ACCROC DANS LE SPI

Le point d’amure de ce spi vient de lâcher, à ras du renfort. Une avarie pas si rare quand le vent est bien établi.
EN MER. Le spi ne s’abîme une fois hissé seulement par brise très soutenue. Avec des conditions maniables, c’est lors de l’envoi et de l’affalage que les goupilles, anneaux brisés et autres barres de flèches – mal protégés – se font un malin plaisir de déchirer le nylon. Lors des empannages, c’est le bout-dehors voire le radar qui peuvent perforer la bulle. Tant que la déchirure n’excède pas 30 cm, le spi peut tenir le coup. Le tissu se déchire le plus souvent à l’intérieur d’une laize. Les coutures stoppent le processus. A condition d’appeler l’Insigna à la rescousse ! Découpez une pièce, arrondissez les angles et collez. Même chose de l’autre côté. Réparez vos voiles (avant de les emmener chez un pro) ACCROC DANS LE SPI Le point d’amure de ce spi vient de lâcher, à ras du renfort. Une avarie pas si rare quand le vent est bien établi.
A TERRE. Nettoyage à l’acétone avant la pose d’un patch adhésif en cas de simple accroc. Pour une déchirure plus importante, le nylon est mis à plat et piqué par les trous de couture. Une pièce est découpée, collée et cousue. L’ancien tissu est découpé de l’autre côté. Il est également possible de remplacer une ou plusieurs laizes.
COULISSEAU (OU CHARIOT) DE GRAND-VOILE ARRACHÉ

EN MER. Lors de l’affalage de la grand-voile ou d’une prise de ris, si la balancine n’est pas reprise et la bordure très tendue, la bôme a tendance à descendre vers le bimini – ou le cockpit. Le dernier coulisseau – celui du bas – encaisse alors une traction très importante… parfois jusqu’à l’arrachement. Les conditions sont maniables ? Contentez-vous de déralinguer le coulisseau abîmé. Mais si le vent rentre, prenez un ris un peu plus tôt que d’ordinaire pour soulager la charge du coulisseau supérieur.
A TERRE. Après démontage de l’œillet, une bande de tissu est cousue à l’endroit abîmé. Comme pour le spi, le tissu ancien est découpé au dos de la pièce. Un renfort triangulaire est ensuite cousu avant la pose d’un nouvel œillet. Il ne reste plus qu’à revisser le coulisseau ou le chariot.
GOUSSET DE LATTE DÉCHIRÉ

EN MER. Une prise de ris qui s’éternise ou une situation qui impose de ralentir : la grand-voile faseye, imprimant des mouvements violents… jusqu’à ce qu’un fourreau de latte cède. Première chose à faire : affaler rapidement pour reprendre le contrôle : si la latte s’engage trop vers l’avant, elle peut percer la voile une deuxième fois, et surtout se bloquer dans les barres de flèches. Une fois la voile sur le pont ou à l’intérieur, on perce la voile, et la latte côté chute. Attention à la poussière de fibre de verre : ça gratte ! Puis on passe une simple garcette pour bloquer le tout. Ce montage tiendra jusqu’à la fin de la croisière.
A TERRE. Avec son découd-vite, sorte d’aiguille coupante, le voilier se débarrasse des anciennes coutures et de la pièce abîmée. La nouvelle pièce est découpée en double avant d’être collée et cousue.
CHUTE DÉCHIRÉE TOILE

EN MER. Vent fort, faseyement prolongé pour la grand-voile, nerf de chute mal réglé pour le génois, et surtout haubans et/ou barres de flèches mal protégées, sont les principales causes de déchirures de la chute. Le plus souvent, l’avarie n’est pas trop méchante, puisque la déchirure s’arrête en général à la fin de la laize. Que faire à bord ? On sort l’Insigna pour un collage tout en longueur, recto-verso. Pensez à arrondir aux ciseaux les angles droits de l’adhésif pour éviter les décollements.
A TERRE. La voile est piquée – par les trous de couture, comme le spi – bien à plat sur le plancher. La couture toute proche de la déchirure disparaît. Une longue pièce rectangulaire est scotchée avant de passer à la machine à coudre. Sur l’autre face, l’ancien tissu est découpé.
BRÛLÉE PAR LES UV

EN MER. Avant de se déchirer, le tissu trop longtemps exposé devient gris. Brûlée à cœur, la voile est prête à exploser en cas d’effort important, soit une tension de drisse importante, un long faseyement ou du vent fort. Pour cette grand-voile, c’est trop tard : à part affaler la voile et la changer par une autre, si c’est possible, il n’y a rien à faire, la toile est cuite et se déchire comme du papier. Dans tous les cas, la voile n’est plus utilisée pendant la navigation.
A TERRE. Si la partie brûlée est localisée – têtière de grand-voile et point d’écoute de génois le plus souvent –, on pourra faire remplacer toute la laize.
QUOI EMBARQUER À BORD ?
Rares sont les skippers qui embarquent une machine à coudre et même du fil et une aiguille. C’est pourquoi nous nous sommes limités, pour les réparations à bord, à la possibilité de faire un trou et à l’usage de garcette. Sans oublier un adhésif très puissant sur les tissus à voile. - Un rouleau d’Insigna, de préférence de la même couleur que vos voiles ; - Un couteau et/ou une paire de ciseaux ; - Une perceuse sans fil chargée et quelques mèches, ou à défaut une vrille ; - Les grands voyageurs embarqueront un nécessaire de couture et du tissu à voile. Pas idiot non plus de cacher dans la bôme une latte de rechange capable de remplacer la plus longue latte de votre grand-voile.