Certains multicoques sont chers à nos cœurs, ils nous ont permis d’éprouver l’ivresse océanique, de respirer le parfum de l’aventure, de gagner en course, ou même de survivre parfois. Pourtant, seules quelques unités d’exception bouleversent l’histoire maritime de leur fulgurance avant de disparaître aux yeux du public. Orange II est l’exemple même de ce genre d’instrument parfait qui traverse les énormes difficultés du parcours avec une aisance magistrale et survit à une gloire éphémère. Son potentiel, sa qualité de conception et de construction sont tels qu’il aurait dû rester le seul catamaran compétitif parmi les trimarans de dernière génération. Il renaît aujourd’hui en majesté sous le nom de Vitalia, le voilier habitable le plus rapide du monde !
Infos pratiques
- Le chantier : Vitalia
- La fiche technique
- Découvrez notre vidéo exclusive
- Financez votre Vitalia / Ex-Orange II
- Assuez votre Vitalia / Ex-Orange II
- Articles autour du Vitalia / Ex-Orange II
Le Trophée Jules Verne, ou la chevauchée fantastique des 14 d’Orange II
L’objectif de Bruno Peyron, en ce 22 décembre 2003, est de mettre à l’eau à Vannes le multicoque le plus performant des 5 prochaines années et de récupérer le Trophée Jules Verne (record du tour du monde en équipage par les trois caps). Le maxi cata est 3,50 m plus long que son prédécesseur, Orange 1 ; pèse 10 t de plus, mais son mât est 6 m plus haut et il porte 200 m2 de toile supplémentaire au près (et 600 au portant !). Il lève son flotteur dès 13 nœuds de vent réel et la vitesse cible au près monte à 21 nœuds ; Gilles Ollier a concentré l’expérience de 25 années d’architecture de multicoques dans ce bateau ! Après 35 traversées de l’Atlantique et un tour du monde de promotion pour la course ultime qu’il a inventée (The Race), Bruno, le Baulois, double détenteur du record Jules Verne, est encore affamé ! Son nouveau catamaran chasseur de records effectue (en 2004) deux tentatives et rebrousse chemin au bout de 24 h (crash box défectueuse) pour l’une, puis au Cap-Vert (carénage d’arbre d’hélice cassé) pour la seconde. En 2005, le record de l’Atlantique de Cheyenne (38,10 m avec ses rallonges) est frôlé à une demi-heure près, mais le plan Ollier de 36,80 m explose tout de même le record de distance en 24 h (702 milles ! qu’il repoussera en 2006 à 766,8 milles). Le chrono Marseille-Carthage ne constitue ensuite qu’une formalité ; le bateau est prêt pour la conquête de l’ultime trophée, l’équipage aussi. Une tonne a été gagnée sur la version 2004 ; les moteurs de 100 CV ont été retirés au profit de 2 générateurs de 30 CV, les nouveaux safrans fonctionnent parfaitement entre 30 et 40 nœuds et ne cavitent plus. Après 11 jours de mer, en plein Atlantique Sud, Bruno et Roger Nilson placent enfin la fusée stratosphérique en orbite devant une dépression convoitée. A 30 nœuds de moyenne, Orange 2 file sur une mer plate en avant des fronts, se déplaçant à la vitesse des phénomènes météo des 40es/50es parallèles. Sa hauteur de franc-bord hors normes le soustrait aux impacts qui avaient fragilisé les 3 plans Ollier de The Race, la qualité de construction exceptionnelle le rend très fiable ; un impact avec un cétacé au large des Malouines n’aura pas de conséquences graves et le génial catamaran franchit la ligne après 50 j 6 h ; incroyable à l’époque ! Le record ne sera battu que 5 ans plus tard par Groupama 3 (F. Cammas) en 48 j 7 h, puis par Banque Populaire V en 45 j 13 h (avec Loïck Peyron comme skipper !).
Vitalia aujourd'hui ! Une transformation extraordinaire et la deuxième vie d'un catamaran entré dans la légende de la voile à grande vitesse.
On ne vit que deux fois !
Multiplast est un chantier superlatif par la qualité de ses productions (catamarans de course révolutionnaires, Magic Cat, 60’ Orma, Groupama 3…), mais c’est aussi la matrice d’un architecte visionnaire. Le prao Funambule fut un coup de maître et reste l’engin amphidrome le plus rapide et le plus fiable jamais réalisé ; la saga des Jet Service a propulsé le catamaran dans l’ère moderne ; les 3 géants de The Race constituent un exploit conceptuel autant qu’un fantastique challenge de fabrication. Orange 2 se situe à l’apogée de cette dynamique. Sa fabrication requiert 90 000 h de main-d’œuvre extrêmement qualifiée. Bruno Peyron a voulu un bateau fiable et solide avec des coefficients de sécurité importants, il souhaitait une plate- forme capable de soutenir des moyennes effrayantes en toute sécurité sans viser la pointe de vitesse (le record du bateau a quand même tilté à 44 nœuds !). Cette philosophie a permis la transformation respectueuse qui va suivre. En 2007, Bruno a racheté Orange II après la défection du sponsor, il ne retrouve pas de budget équivalent, et le bateau est mis à terre chez Multiplast en 2009. François Bich est le fils du baron Marcel Bich, créateur de l’emblématique stylo bille qui a participé à 3 éditions de l’America’s Cup (de 1964 à 1980 ; il est l’initiateur des éliminatoires entre challengers, devenus Louis Vuitton Cup). François, directeur général délégué du groupe et directeur général des briquets Bic, a lui-même beaucoup navigué en 12mJI ; il a été le protecteur de la goélette Shenandoah avant de découvrir la vitesse en multicoque à bord de Magic Cat et du formule 40’ Triga, dont il est toujours propriétaire (à bord duquel Steve Ravussin a participé à la Route du Rhum 1998). Il a racheté Orange II en avril 2014 et confié la transformation du bateau à l’équipe de Multiplast : Yann Penfornis, Jack Michal et Franck Martin (Gilles Ollier ayant pris sa retraite). Le trio accepte le challenge et la responsabilité de greffer le plus élégamment possible une nacelle abritant un grand carré, une cuisine bar, une cabine armateur et un salon d’extérieur avec tous les éléments de confort attendus, sans trop alourdir le bateau ni dépasser les 240 t/m du couple de redressement d’origine. Le gréement a donc été instrumenté à l’aide de jauges de contraintes et d’un système de sécurité programmable UpsideUp. Cette transformation a impliqué 50 personnes et nécessité 30 000 heures de travail. Daniel Domergues de l’agence Narrative a accompagné le bureau d’études Multiplast pour le design extérieur ; Stéphane Lauro de Domicile Fixe s’est chargé du design intérieur en collaboration avec Golfe Agencement (un spécialiste de l’aménagement des navires de croisière). Patrick Sassier, Valdimir Dzalba Lyndis et Didier Ragot ont suivi le chantier pour le compte de F. Bich.
Le cockpit de pied de mât avec certains des plus gros winches en carbone existants au monde. La bôme auparavant apiquée sur le bras est maintenant gréée sur le mât.
Première rencontre à La Ciotat
Le bassin à flot du grand chantier naval de La Ciotat a la particularité de rendre tous les bateaux de plaisance minuscules, mais les caractéristiques gigantesques de Vitalia lui conviennent parfaitement. En arrivant à pied face aux étraves, un choc esthétique unique m’a frappé. J’avais été à bord d’Orange 2 à Lorient après son record de l’Atlantique et gardais le souvenir de sa puissance (avec une petite appréhension liée au résultat de la transformation !), mais la force étonnante du bateau était bien là, presque sublimée par la nouvelle présentation, comme si la chrysalide Multiplast avait ajouté quelque chose à une forme parfaite ! La mise en peinture d’une profondeur extraordinaire, la combinaison de la fantastique silhouette d’origine avec la nacelle greffée derrière le bras central, pleine de vitalité contenue et d’élégance ; les proportions lumineuses de ce multicoque XXL avec ses immenses flotteurs et la perfection absolue de l’accastillage m’ont imposé la pensée que j’étais en face du plus beau bateau du monde… et aussi le plus rapide ! Cette idée ne m’a pas quitté, en dépit du caractère incongru de l’affirmation. En perdant les attributs fétichistes du prototype de course, sa peinture ostentatoire, une partie du mythe s’efface et la forme originelle apparaît sous un jour nouveau ; certaines unités y perdent leur âme, d’autres surgissent dans la lumière. La livrée gris métallisé de Vitalia révèle la sculpture parfaite inventée par Gilles Ollier et son design team. Quelle leçon d’architecture et de refit !
La nacelle de vie greffée sur Orange 2 ! Vitalia vient de naître ! Ce salon de pont devient une véritable loge d'opéra lorsque l'orchestre fait sonner la machine.
Une machine de plaisir à voile totalement maîtrisée
Au moment d’aborder les prestations domestiques (pourtant impressionnantes !) de Vitalia, un vertige m’a saisi : comment évoquer l’aménagement intérieur luxueux d’une telle Formule 1 nautique sans devenir vulgaire, presque hors sujet ? L’intelligence de la transformation sera notre guide. Un armateur éclairé, féru de vitesse, qui connaît les sensations de la compétition, associé à l’une des meilleures équipes de multicoques au monde… laissons-les nous prendre par la main ! L’idée de Vitalia est simple et lumineuse : plutôt que de concevoir un one-off qui ne pourra être qu’une évocation à échelle réduite d’une machine de performances mâtinée de luxe, pourquoi ne pas civiliser le plus beau châssis de catamaran du monde ? L’algorithme de la réussite consiste en une formule qui allie équilibre formel, respect et compréhension de la structure de base, et volonté de perfection.
Les flotteurs en carbone abritent de confortables cabines.
Bienvenue à bord
Les aménagements intérieurs de Vitalia sont terriblement contraints par la structure d’origine, j’ai, pourtant, rarement éprouvé un tel sentiment de confort dans un bateau ! L’atmosphère minimaliste des cabines est recherchée, totalement fonctionnelle ; cette alchimie de contraste entre des alcôves douillettes et le géant de carbone est sans doute la clé d’un voyage en mer extraordinaire, qui sera aussi un transport intérieur. Imaginez (pour les fans de Star War) un espace privé à bord du Faucon Millenium ! Les 6 cabines et les deux logements équipage sont distribués en fonction de l’occupation du bord, les twin offrent un niveau de prestation et d’intimité remarquable. La nacelle (climatisée) est un petit bijou d’architecture qui rassemble la suite propriétaire, un formidable carré pour une douzaine de convives adossé à un bar XXL et une cuisine de chef. La vision panoramique est surprenante, le point de vue vers l’avant traverse le cockpit de manœuvre et certains des plus gros winches en carbone existants au monde ; au centre, le fantastique tube rotatif de 45 m de hauteur ; au delà, la perspective de 20 m d’étraves fumantes, derrière vous, la terrasse-lounge la plus exclusive de la planète. Vous êtes au balcon, l’orchestre animé par seulement 5 musiciens virtuoses fait sonner pour vous la Salle Pleyel ou le Royal Albert Hall comme un philarmonique. Convoquez Mozart ou Mark Knopfler à 25 nœuds, rehaussez la banquette (hydraulique) du salon et jouissez d’un spectacle total avec lequel aucun parc d’attractions au monde ni aucun film en 3D ne peuvent rivaliser !
Le mât d'origine de 45 m supporte 380 m2 de grand-voile en Cuben fiber et 1000 m2 au portant.
110 milles d’émotion
Arracher au quai de La Ciotat un engin de 38 m x 22 m ne ressemble pas tout à fait aux appareillages habituels, le flegme de Patrick Sassier, le capitaine, l’aide d’un pousseur de la capitainerie, la vigilance de Vincent en Zodiac-chien de garde et la motricité des deux Volvo de 180 CV accouplés à des hélices quadripales repliables extraient en douceur l’énorme catamaran. Il s’agit de la première sortie de la saison après réinstallation des voiles, le hissage de la grande sera donc l’occasion d’une vérification complète de son accastillage. Protégés par la haute falaise qui ferme la baie dans l’est, les responsables du mât (Alexis et Vincent) lancent l’affaire ! Il y a 90 m de drisse à avaler et j’ai une pensée émue pour les 14 hommes d’équipage d’Orange qui effectuaient cela au moulin à café jour et nuit pendant 50 jours. La 3e vitesse des Harken custom hydrauliques (tous les winches de pont le sont) est une surmultipliée à la vélocité étonnante ; dans des mains averties, elle permet à la têtière de franchir les lazy jacks en quelques secondes et de lancer les 380 m2 de Cuben fiber à l’assaut des 45 m de carbone pur. Le déroulement du solent de 268 m2 s’effectue en quelques secondes, l’écoute est littéralement avalée par les winches de cockpit. Il fait très beau, nous parons l’île Verte, la sentinelle de la baie, à 16-17 nœuds avec 15 nœuds de vent arrière. Patrick Maurel est à la barre (il vient valider la séquence de travail effectuée par Sailing Concept pendant l’hiver). Au grand largue bâbord amure, nous nous éloignons rapidement de la côte à 15 nœuds de moyenne. Vitalia, magicien, accélère à plus de 20 nœuds dans les risées de SE forcissant ; malgré un confort de passage à la mer total, le premier niveau d’alarme retentit brièvement, le ris 1 s’annonce. Une fois la bosse hookée par Vincent dans la bôme Park Avenue, la glisse majestueuse des 37 m de flotteur s’engage sur une mer formée et croisée (reliquat d’un coup de NW précédent). L’équipage respecte profondément ce bateau, il aime aussi le faire partager, et le cadeau des 2 fois 1 h 1/2 de barre constitue une expérience inoubliable. Il est difficile de respecter les consignes de VMG (bien descendre dans le vent) car, à quelques degrés au lof de l’objectif, se trouve un terrain de jeu totalement addictif qui propulse le géant à l’accélération à plus de 22 nœuds ! Nous n’allons pas à Gibraltar et il faut empanner pour un petit contre-bord (de 20 milles, on ne voit plus la côte !). Les îles de Marseille défilent quelque temps après sous le vent et nous ré-empannons dans le golfe de Fos pour une traversée TGV de la Camargue avant un dernier gybe pour fondre sur la baie d’Aigues-Mortes. Ces 110 milles ont été accomplis à 15 nœuds de moyenne ; barrer le géant dans des conditions de brise est une expérience esthétique inoubliable seulement interrompue par le partage de délicieuses lasagnes réalisées en mer par le chef Laurent et l’hôtesse Anne-Laure alors que nous avions tout oublié des réalités à la barre de ce pur-sang. En passant de 32 à 46 t lège, Orange/Vitalia a réussi à sauvegarder l’essentiel de son extraordinaire potentiel, abandonnant les 1000 CV (le rapport poids/puissance d’une F1) de son "moteur" d’origine, il en reste 700, et ce sont des chevaux de feu ! L’ovation des centaines d’exposants qui préparaient l’ouverture du salon de La Grande Motte lors de notre arrivée ne trompe pas, Vitalia nous a tous subjugués !
L'intérieur du tube de Vitalia vu du pied de mât, au-dessus, 45 m de fibre noire.
Conclusion
Au moment de conclure, je m’aperçois qu’il y a mille choses que je voulais encore partager, notamment la visite des entrailles techniques de ce multicoque extraordinaire, la place manque, hypnotisé par la grâce et l’agilité du bateau, une partie de moi-même est restée à la barre du géant. Il reste les images vidéo, tentez d’être plus raisonnable que moi, ne les passez pas en boucle.
Une des soutes techniques (avant bâbord).
Descriptif technique
- Architecte : Gilles Ollier et Multiplast Design Team
- Architectes de la transformation : Jack Michal, Yann Penfornis, Franck Martin, Samuel Napoleoni
- Design extérieur : Daniel Domergues
- Design interieur : Stéphane Lauro Chantier : Multiplast
- Longueur hors tout : 36,80 m
- Largueur : 16,90 m Tirant d’air : 48 m
- Déplacement lège : 46,4 t
- Déplacement en charge : 52 t
- Surface de voile au près : 700 m2
- Surface de voile au portant : 1000 m2
- Tirant d’eau : 2,95 m/5,85 m
- Motorisation :Volvo D4 2 x 180 CV
- Gasoil : 2 x 1100 l
- Eaux noires : 2 x 350 l
- Eaux grises : 2 x 300 l
- Hydraulique : Tenderlift (vérin de bôme) et Hydraunautic (winches)
- Groupes électrogènes : Cummins 7 kVA + 27 kVA
- Batteries service : 7 batteries lithium Mastervolt
- Dessalinisateurs : 2 (Compagnie Hydrotechnique)
Témoignage de François Bich
J'ai déjà eu l'occasion de naviguer sur Vitalia II l'an passé en août et nous sommes notamment allés voir les régates de Porto Cervo. Le bateau est très agréable, bien équilibré et très rapide. Nous avons atteint 31,4 nœuds. Ce printemps, partis de La Grande Motte après le Salon des multicoques, nous sommes allés d'une traite aux Canaries et avons eu jusqu'à 35 nœuds de vent sur une mer bien formée. Le bateau a confirmé ses caractéristiques de sécurité et de vitesse. Nous sommes descendus jusqu'à Dakar vent portant, une croisière très agréable. Je compte naviguer cet été en Méditerranée, puis partir en novembre en direction des Antilles, Panama et le Pacifique pour la grande aventure. Je serai accompagné d'amis qui auront choisi la partie du voyage qu'ils préfèrent. Un programme de pêche est également prévu. Je suis très heureux de la base et de la transformation d'Orange 2.
Détails du bateau

- : A 48 m au-dessus de l’eau culmine la têtière d’une grand-voile en Cuben fiber de 380 m2 ! Le mât, comme tous les organes vitaux est d’origine, bien sûr.
- : Le pod de compression est une pièce essentielle de la structure du bateau, le support de martingale s’élève à plus de 3 m au-dessus de la poutre avant.
- : Le solent est une voile courte en bordure avec une grande élévation, elle mesure 268 m2 ; l’enrouleur hydraulique à forte démultiplication permet un enroulement/déroulement très rapide.
- : Ces roofs au design aéronautique protègent les descentes dans les coques et aménagent de confortables abris de quart.
- : Les étraves gigantesques constituent un des secrets de l’agilité perce-vagues de Vitalia/Orange 2.
- : La bôme, auparavant apiquée sur la poutre, est aujourd’hui articulée sur un vit de mulet ; un vérin hydraulique est en charge du réglage de l’écoute et de la sécurité du "quick release" (choqué automatique via le système UpsideUp relié à la mesure de charge).
- : Les postes de barre sont parfaitement protégés par la muraille carbone qui prolonge les roofs.
- : Lorsque vous êtes à la barre, ces étraves fument sous le vent à 30 m devant ! Depuis le point de vue de la nacelle ou de la cabine padronale, c’est un spectacle unique.
- : La partie centrale des flotteurs abrite les aménagement et la technique. L’installation des groupes électrogènes (7 kVA et 27 kVA), des batteries lithium, des dessalinisateurs, de la centrale hydraulique et des moteurs constitue un tour de force dans un tel bateau.
- : Seule la visite des bras (au centre et à l’arrière) permet de se rendre compte de la puissance de cette cathédrale de carbone.