Lors de l’essai du 49’ à l’issue du salon de Cannes 2009, nous avions été impressionnés par les qualités dynamiques de ce premier Outremer nouvelle génération ; l’apparition au printemps 2013 d’une version rallongée témoigne de l’évolution du chantier de la Grande Motte. Il ne s’agit pas seulement d’un restyling de surface, l’approche technique de cette plate-forme GT dédiée à la croisière moderne a aussi progressé.
Infos pratiques
- Le chantier : Outremer 51
- La fiche technique
-
Découvrez notre vidéo exclusive
- Financez votre Outremer 51’
- Assuez votre Outremer 51’
- Articles autour du Outremer 51’
Une filiation assumée
Avec le 40-43’, l’atelier Outremer, sous la houlette de Gérard Danson, concrétisait l’intuition d’un catamaran familial visionnaire. Simple, agréable à piloter, fiable, accessible et joli. Cette GTI nautique connut un succès commercial légitime et reste aujourd’hui une star de l’occasion. Que serait-il advenu d’une déclinaison avec mât rotatif et présentation sport ? Nul ne le sait, le patron d’alors n’aimait pas ces "frivolités" high-tech coûteuses ! Ceux qui ont osé ces évolutions (Yanneraud 43’ et Wally Wallou 45’) ont découvert le potentiel inexploré de carènes et d’appendices magiques en dépit de leur rusticité et d’une allergie chronique à la charge.
Comme tous les modèles de la nouvelle génération, le 51' dispose d'une barre à roue, mais également de barres franches en option.
Héritage et vision commerciale
La reprise d’une marque de bateaux à forte connotation "performance" exige doigté et vision de l’avenir. La disparition brutale du fondateur en 2005 laissait une génération de propriétaires orpheline, d’autant que l’architecte n’avait nullement préparé la poursuite de l’aventure créatrice et industrielle. Après quelques errements, Outremer a retrouvé un pilote en la personne de Xavier Desmaret, il manquait le designer pour tenir le crayon ! Les choix de Christophe Barreau pour le 49’ et de VPLP pour le 5X se sont avérés judicieux. Celui du recrutement de Christophe Comar à la production également. Certes, il existe un vrai saut de gamme entre ces modèles et la génération antérieure, et les tarifs ont accompagné l’évolution technique et marketing, mais l’ADN des deux familles est compatible. Le goût de fabriquer des multicoques de croisière ludiques adaptés au grand voyage et prêts à en découdre occasionnellement entre 3 bouées est resté le même.
La nouvelle poutre avant est imposante : indispensable pour la rigidité de l'ensemble.
Les designers du 51’ : Christophe Barreau et Frédéric Neuman
Les acheteurs de catamarans de grande croisière ont changé en 25 ans ; la génération qui enfourchait avec exaltation le must social que représentait le 55’ light a vieilli et il ne serait pas acceptable aujourd’hui de proposer des intérieurs aussi étroits et cloisonnés ! Certains clients actuels de la marque aux liserés bleu outremer ont connu cette époque, mais la plupart ne s’inscrivent pas dans cette histoire. Ils attendent de leur Outremer des qualités sportives civilisées et la capacité à assumer la charge liée à la vie à bord. Christophe Barreau est un architecte-navigateur, sa silhouette de jeune homme policé dissimule un goût profond de l’aventure maritime hors pistes et une détermination à concevoir des catamarans vitaminés. Plusieurs générations de Catana lui doivent une partie de leur succès, et le turbulent TS 50-52’ l’a propulsé dans le cercle étroit des concepteurs de multicoques habitables les plus rapides de la planète !
Cuisine fonctionnelle pour mitonner de bons petits plats avec vue sur les plus beaux mouillages du voyage…
Le 51’ : la quintessence du 49’
La maturité d’un modèle à succès passe par des étapes successives. La greffe de solutions innovantes sur des bases éprouvées conduit progressivement à l’expression complète d’un potentiel. Par exemple, dans l'automobile, s’il faut se souvenir des Lancia Delta Intégrale, Sierra Cosworth, Subaru WRX, Mitsubishi Lancer évolution ou Omega Lotus, c’est pour acclamer les efforts des bureaux d’études et des ateliers sport qui ont permis à ces berlines de grande diffusion de devenir des légendes de course sur asphalte. Toutes proportions gardées, l’attitude d’Outremer avec le 51’ est proche. Le travail sur le châssis a montré l’intérêt de rallonger le bateau et d’offrir des options structurelles plus sophistiquées, l’approche du moteur vélique a ouvert des choix à haut rendement en vulgarisant les propositions de mâts carbone (rotatifs ou non) et les grand voiles square top. Tout cela dans le but de proposer aux amateurs un catamaran de croisière de 15 m typé, performant et marin, utilisable en équipage familial.
La table à carte dans le sens de la marche pour des quarts de nuit bien au chaud avec une bonne vue sur le plan d'eau.
Les évolutions techniques
Le 51’, comme son prédécesseur, est fabriqué en infusion poly-vinylester, les fonds de coques sont légitimement constitués de monolithique afin de faciliter le stockage à terre. L’échouage prudent est permis grâce aux ailerons de protection des saildrives et des safrans. Le chantier propose également en option la réalisation de cloisons structurelles en sandwich mousse/carbone dont la raideur et le gain de poids sont bien adaptés à l’augmentation de puissance générée par les mâts carbone et les grand-voiles à corne.
Les cabines sont lumineuses et aérées. Agréables sous les tropiques, confortables et douillettes par mauvais temps.
Crazy Louise : un 51 optimisé !
Notre unité d’essai est une belle version propriétaire dont le plan de pont et les options de structure ont bénéficié des conseils d’arbitrage de Didier Ragot, l’équipier, préparateur et metteur au point d’Olivier de Kersauson. Le joli mât cheminée Lorima (sans auto-raidissage) et la bôme carbone constituent des équipements luxueux qui améliorent sensiblement l’aérodynamisme et la réduction du tangage, le gréement Kevlar en est le prolongement logique. Les solutions retenues pour les voiles d’avant font appel à des produits utilisés en course depuis longtemps, le génois "tout ou rien" sur étai textile anti-torsion permet de gagner en fiabilité tout en économisant le poids et la traînée considérables d’un enrouleur métallique. La trinquette sur étai largable (également textile) est son complément direct, et sera utilisée en voilure de route dans la brise, souvent en parallèle avec la prise du premier ris. Pour les petits airs, le maxi gennaker choisi sera l’arme absolue. Les propositions de Didier Ragot ne s’arrêtent pas là, elles concernent également le retour des bouts de traveler sur les colonnes de cockpit (évitant ainsi les gesticulations sur le pont), l’ajout de gros rollers Antal de distribution des drisses et la pose de bloqueurs surdimensionnés. Le génois à recouvrement a été préféré au solent auto-vireur pour son rendement supérieur et les barres franches se sont naturellement imposées. Didier aurait souhaité franchir une dernière étape en supprimant le pod de compression au profit d’une judicieuse croix carbone incluant la poutre avant, mais chantier et propriétaire ont préféré s’arrêter là...
La salles de douche-toilette propriétaire est une des plus agréable du segment
Aménagements intérieurs
Visiblement, Outremer a maintenant trouvé son style de menuiserie et de décoration intérieurs. La lumière est partout présente (bravo pour les petits hublots ronds et ouvrants souhaités par le propriétaire en face des deux descentes dans les flotteurs !). Le coup d’œil est net et flatteur, sans esbroufe ; les accords de matières réussis. L’Alpi chêne clair rehaussé de nervures noires résonne parfaitement avec les planchers foncés dont le veinage reste apparent. Les vaigrages modernes utilisés procurent la chaleur attendue, la pose tendue est exemplaire. La griffe "sport-confort" est atteinte et maîtrisée. Les cales moteurs sont claires et lisibles ; l’organisation de l’espace est compatible avec les contraintes d’entretien. Petite faute de goût : certains accessoires (filtres, boîtiers…) sont directement vissés dans le composite au lieu d’être placés sur des plaques supports collées ! Le système de couplage des barres franches avec la roue est déblocable à distance (via une tirette et un câble push-pull), la conception de cette cinématique complexe (et stratégique !) est futée, la réalisation mécano-soudée remarquable. Ce dispositif présente une telle supériorité de sensation et de cohérence de pilotage qu’elle rend, selon moi, la formule hydraulique de base obsolète.
Le plan de pont a été optimisé par Didier Ragot, préparateur d'Olivier de Kersauson.
Essai en mer : confort et glisse
Lors de l’essai du 49’, nous avions testé le bateau dans un fort coup d’est entre Cannes et Marseille ; le comportement des flotteurs dans cette mer lourde et croisée avait montré beaucoup d’agilité, mettant en évidence l’apport des généreux francs bords et volumes d’étraves. On retrouve sur le 51 cette importante poussée verticale qui est précieuse dans les situations "à la limite" ! Dès les premières foulées à bord de Crazy Louise, le sentiment d’une aisance supérieure se manifeste concrètement. L’allongement des jupes de 60 cm augmente la flottaison dynamique, lisse les fuites arrière et la grosse préparation gréement donne des chevaux à bas régime. En grimpant dans le vent sous gennaker maxi, le ressenti de plate-forme est agréable. Dérives à fond en bas, le bateau fabrique aisément son vent apparent au point qu’il devient nécessaire d’abattre pour accompagner l’accélération sous peine de déventer le bord d’attaque de cette (très) grande voile d’avant. Le contact châssis-gréement est direct et sensible, le réglage de la rotation de mât n’est pas là pour faire joli, il est efficace ! L’amélioration des écoulements procurée par la fluidité aérodynamique est perceptible, le profil de la grand-voile (en hydranet radial) en bénéficie. Dans le siège, le barreur attentif reçoit beaucoup de micro sensations fines et le plan d’eau défile à bonne allure quelle que soit la force du vent (5 à 12 nœuds lors de nos deux séances d’essai). Une telle réactivité renforce le plaisir de réglage et légitime le retour de traveler sur la colonne de cockpit, dont l’ergonomie constitue une référence (surtout en utilisation manuelle). La glisse est réelle, source d’une grande partie de l’agrément éprouvé à la barre. En évolution 51’ (surtout avec les bonnes recettes sur le gréement !), ce catamaran vif concrétise de façon exemplaire la polyvalence vantée par le chantier. Les équipages attentifs au poids embarqué profiteront d’un multicoque à double visage aussi à l’aise dans les runs d’après-midi, en rallye océanique qu’en utilisation familiale paisible. Lorsque la nuit tombe, rangez le gennaker ou le code D, enclenchez la roue et le pilote, prenez le ris de précaution et vous voilà à bord d’un confortable croiseur océanique. Les moyennes journalières resteront élevées, comme l’a montré la transat Canaries-Antilles de Crazy Louise accomplie en 15 petites journées, en couple avec deux enfants ! Il s’agissait du premier parcours au large de l’équipage avec ce bateau.
Les cales moteurs permettent un entretien facile avec une bonne lisibilité technique.
Conclusion
L’Outremer 51’ est une réussite incontestable ; certes, la mise au point d’une version aussi équipée fait grimper la facture, mais le résultat est là ! L’équilibre entre les ambitions de vitesse, le confort et une maintenance raisonnable constitue le point fort de ce modèle.
Descriptif technique
- Architectes : Christophe Barreau et Frédéric Neuman
- Design intérieur : Franck Darnet
- Constructeur : Outremer Yachting
- Longueur : 15,27 m
- Largeur : 7,45 m
- Tirant d’eau : 0,95-2,35 m
- Poids lège armé : 10 t
- Déplacement maxi : 13,7 t
- Surface de GV : 85 ou 91 m2 (version à corne)
- Solent : 40 m2
- Génois : 62 m2
- Génaker : 110 m2
- Spinaker : Triradial 160 m2 ou asymétrique 140 m2
- Hauteur du mât : 21,06 m
- Tirant d’air : 23,08 m
- Motorisation : 2 x 40 CV diesel, transmissions sail drive
- Fuel : 2 x 170 l Eau : 2 x 190 l
- Batteries : 4 x 105 A pour la servitude et 2 x 70 A pour les moteurs
- Prix de base : 609 000 euros HT
- Principales options prix HT
- Mât carbone : Fixe 68 000 euros HT, rotatif 72 000 euros HT Galhaubans Kevlar : 4 000 euros HT
- Retour des drisses au cockpit : 2 800 euros HT
- Génois et accastillage à la place du solent : 9 000 euros HT
- Gennaker + stockeur : 8 100 euros HT Code 0 + accastillage : 10 000 euros HT
- Hélices repliables tripales : 3 000 euros HT
- Barres franches : 13 200 euros HT
- Hydrogénérateur : 7 500 euros HT
- Dessalinisateur 60 l/h : 10 240 euros HT
- Eolienne : 4 500 euros HT

Témoignage de propriétaire par Laurent Jacolot
Nous voulions un bateau sûr, paré pour un grand voyage en famille sous des latitudes variables et avons choisi l’Outremer 51’ en version propriétaire. À l'origine du projet, notre premier réflexe a été de rechercher un dériveur en aluminium. Nous nous sommes vite rendu compte que les monocoques du marché grand voyage étaient trop éloignés de notre mode de vie tropical (nous résidons en Polynésie depuis plus de 13 ans). Visites après visites, le multicoque, par son confort et ses performances devenait une évidence. Nous recherchions un catamaran de série personnalisable et performant pour la sécurité, le confort et le plaisir. Comme il nous était difficile de suivre à distance la naissance de notre bateau, notre voisin à Moorea, homme d'un certain renom dans le domaine du maxi-multi nous a proposé de prendre son ancien préparateur comme project manager. Didier Ragot a ainsi pu faire la liaison entre nous et le chantier en apportant un complément unique. La majorité des bateaux de croisière avancent quand il y a du vent ; le nôtre démarre et accélère à la moindre brise, un vrai plaisir. Nous naviguons régulièrement entre 10 et14 nœuds au portant et des pointes supérieures ne sont pas rares. Un 17-18 nœuds a été établi sur mer plate lors d'une forte risée à Lanzarote. Pour autant, Crazy Louise est un bateau sécurisant et équilibré ; la barre est très agréable, il n'enfourne pas et accepte d'importantes réductions de voilure si l'on souhaite naviguer tranquillement.

Mes réflexions sur le catamaran Outremer 51’ Crazy Louise par Didier Ragot
Après avoir été le second d'Olivier de Kersauson pendant 30 ans, j'ai monté une petite société de project manager, c'est dans ce cadre que j'ai été amené à travailler sur l'Outremer 51. Je me suis rendu au chantier avec un peu d’hésitation car les gens comme moi font souvent peur (à tord bien sur !). Pourtant très vite j’ai été séduit par l’Outremer 51. Ses lignes me plaisaient, le plan de pont un peu moins et pouvait être amélioré en vue du programme. Pendant les travaux, j’ai découvert un chantier avec des hommes vrais comme on les aime, responsables, courageux, à l’écoute et plein de connaissances dans ce domaine de la plaisance hauturière ! Nous avons connu quelques petits conflits, sans conséquences et à l’heure de la mise à l’eau, je regarde le cata sous tous les angles: il est parfait ! Je suis agréablement surpris car j’avais un doute sur le poids de la poutre longitudinale en composite, exigée pour rendre l’étai de trinquette bien raide. Dernière phase, les essais : nous sortons du port, tout tourne rond au niveau des moteurs après un petit réglage ; on envoie les voiles. Petit temps 8 à 10 nœuds de vent réel, j’observe l’essayeur maison à la barre, son visage est joyeux c’est bon signe ; moi j’ai déjà compris que Crazy Louise démarre vite pour un cata de croisière. Je prends la barre et note un peu de jeu à corriger, les safrans pas parfaitement alignés, le génois mal réglé au guindant, il faudra aussi revoir la tension des lattes ! Dérive sous le vent à fond, le bateau ne demande pourtant qu’à partir en ouvrant un peu, mais je veux le tester au près et lofe ; encore une fois, je suis agréablement surpris du résultat (autour de 35° du vent apparent en serrant au maximum), c’est prometteur ! Puis vient le portant avec un gennaker que j’ai voulu long en bordure et très grand, le bateau accélère avec une puissance constante. Les jours suivants, le chantier s’est affairé sur les réglages et finitions et tout est rentré dans l’ordre. C’est un joli bateau pour le voyage en famille, facile à manœuvrer seul où à deux, sûr et confortable. Pendant un mois d’essai avec les propriétaires, j’ai parfois mené le bateau au delà des recommandations du chantier et vu que structurellement, il supportait bien ces conditions, (chose a ne pas faire, bien sûr !)...

Les concurrents
| Modèle | Constructeur | Surface de voile au près en m2 | Poids lège armé | Prix HT en € |
| FREYDIS 49’ | Croiseur Soubise Yacht | 128 | 9 t | 460 000 |
| CATANA 47’ CR | Catana | 140 | 10,9 t | 610 000 |
| DAZCAT 15 | Multimarine | nc | 8,5 t | Sur devis |
| NAUTITECH 482 | Nautitech | 116 | 11,2 t | 545 500 |
| M CAT 52’ | Technologie Marine | 123 | 10,8 t | 950 000 |
| TAG 50’ | Tag yachts | 155 | 11 t | Sur devis |
Les plus
- Excellent multicoque habitable
- Qualités dynamiques
- Equilibre sport-croisière
Les moins
- Barres franches trop courtes
- Absence de réservations pour les plexis de roof
- En version aboutie, les tarifs montent vite
Détails du bateau

- : Un mât carbone rotatif ou fixe est LA solution adaptée à ce catamaran performant, la version essayée disposait d’une option mât "cheminée" sans aucun auto-raidissage extérieur, un must !
- : La grand-voile à corne fait partie des indispensables, bien sûr !
- : Sur notre bateau d’essai Crazy Louise, le génois et la trinquette sont montés sur des étais textiles, enrouleur pour le génois tout ou rien et stockeur pour la trinquette volante
- : L’Outremer 51 est équipé d’un grand rail de réglage de GV, le retour de traveler au cockpit de notre cata d’essai devrait se généraliser
- : Les rallonges de jupes ouvertes sur la face interne facilitent l’accès à bord et optimisent la longueur de flottaison
- : Francs bords élevés et mises en volume généreuses sécurisent le franchissement par mers croisées, les atouts du 51’ pour allonger la foulée au grand large
- : La poutre avant gros module et le pod de compression sont rassurants, tout comme la cathédrale de martingale, éléments structurels primordiaux. On peut aller encore plus loin avec une croix tout carbone…
- : Les sièges de barres franches constituent un élément de plaisir de pilotage incontournable
- : Le volume de roof crée un bon équilibre entre espace interne, lumière, proportions extérieures et centrage des poids
- : Le gennaker de Crazy Louise est beaucoup plus grand que celui-ci, le choix d’un spinnaker asymétrique moderne et enroulable (type code D) constitue une alternative pertinente