Nous sommes au mois d’octobre à Fiumicino, la brise est établie à 30 nœuds et le ciel est clair ; trois équipiers profitent de ces conditions musclées pour pousser leur C-Cat 48 Orca dans ses retranchements. Le catamaran sort du fleuve, la grand-voile est hissée au premier ris et le génois complètement déroulé. Avec son poids plume – 9,7 t lège seulement – le catamaran a vite fait d’imposer un train d’enfer à son équipage, lequel prend prudemment ses marques. Le 48 file déjà à plus de 15 nœuds de moyenne mais ce n’est pas fini ; après un virement de bord, Amerigo Guardigli, Franco Manzoli et Daniele Ricci, toujours au sec, se mettent en têt de naviguer sur une coque, écoute de grand-voile à,la, main bien sûr. Ils parviennent en effet à gîter jusqu’à 20° - 15° étant l’angle idéal pour les survitesses. A ce régime, Orca se cabre légèrement sur sa coque sous le vent et conserve un excellent contrôle à la barre. Certes, il n’y a plus qu’un safran dans l’eau, mais la grande vitesse permet à la pelle de faire son office ; il reste dans possible d’abattre franchement au passage des plus puissantes rafales. L'essai a pleinement confirmé les attentes de l’équipe de Comar Yachts : « un catamaran rapide, stable, sec et surtout sûr, même dans des conditions de haute mer exigeantes ».
