Le bureau est à Nice, dans le sud de la France, et pourtant la plupart d’entre nous s’y rendent rarement. En raison du caractère international de nos activités, nous sommes nombreux à passer une grande partie de notre temps en déplacement : essais de nouveaux multicoques, visites de chantiers navals, salons nautiques, rallyes et courses, ou tout simplement navigation de plaisance. Et même lorsque nous ne voyageons pas, nous vivons tous aux quatre coins du globe.
En ce moment, je remonte la côte sous le vent de Saint-Vincent au moteur et à la voile. Je serai bientôt à Sainte-Lucie et devrais y retrouver notre illustre rédacteur en chef, qui est en ville pour l’arrivée de l’ARC. La dernière fois que je l’ai vu, c’était au salon nautique de La Rochelle en septembre, et avant cela à l’arrivée de l’ARC+ à la Grenade l’an dernier. Et pourtant, grâce aux technologies modernes, nous travaillons tous ensemble chaque jour. Cela signifie que je peux travailler depuis une table à cartes aussi efficacement que depuis mon bureau. Et pourtant, il n’y a pas si longtemps, lors de ma première traversée océanique en multicoque, le seul moyen de rester en contact avec la maison était d’écrire des lettres manuscrites, envoyées et reçues via le service de poste restante…
Le magazine que vous lisez aujourd’hui est bien sûr à des années-lumière de cette époque. Et avec de nouveaux visages - certes déjà très familiers - ayant pris la barre en 2025, Multicoques Mag et notre édition anglophone, Multihulls World, sont prêts pour 2026 !
Graham Shaw
Traducteur