Ce petit trimaran monotype VPLP de 24 pieds n’est pas seulement le multicoque officiel du Tour Voile depuis 2015 : avec plus de 100 unités réparties dans le monde entier, ce bolide enthousiasme les meilleurs équipages mondiaux aussi bien que les familles adeptes de navigation sportives, ou encore les régatiers débutants.
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Monotypie garantie, engagement et accompagnement volontaires du chantier ADH Inotec – basé à Port-la-Forêt, en Bretagne, coûts d’utilisation réduits pour un plaisir maximum et programme de courses enrichi compatible avec les circuits Multi 2000 et Mocra, voilà la recette d’une formule dont le succès s’élargit aux associations sportives, groupes d’amis ou entreprises désireux de découvrir en sécurité les sensations d’une machine de glisse excitante. Pour ces amateurs, Vianney Ancelin et son équipe ont créé le concept Easy Regatta ; nous avons partagé un week-end avec les membres de la section voile de l’association sportive d’une grande banque française, une vraie découverte et un coup de cœur !
Un constructeur-promoteur imaginatif et engagé
Le Diam 24 est conçu par le cabinet d’architecture des multicoques les plus rapides du monde. Mais c’est aussi un trimaran pratique, une sorte de couteau suisse de la glisse. Démontable, transportable et stockable dans un caisson spécialement étudié pour lui, ce petit surdoué met aussi à disposition des utilisateurs tous les accessoires d’une boîte à outils magique qui anticipe l’ensemble des besoins (remorques de transport et d’hivernage sans permis spécial, chariots de mise à l’eau, kit de ressalage, astuces diverses…). Cette souplesse logistique, associée à la sportivité rassurante de ce racer compact, a évidemment séduit l’organisation du Tour Voile. Autant de qualités qu’on peut transposer sur un programme de camping côtier sportif, d’utilisation familiale, d’école de voile ou d’incentive, comme nous allons le voir.

Easy Regatta : un accueil qui met en confiance
Il est possible de louer un seul Diam 24 ou plusieurs, et ce durant une journée comme plusieurs WE. Le programme débute par une visite guidée du chantier et une explication très pédagogique du concept architectural et de la fabrication. Vianney connaît son affaire, et sait aussi séduire en tenant en haleine un public impatient, mais attentif. La petite dose d’adrénaline n’est pas absente de l’exercice…
Une flotte prête à naviguer
La mise à disposition des Diam 24 est possible sur le plan d’eau de votre choix, évidemment Port-la-Forêt reste le spot de prédilection : proximité immédiate du chantier et des infrastructures, marina séduisante (deuxième plus grand port du département du Finistère), plan d’eau superbe et praticable dans des conditions météorologiques variées. En sortant de l’explication de texte in situ du big boss, nous rejoignons les trois multicoques. Mis à l’eau la veille, ils sont impeccablement préparés, rien que pour nous ! Le briefing est bien rodé et les explications claires. Nos camarades de jeu sont tous des pratiquants de F18’ – l’organisation peut mettre à disposition un coach qui connaît bien le Diam pour faciliter la prise en main. Ce fut notre choix. L’idée de l’essai était aussi d’avoir le retour d’une matelote peu habituée à ce type de supports afin de démontrer que Easy Regatta ne s’adresse pas seulement aux furieux de la glisse ; la formule prétend offrir également une pratique ludique, joyeuse et familiale de la voile moderne. Patricia avait donc accepté la mission avec un peu d’appréhension. Je reconnais que lui faire partager des vidéos sur Internet riches en figures de style extrêmes n’était pas très malin... Les conditions météo fraîches de la fin octobre et la brise soutenue (16 à 22 nœuds) se sont avérées idéales pour une grande journée de glisse. A bord de ces petits multicoques rapides, il est important de bien s’équiper : un ensemble étanche de qualité est indispensable. Une fois habillés (Easy Ragatta met à disposition des combinaisons), nous grimpons à bord : cette sensation de sauter dans le siège baquet d’une machine configurée spécialement pour vous est un des bonheurs de la formule ! Prêts pour embarquer avec nous ?

Fast is fun !
La motorisation électrique est suffisante pour les évolutions nécessaires à la sortie et au retour au port. Le Diam, léger et évolutif, offre peu de prise au vent ; les manœuvres d’appareillage et d’appontage en sont facilitées. Aussitôt dehors, notre jeune coach envoie la grand-voile. Profil à peine bordé pour éviter le fasseyement, notre petit bolide déroule déjà un sillage prometteur. On attend le reste de la flotte pour jouer au contact. Je n’ai pas une grande expérience des petits multicoques de sport : pour moi, un 28 pieds est encore un petit bateau, et je dois avouer – j’en ai un peu honte aujourd’hui – que je comprenais mal le choix de ce support pour le Tour Voile. Vous l’avez compris, mon point de vue a totalement changé. Après quelques virements, je me sens à l’aise sur la plate-forme et impatient d’ouvrir les gaz. Nos camarades de jeu nous rejoignent sur le plan d’eau, je les laisse nous dépasser sous le vent pour avoir un point de repère vitesse. Je ne connais pas encore ce racer et reste en observation de leurs réglages – certains à bord sont de vrais pros du catamaran de sport. Très vite, je capte quelques bonnes sensations : laisser courir au bon plein contre un clapot assez hargneux, ne pas chercher à trop monter au vent, ne pas poser le flotteur au vent… A bord de son semi-rigide, Vianney surveille les évolutions et prodigue des conseils quand c’est nécessaire. Nous ne sommes pas en course, juste en parcours de démonstration, et les bouées ne sont là que pour cadrer le match. Je trouve peu à peu mes marques et les bonnes positions, bien campé sur le flotteur au vent ; le toucher de barre est parfait. Les commandes d’écoute et de traveller sont bien placées. L’équipier de pied de mât gère le foc et monte au vent selon les variations de la brise. Notre équipière, quant à elle, participe activement à l’assiette navire aussi bien en longitudinal qu’en latéral. Le Diam est très sensible à la répartition des poids à bord : un flotteur au vent collé signifie un coup de frein immédiat. Après avoir rapidement intégré ces réglages d’assiette, les actions sur les voiles deviennent plus réactives et la glisse plus efficace. Il nous semble que nous avons la meilleure vitesse – aïe, déjà accro ! Le plaisir de pilotage est intense, et l’élégance du passage dans l’eau de cette excitante petite machine me rappelle des sensations bien connues à bord des multicoques de course bien plus grands. Un long bord en direction d’une bouée proche des Glénan nous fait découvrir l’aisance contre la mer de face du plan VPLP… mais aussi son exigence et sa précision : quelques secondes d’inattention et l’équilibre assiette-vitesse est rompu – le franchissement des vagues devient alors chaotique. Dans ces conditions de médium, le rôle du 3e équipier devient crucial. Mais son poste, le plus exposé aux embruns permanents est donc loin d’être le plus confortable : Patricia commence à souffrir de l’exercice. Nous faisons une pose à la bouée au vent afin de préparer le gennaker, et déroulons la voile aux ordres de Vianney : 20 nœuds de vent réels, trains de vagues en formation, la piste est ouverte ! Grand largue, nous conservons un plan de voilure assez fermé, bien sûr… le Diam dévoile alors sa vraie nature : à partir de 18 nœuds de vitesse, la dérive entonne une mélodie que les amateurs comme moi adorent. Au-delà de 20 nœuds, en festonnant (c’est-à-dire loferabattre selon les variations de vitesse et d’angle du vent), les appendices chantent fort, un bonheur fantastique ! Nous dépassons largement les trains de vagues ; à condition de bien abattre dans les accélérations, le Diam se comporte magnifiquement. Un plaisir incroyable : Patricia, même trempée, apprécie cette glisse échevelée, qu’elle découvre en multicoque.

Conclusion
Incroyable Diam 24… bien né et bien construit, il délivre des sensations exceptionnelles avec une marge de sécurité réelle. Les faute avouées (ou pas) sont pardonnées ! A l’instar des monocoques monotypes mythiques de la grande époque comme le J/24 ou le First Class 8, ce multicoque parvient à concilier qualités ludiques et nautiques, simplicité d’utilisation et rigueur structurelle. Une polyvalence incroyable qui fait de ce petit trimaran un support éducatif exceptionnel. A découvrir sans attendre – si ce n’est déjà fait !
Descriptif technique :
Constructeur : ADH Inotec
Architectes : Marc Van Peteghem / Vincent Lauriot Prévost
Longueur de coque : 7,25 m
Longueur à la flottaison : 7,25 m
Largeur : 5,62 m
Tirant d’air : 12,20 m
Tirant d’eau : 0,20/0,8 /1,50 m
Déplacement lège : 520 kg
Charge utile max : 280 kg
Surface de voile au près : 33 m2
Grand-voile : 24 m2
Foc : 9 m2
Gennaker : 37 m2
Catégorie CE : C
Production : 100 exemplaires depuis 2014
Prix : 49 000 € HT / 56 670 € HT avec remorque, équipement de sécurité et voiles
