L’objectif de cette pièce est simple : fiabiliser la remontée de l’ancre et éviter ces situations fréquentes où l’ancre remonte mal orientée et refuse de se loger correctement dans le davier. Pour les multicoques, dont la hauteur d’étraves et la géométrie des daviers rendent la manœuvre parfois délicate, ce type de correction mécanique est particulièrement utile.
Déclinée en trois tailles, la jonction couvre des diamètres de chaîne de 6 à 14 mm et s’adapte à la majorité des ancres du marché. Elle est réalisée en inox 316L, un alliage choisi pour sa résistance à la corrosion, indispensable à cet emplacement critique de la ligne de mouillage. La pièce se positionne entre la chaîne et l’ancre, remplaçant un émerillon classique sans ajouter d’épaisseur excessive.
L’élément distinctif réside dans son dessin asymétrique. Comme l’explique Eric Butreau, responsable marketing et communication : « l’idée est de guider naturellement la rotation de l’ancre. Même si elle arrive mal orientée, la jonction la remet dans l’axe du davier. »
Ce repositionnement automatique limite les à-coups sur le guindeau, évite d’avoir à intervenir manuellement et fluidifie la séquence de remontée, même par mer formée ou lorsque le multicoque prend du lof sous rafales.
L’installation est volontairement simple : deux axes à démonter, un frein-filet à appliquer, et la pièce prend place en quelques minutes. Elle convient aussi bien aux unités neuves qu’au refit, sans modification du davier ni de la ligne de chaîne.
La commercialisation est annoncée pour le premier trimestre 2026, avec un prix indicatif à partir de 90 euros TTC pour le plus petit modèle.
