Si le marin a déjà franchi ce passage aussi mythique que redouté deux fois à l'endroit (la première avec sa regrettée poule Monique, la deuxième lors du Vendée Globe 2024/2025), c’est la première fois que le skipper le franchit à l’envers : « c'est bon, le Cap Horn est passé ! Premier passage du Horn dans ce sens-là pour moi et sûrement le dernier ! Mais je me réjouirai vraiment dans 3, 4 jours parce que là, j'ai des systèmes assez forts qui vont m'arriver dessus, avec 5 mètres de mer et des vents très forts, là j'ai 33 nœuds en ce moment par exemple, et ça va monter jusqu'à 40, 50 nœuds facile. Du coup, je n'ai pas vraiment fait le plus compliqué. Mais je suis très serein, le bateau est très costaud, je me sens très bien dessus, je l'ai bien pris en main. Hâte quand même de retrouver des latitudes un peu plus chouettes pour pouvoir souffler. »
Pour l’heure, Guirec est le deuxième marin solitaire à passer le Cap Horn à contre-sens à bord d'un multicoque Ultim (après Yves Le Blevec, qui l'avait passé avant son malheureux chavirage). Le skipper breton établit un temps de course entre Ouessant et le Cap Horn de 21 jours, 18 heures et 44 minutes – contre 32 jours, 11 heures et 50 minutes de navigation pour Jean-Luc Van Den Heede à bord de son monocoque Adrien en 2004.