefania Quaglino, toute récente propriétaire d’Electtra, un New Windelo 54 en attente de départ pour un tour de Méditerranée préalable à un tour du monde : « Si le confort et la possibilité de manœuvrer depuis l’intérieur ont été des éléments importants, la « Green Technologie » retenue par le chantier est sans doute l’élément le plus important dans notre choix. Avec mon mari, nous sommes très soucieux de préserver la planète et Windelo fait tout pour assurer une navigation la plus vertueuse possible. »
La construction en matériaux recyclés et bio-sourcés des Windelo passe par un composite en sandwich écoresponsable. Il marie la fibre de basalte et la mousse de PET issue du recyclage des bouteilles en plastique, permettant de réduire l’empreinte carbone des multicoques. Cette mousse représente 56 % des matériaux utilisés dans la construction de la coque et des cloisons.
La fibre de basalte, employée elle aussi pour la coque, est une fibre volcanique permettant une bonne résistance aux vibrations. Elle permet de conserver un rapport poids-résistance élevé et donne à la coque sa robustesse et sa légèreté. Cerise sur le gâteau, la fibre de basalte peut être entièrement recyclée grâce à une refonte. Ajoutez à cela une propulsion électrique, une production d’énergie issue des panneaux solaires, de l’éolien et de l’hydrogénération, et vous obtenez un catamaran bien plus respectueux de l’environnement que les multicoques équivalents sur le marché.
Il est à présent temps pour Stéphane Groves et Pierre Leprieur d’installer la galette du Code 0 en bout d’espar. Les deux employés de Windelo sont épaulés par Stuart Eichner, le distributeur nord-américain de la marque. Un winch installé sur le mât permet une mise à poste rapide. Il reste à sécuriser l’intérieur du catamaran et à vérifier les bosses de ris afin de prendre le large dans les meilleures conditions… avant que le vent ne monte.
Nous sommes accompagnés dans cette navigation par un Windelo 50, qui rejoint lui aussi la grande messe des multicoques de La Grande-Motte.
L’annonce du BMS a clairsemé le plan d’eau. La fenêtre de départ est extrêmement réduite car les prochains jours s’annoncent encore plus compliqués niveau météo, mais l’impératif d’assister à un salon incontournable pour tout constructeur de multicoques presse le départ.
« Le marché américain est prêt »
Le temps de gréer, Stuart Eichner revient sur la présence de Windelo sur le marché américain et l’accueil du public lors du précédent Miami International Boat Show : « Nous estimons que le marché américain est prêt, nous avons eu énormément de gens intéressés par les qualités vertes de la navigation et de la propulsion du catamaran. La qualité de construction semble tenir toutes ses promesses pour conquérir un marché très exigeant. »
L’argumentaire pourrait se résumer aux données qui s’affichent sur l’écran renvoyé dans le cockpit intérieur : c’est là qu’on peut vérifier en permanence la production de la fameuse énergie verte !
Place à nos relevés in situ : l’état du parc batteries affiche 91 % sur bâbord et 96 sur tribord. Les deux heures écoulées depuis que nous sommes à bord ont permis d’effectuer une production éolienne d’un ampère, soit 48 W avec les 10 nœuds de vents relevés. S’il n’existe pas encore d’historique hebdomadaire et mensuel disponible, le chantier y travaille pour avoir la meilleure traçabilité possible de la production et de la consommation énergétique à bord. Pour l’heure, le software mis au point par Windelo permet de monitorer la propulsion électrique hybride et tout ce qui concerne l’énergie à bord.
On peut surveiller au cours de la navigation de manière très simple et intuitive les apports en solaire et la balance énergétique totale. L’écran affiche le solaire, l’éolien et l’hydrogénération. Cette dernière est possible à partir de 8 nœuds de vent, entraînant une perte de vitesse d’un nœud. Quand le catamaran dépasse les 11-12 nœuds, la vitesse globale n’est pratiquement plus affectée. La production d’énergie étant quand même un peu moins efficace au près avec une coque au vent susceptible de « ventiler » par moments, elle sera privilégiée aux allures portantes.
Les manœuvres d’envoi de voiles se font avec une facilité remarquable depuis le cockpit intérieur fermé.. Il faut dire que les drisses et les deux winches électriques situés à l’aplomb du pied de mât facilitent bien la tâche. La circulation est on ne peut plus fluide entre l’extérieur et l’intérieur. Trois marches permettent d’accéder à la pointe avant via le panneau de plastique souple escamotable. L’espace de proue dispose de deux trampolines à la surface contenue. Le rail d’écoute de voile d’avant autovireuse s’intègre discrètement dans le pont.
Le rouf équipé de panneaux antidérapants est accessible via des marches escamotables situées sur le pied de mât. Une petite gymnastique est nécessaire pour monter. Le dépouillement de la surface, dépourvue de bain de soleil ou autre flybridge, permet d’accéder en bout de bôme rapidement et sans se poser de questions. Un plus pour les manœuvres de nuit, les envois ou les affalages.
En une heure de navigation par temps léger, les batteries se sont rechargées de 3%
Il est 11 h : nous laissons la balise rouge du port sur tribord et envoyons la grand-voile puis le solent avec un cap au 347° dans un peu plus de 10 nœuds de vent réel. Une fois le catamaran réglé, la vitesse au près est de 6 nœuds à 30° du vent réel. La réactivité du Windelo dans le petit temps tient de l’évidence, et les dérives sabres jouent à plein pour assurer une bonne remontée au vent et garantir la vivacité des relances lors des virements de bord. Les commandes des dérives sont renvoyées dans le cockpit intérieur ; il est conseillé de relever les appendices à partir de 12 nœuds ou en cas de mer forte croisée, comme ce sera le cas un peu plus tard. A la barre, le New 54 est très réactif. On se croirait plus à bord d’un catamaran de sport que sur un multicoque de quasiment 13 tonnes. Le calme avant la tempête a du bon, la navigation est presque idéale, mais cela ne va pas durer…
Si les thermiques de beau temps de ce côté de la Méditerranée ont plutôt tendance à se caler dans le sud-est, ce qui faciliterait notre tâche pour relier La Grande-Motte avec un travers/portant agréable, les systèmes dépressionnaires génèrent quant à eux plutôt des régimes d’est. Ce qui signifie du près-bon plein avec la mer qui l’accompagne.
Une fois le bord de près terminé afin de pouvoir doubler le cap Leucate avec un dernier virement, on peut désormais abattre et relever 7 nœuds avec 13- 14 nœuds de vent. Le catamaran est stable, silencieux, rien ne claque. Il est temps de préparer le déjeuner. La consommation du bord est alors importante : le pilote, les plaques de cuisson, le four, l’électronique, la musique et le grand écran intérieur servant de renvoi des infos de navigation dans le carré sont allumés. Mais on recharge, aussi : en une heure de navigation, 3 % des batteries ont été gagnés avec les panneaux solaires et l’éolien. Le soleil est bien présent et le Canigou enneigé nous accompagne dans le sillage. A 13 h, l’envoi – simple et rapide – du Code 0 permet de passer à 9 nœuds en vitesse fond. Le ciel est toujours clair, le vent est régulier, la mer n’est pas encore trop formée et les voiles Incidence sont bien réglées – tout est au mieux dans le meilleur des mondes, en l’occurrence celui des multicoques de grande croisière.
Manœuvrer sans effort grâce au winch électrique
Puis, comme prévu, le vent monte rapidement à 23 nœuds. Compte tenu des prévisions météo, nous ne profitons pas longtemps de la belle voile d’avant et Stéphane pilote la manœuvre de réduction de toile. L’enroulage se fait sans effort grâce à l’aide du winch électrique et nous en profitons pour prendre un ris à la GV. Les 30 nœuds annoncés invitent à la prudence, il faut éviter la casse à quelques heures du début d’un important salon.
La visibilité sur l’avant depuis le cockpit intérieur est optimale et les ouvertures dans le roof permettent de visualiser presque entièrement la GV. Le solent est de nouveau à poste, le cap compas indique 33° et l’anémo continue de progresser.
Le ciel commence à virer du bleu azur au gris acier. La mer se forme rapidement, croisée, hachée et désagréable par le travers. Le vent est lui aussi travers, désormais relativement stable en direction et force. Avec 10 nœuds de vitesse au speedo pour 30 nœuds établis, le New Windelo 54 Yachting n’émet aucun son parasite de structure. La rigidité est de mise, tout comme la réactivité de la barre, bien utile pour contrer les assauts de la houle mal orientée. Malgré ces conditions difficiles, le catamaran réagit donc très bien et tient bon son cap.
Naviguer avec une ouverture sur l’extérieur tout en étant correctement protégé des embruns
Je branche le pilote automatique : il réagit aussitôt et corrige efficacement les embardées. Depuis le poste de barre à l’intérieur, l’ambiance est à la discussion de salon en jean et petit pull, à l’heure ou à bord d’autres multicoques les cirés et les bottes seraient de mise dans une tout autre ambiance. L’assise dans le cockpit est optimale pour contrôler la marche du catamaran avec les écoutes à portée de main, les réglages des voiles apparents et une visibilité permanente sur les équipiers du carré.
L’ouverture avant au niveau du pied de mât dans les panneaux permet de naviguer avec une ouverture sur l’extérieur tout en étant correctement protégés des embruns. L’apport d’air frais dans la cabine est un vrai plus.
La charge des batteries est terminée aux alentours de 15 heures alors que les conditions de vent et de mer se durcissent. Avec 35 nœuds de vent d’est en rafale et des vagues qui pointent leurs crêtes à un bon mètre au-dessus du bastingage par le travers (le pont étant lui-même situé à 2,80 m du niveau de l’eau), la navigation devient un peu plus musclée, mais s’appréhende vraiment différemment depuis le confortable cockpit. Aucune auloffée ou abattée intempestive ne vient perturber la marche rapide du Windelo, qui progresse à plus de 11 nœuds avec des pointes répétées à 15.
Le plan d’eau est vraiment cabossé, mais le catamaran reste sec et il n’est pas nécessaire de fermer le cockpit dans sa totalité malgré les nombreux embruns qui viennent mourir au niveau du pied de mât.
Cette navigation par mer forte est l’occasion de pointer quelques détails qui gagneraient à être revus. C’est le cas de la main courante intégrée dans le rouf. Visuellement très réussie, elle se termine cependant un peu trop tôt sur l’arrière et ne permet pas un déplacement serein faute de prise. A ce même niveau, la filière située un peu trop bas n’est pas saisissable, ce qui entraîne une sensation de vide lors des déplacements. Sur l’arrière, une main courante additionnelle serait bienvenue afin de pouvoir passer d’un bord à l’autre avec un grip correct.
Les baies vitrées intérieures ont laissé passer une petite quantité d’eau par les aérations situées à leur base. Un détail facilement corrigible, tout comme l’absence de loquet solide empêchant que la grande porte coulissante du cockpit ne se referme brusquement en navigation.
Les moteurs électriques contrent sans forcer le fardage vent de face
A l’arrière, le renvoi des infos de navigation sur l’écran du carré permet rapidement d’avoir toutes les données si l’on s’installe sur la très pratique couchette de veille. On ne boude pas son plaisir à bord, la sensation de glisse est omniprésente et les étraves déjouent cette mer croisée sans forcer. Très bien équilibré, le New Windelo 54 avale les milles, et la grande roue qui jouxte l’entrée du port de La Grande-Motte est désormais en vue alors que le jour commence à décliner.
Un problème survenu avec l’ordinateur de bord en fin de journée n’a malheureusement pas permis de suivre et de relever avec précision la consommation énergétique en temps réel. Mais la production d’énergie est malgré tout validée, puisque nous étions à 100 % de charge à l’issue de ces 70 milles. Le système assure donc au multicoque des navigations autonomes.
En approche du port peu après 19 h, les moteurs électriques sont allumés. La grand-voile est affalée et le solent roulé. La houle pousse le Windelo à plus de 7 nœuds entre les deux balises d’entrée. En approche, la motorisation électrique de 2 x 20 kW Bellmarine est pleinement sollicitée afin de présenter le multicoque dans une position d’approche de ponton optimale malgré le vent soutenu et les nombreuses unités déjà présentes pour le salon. Les baies vitrées latérales sont ouvertes afin d’assurer une bonne communication entre le poste de barre et les équipiers à la manœuvre. Le large écart entre les deux barres à roue permet d’envisager les opérations sereinement en contrôlant d’un rapide coup d’œil les flotteurs. Contrôlés depuis les fines manettes de gaz, les moteurs contrent sans forcer et sans à-coups le fardage du Windelo pour l’amarrer à sa place. La circulation sur le pont est fluide. On peut se déplacer rapidement d’un bord à l’autre pour placer les amarres. Coffres et taquets sont idéalement situés.
Conclusion
A l’heure où la nuit tombe sur La Grande-Motte, ce convoyage se clôture ; il a permis de mettre en évidence les très bonnes qualités de navigation du catamaran. On retient particulièrement la praticité du poste de barre intérieur, le confort de la couchette de veille, et la facilité d’envoi et de réglage des voiles. Mais la vraie singularité du New Windelo 54 est sa construction plus respectueuse de l’environnement que celle de la plupart de ses concurrents, et la possibilité de naviguer au long cours sans émettre de rejets carbonés.
Navigation écoresponsable : Check-list pour une navigation plus green
Sur l’eau, des gestes simples permettent d’optimiser notre rendement énergétique et réduire encore un peu plus notre empreinte carbone. Quelques conseils faciles à appliquer avant de larguer les amarres :
Des coques bien lisses réduisent la friction sur l’eau et facilitent la glisse. Une simple inspection avec un masque permet de voir l’état général des coques et des hélices.
Des cellules photovoltaïques sans saletés et bien dégagées tout comme des éoliennes dont la rotation est optimale sont des bonnes garanties de production satisfaisante d’énergie.
Faites régulièrement le tour des cabines pour éteindre toutes les lumières inutiles, ventilateurs et autres appareils électriques. Pensez à débrancher les chargeurs et éteindre les multiprises. Il n’y a pas de petite économie - sur le long terme le gain est notable ! Pensez également à gérer, pour les multicoques qui en sont équipés, la climatisation avec parcimonie : il s’agit d’un des plus importants postes de consommation électrique du bord.
Côté cuisine et salle de bain, une consommation raisonnée est aisée à mettre en place. Les collecteurs et les réducteurs de débit sont faciles à installer. Un réfrigérateur réglé au minimum est souvent suffisant pour garder des aliments frais. Evitons le gaspillage et les emballages intempestifs.
Plan de pont Zoom sur le Cockpit avant

Qualités marines indiscutables
Nouveau design très réussi
Cockpit avant séduisant
Sécurisation des déplacements sur le pont perfectible
Etanchéité et blocage de la baie vitrée avant à revoir
Descriptif technique
Architecte : Christophe Barreau
Matériau : sandwich basalte et mousse PET/PVC
Longueur : 16,46 m
Largeur : 7,98 m
Déplacement : 12,8 t
Tirant d’eau : 1,05/2,35 m
Grand-voile : 99 m2
Solent : 45 m2
Gennaker : 190 m2
Motorisation : 2 x 20 kW
Parc batteries : 1 120 Ah en 48 V
Générateur : 1 ou 2 x 18 kW
Carburant : 500 l
Eau : 400 l
Prix : à partir de 1 380 000 € HT
Prix du catamaran essayé : 1 794 730 € HT
Principales options en € HT
Pack électronique B&G : 19 840
Hélices trois pales repliables : 4 670
Balcon avant avec assise : 2 460
Pack GV à corne et solent autovireur en Hydranet : 16 460
Accastillage voile de portant : 11 625
Code 0 XRP sur emmagasineur et accastillage : 11 850
Gennaker Maxilite : 9 720
3 winches électriques 60 : 10 530
Panneaux solaires souples 4 500 Wc : 53 900
Dessalinisateur 105 l/h : 13 750
4 poufs dans le carré : 1 600
Coussins de cockpit avant : 3 410
Equipement sécurité 10 personnes : 4 510
Pack annexe Gala Aquaheim 330 Hypalon avec HB 20 CV et console : 13 200
Antifouling Coppercoat : 14 900
Kit amarrage : 2 040
Préparation, mise à l’eau, mise en service : 7 870