En navigation, la moyenne du catamaran s’est établie entre 5 et 6 nœuds avec l’énergie solaire comme alimentation principale.
L’équipage du SY62 a procédé à des essais de traction par aile de kite, à titre de tests. Le générateur, quant à lui, a été sollicité pendant 28% du temps de navigation, ce qui représente une consommation totale de 5 517 l, soit 40% de moins que celle d’un powercat. Il est également intéressant de noter que la charge des panneaux solaires totalisée pendant ces 25 jours et 3 793 milles s’élève à 1 227 kWh.
Le générateur, quant à lui, aurait été sollicité pendant une cinquantaine d’heures, ce qui signifierait que seulement 150 des 2 700 litres de gazole disponibles ont été utilisés. Sachant que la consommation d’un powercat de taille équivalente - comme un Aquila 54, un Leopard 53PC, un Iliad 53F ou encore un Prestige M7 - est d’environ 10 l/h à 6 nœuds, ces 150 l représentent juste pour ces modèles « thermiques » 10 h de route, soit 60 milles… on est loin des 3 800 milles de la transat complète que vient de boucler 100% ! Preuve est faite que la propulsion électrique et grande croisière sont compatibles.
Mise à jour 05/02/2026 :
En revanche, on gardera à l’esprit que le danger, c’est souvent la côte – le puissant front froid qui a sévi au nord de l’arc antillais début février a provoqué la rupture de l’amarage de 100%, qui était stationné aux USVI. Le powercat semble avoir subi des dommages importants.
Nous reviendrons dans notre numéro spécial Forever Green HS26 en détail sur cette traversée.