L’Albanie, un pays sublime et encore très préservé
Après un hivernage dans les Pouilles, Laura, Enrique, Aizea et Bandit ont franchi le cap de Santa Maria di Leuca pour rejoindre l’Albanie. Malgré une candidature déjà déposée, le pays ne fait pas encore partie de l’Union européenne, c’est donc l’occasion idéale pour sortir du territoire, et ainsi remettre les compteurs à zéro pour 18 mois supplémentaires.
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Publié le
29/01/2026
Par
Julie Echelle
Où : Albanie
Multicoque : Bali 4.2
Instagram : @seven_summits_sailing
Nous avons choisi de concentrer nos navigations entre Vlorë et Saranda, car la partie nord de l’Albanie est bien moins protégée. Une fois autorisés à mettre pied à terre, nous avons découvert un pays extrêmement accueillant, presque sans touristes et avec très peu de bateaux au mouillage. Les restaurants étaient délicieux et étonnamment abordables : environ 25 € pour un repas pour deux adultes et un enfant.
Nous nous sommes régalés de börek aux épinards et au fromage frais, ainsi que de viandes et poissons grillés !
En face de Vlorë, nous avons passé plusieurs jours dans la baie de Shëngjergji, un mouillage splendide et isolé, marqué par une plage de galets perforés. Nous avons joué les Robinson Crusoé, nagé avec un phoque aux grands yeux ronds, et randonné le long de la côte sur des sentiers fleuris bordés de nombreux bunkers abandonnés.
Pour visiter l’intérieur des terres, nous avons loué une voiture « la plus simple possible », et nous nous sommes finalement retrouvés avec une Mercedes tape-à-l’œil, qui devait en être à sa troisième vie compte tenu des kilomètres accumulés. En Albanie, ces modèles sont un symbole de réussite et réputées pour leur robustesse sur les routes parfois chaotiques du pays.
Nous avons exploré Gjirokastër, l’un des rares villages ottomans remarquablement préservés et classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Puis nous avons découvert Butrint, un site archéologique d’une beauté saisissante, lui aussi inscrit à l’UNESCO.
Pendant ce séjour, nous avons beaucoup appris, parfois dans la difficulté. Lors d’un mouillage à Himarë, nous avons cumulé plusieurs erreurs : nous étions insuffisamment protégés du vent et de la houle qui est entrée dans la nuit, trop proches de la côte, et nous avions mis trop peu de chaîne. J’ai dû rester éveillée toute la nuit pour surveiller l’alarme de mouillage, de peur que nous ne chassions. Au petit matin, deux bateaux s’étaient échoués sur la plage. On apprend en faisant, et l’essentiel est de ne jamais répéter les mêmes erreurs.