L’objectif de la niçoise, épaulé par des navigatrices très expérimentées et entrainées comme Dee Cafari, Deborah Blair, Rebecca Gmür Hornell, Annemieke Bes, Stacey Jackson, Molly LaPointe et Tamara Echegoyen était avant tout d’être le premier équipage féminin à établir un temps de référence. Ce pari audacieux est gagné puisque l’ancien trimaran Idec, détenteur du record jusqu’à l’arrivée victorieuse de Sodebo Ultim 3, est arrivé à bon port – même si la remontée vers Brest après le passage de la ligne, au près sans grand-voile, tenait de la gageure… car ce tour du monde s’est avéré particulièrement exigeant avec son lot de casse. Liste non exhative : problème de barre, drisse de grand-voile bloquée dès la descente de l’Atlantique, foil tribord hors-service, première déchirure de la GV sous le deuxième ris et enfin seconde sous la têtière. C’est donc avec le mât aile et les voiles d’avant que ce tour du monde s’est enfin bouclé - dans la tempête pour ne rien arranger. Une belle leçon de navigation, n’en déplaise à certains commentateurs de canapé…