En essayant le ModX 70, premier catamaran de grande croisière luxueuse à se passer totalement de carburant fossile, je prends conscience que les ailes avec lesquelles il se propulse et remplit ses réserves d’énergie électrique par l’hydrogénération sont d’une redoutable efficacité. Energy Observer par exemple, n’a été capable de fabriquer de l’hydrogène qu’à partir du moment où ont été installées les ailes lui apportant suffisamment d’énergie, grâce à des moyennes très régulières de quinze nœuds.
Si les AC72 du Sail GP ou les AC75 de l’America’s Cup ont plébiscité ce type de propulsion pour repousser les limites de performances, on ne peut que remarquer la rapidité de leurs évolutions sur les plans d'eau et la fulgurance des manœuvres. Si les attentes en matière de vitesse ne sont pas exactement les mêmes pour la plaisance habitable, ces ailes (il y en a plusieurs types proposés actuellement, et sans doute d’autres arriveront en 2026) apportent surtout une facilité dans les manœuvres, voire une automatisation comme sur le ModX 70.
Cette simplification des manœuvres de voile, en les rendant accessibles même à un équipage débutant, ne pourrait-elle pas contribuer à rendre notre loisir plus accessible et ainsi en assurer la pérennité ?
Bonnes fêtes à vous tous !
Norbert Conchin
Journaliste