Lors d’un voyage au long cours mais aussi lors d'une simple virée estivale, l’annexe rend des services indispensables au bon déroulement de votre croisière. Il est donc essentiel de bien la bichonner pour qu'elle continue à rendre ses services pendant longtemps. Sur les multicoques, le rangement de l’annexe est facilité par l’espace disponible, et ne nécessite pas de la regonfler à chaque utilisation. Sur les catamarans, l’espace arrière entre les deux coques permet de la suspendre à des bossoirs, ou même de la poser sur la plage arrière ou une plateforme hydraulique selon les cas. Sur les trimarans, on peut la poser directement sur l'un des trampolines. Mais, puisqu’elles sont toujours gonflées et exposées aux intempéries, quelques précautions sont à prendre afin de prévenir d’une usure prématurée, aussi bien pendant leur stockage que pendant leur utilisation. Certains équipements sont aussi essentiels pour leur bonne protection et votre confort d’utilisation. Enfin, les bonnes pratiques évitent les petits incidents qui peuvent parfois survenir.
1 – Bien calée entre les coques et suspendue à ses bossoirs, l'annexe peut être mise à l'eau facilement sur un catamaran. Sa position haute près du cockpit permet en outre de charger et décharger sans effort.
2 – Sur les catamarans modernes, l’annexe peut reposer sur une plate-forme. Il ne faut cependant pas oublier de l’amarrer au bateau avant de la descendre dans l’eau…

3 – Sur les catamarans et surtout sur les trimarans, le stockage de l’annexe sur les trampolines s’avère très pratique. On la hisse à l’aide d’une drisse. Mieux vaut la protéger des rayons du soleil et des aspersions de sel.
4 – L’annexe gonflée offre une prise au vent importante. Un système de fixation, comme ici un croisillon repris avec un crochet pélican, garantit une utilisation systématique, car rapide à fixer.
5 – Voici une annexe bien équipée et protégée. Protection des boudins en Dacron contre le soleil, housse de hors-bord contre l’humidité, pare-battage pour éviter de raguer contre un quai, roue escamotable, mouillage et pagaies, écope et bidon étanche pour emmener ce qui craint l’eau.
6 – Afin d’éviter de glisser lors de l’embarquement, les fonds de cette annexe ont été couverts d’un revêtement antidérapant bien sécurisant. Des bancs transversaux et des poches de rangement sont aussi appréciables pour le confort.
7 – Pour son stockage au soleil ou comme ici contre un quai, mieux vaut dégonfler un peu l'annexe. Pour le gonflage, la bonne pression pour les boudins est de 0,2 bar. Pour apprécier la bonne pression, les derniers coups de pompe doivent être durs à donner. Attention, trop gonflée, une annexe peut se décoller !

8 – Après chaque utilisation, un rinçage à l’eau douce est préconisé pour retarder les effets néfastes du sel et du sable sur les boudins et dans les fonds. Il faut aussi bien rincer les valves et clapets, qui, en s’encrassant avec le sel, finissent par perdre de l’air.
9 – Pour éviter les griffures et les trous, il ne faut pas marcher sur l’annexe dégonflée. On doit débarquer avant qu’elle ne touche la plage ou le rivage. Si elle n’est pas équipée de roue, prendre son courage à deux mains et la soulever pour aller la mettre hors de portée des flots…
10 – L’annexe peut participer à des manœuvres importantes. Poser un deuxième mouillage. Aller frapper, comme ici, une ligne d’amarrage à terre. On peut aussi laisser filer dedans ancre et chaîne pour débarquer le mouillage…
11 – Pour les manœuvres de port, l’annexe peut jouer le rôle de remorqueur et de pousseur. Ici, lors d’une prise de quai par fortes rafales, nous avons eu recours à une annexe plus un semi-rigide, mais le vent était de force 10 !
12 – L’annexe, même si elle paraît sécurisante avec ses boudins gonflés, n’en reste pas moins vulnérable. Capeler les gilets de sauvetage est toujours indispensable pour les jeunes enfants, ou dans de mauvaises conditions météo…