Une tenue adaptée

Tant que le mauvais temps est gérable et que les latitudes où vous évoluez sont clémentes quant aux températures, un classique ensemble salopette/veste de quart est parfait. Mais, si les conditions deviennent extrêmes, la combinaison de survie s’impose.
Anticipez les repas !

Il est très difficile de cuisiner par gros temps. Préparez à l’avance des thermos de boissons chaudes, des barres de céréales et autres fruits secs. Les plats lyophilisés sont faciles et rapides à préparer ; ils permettent de manger chaud !
Les enfants en sécurité
Les enfants peuvent rester dans le cockpit tant que la mer n’est pas trop grosse. A condition de capeler gilets et harnais.
Prendre des ris à temps

Ariser la grand-voile implique de positionner votre multicoque au près ou face au vent ; facile quand la mer n’est pas trop formée, compliqué avec trois mètres de creux – surtout la nuit. Prenez vos ris avant d’être surpris !
Rouler le génois

Réduire le génois est possible à toutes les allures. Pensez à garder un peu de tension d’écoute afin d’éviter que voile et écoutes ne battent trop violemment lors de la manœuvre. Le tissu, dans cette configuration “demi-roulé”, souffre… Il peut être judicieux d’endrailler une trinquette si vous disposez d’un étai largable, ou tout simplement de rouler complètement le génois.
Relever les dérives

L’avantage des multicoques qui disposent de dérives, c’est de pouvoir les relever tout ou partie par gros temps ! Les coques dérapent plus facilement travers aux lames, ce qui facilite le travail du barreur.
De l’eau à courir ?

Le principe de base, par mauvais temps, est de s’éloigner de la zone des vents les plus forts. Aujourd’hui, l’analyse des cartes météo permet d’optimiser sa trajectoire. Mais attention aux côtes : mis à part certains accès possibles par tous temps, de nombreux ports sont inacessibles par très grosse mer. Gardez de l’eau à courir !
Prendre la cape classique

Grand-voile arisée, foc bordé à contre et barre poussée à fond : voilà la configuration de cape classique. Le multicoque avance et dérive dans un confort relatif. Une bonne formule pour ne pas perdre trop de route et/ou se reposer.
Adopter la cape sèche

Si le vent et la mer deviennent très fort, il peut être judicieux de faire le gros dos, c’est-à-dire de ferler la grand-voile et de rouler complètement le foc. Suivant la trajectoire souhaitée, l’appui d’un ou des moteurs peut être utile.
Contrôler la fuite

Certaines conditions extrêmes peuvent imposer la fuite – à condition que vous ayez de l’eau à courir. Votre multicoque, à sec de toile ou presque (grand-voile à trois ris idéalement), file pratiquement vent arrière et accompagne les vagues. Pour rester en sécurité, il est souhaitable de parfois limiter la vitesse : des traînards en boucle, de préference sur dévidoir, sont très efficaces, à condition de disposer de points d’ancrage renforcés.
Protéger la nacelle

Par mer forte de l’arrière, les nacelles très ouvertes sur le cockpit – ou plutôt les baies vitrées – peuvent être soumises à rude épreuve. Des batardeaux sont conseillés. A défaut, une annexe dégonflée ou un paddle – bien amarrés – feront l’affaire.
Le matériel de survie

Sans sombrer dans le catastrophisme, une voie d’eau ou un chavirage peuvent survenir dans des conditions extrêmes. Un multi ne coule pas, c’est déjà ça… Reste que la préparation et le sang-froid sont alors bien utiles. Les points clés : combinaison de survie, accès au radeau, sac de survie avec VHF étanche et chargée, maîtrise des trappes de survie.
