
Chaque année, les grands voyageurs sont plus nombreux à opter pour le multicoque : ils nous confient leurs petits trucs pour que naviguer reste un plaisir et ne tourne pas à la galère !
1 Pare-battages

Cylindrique, carré, angulaire, rond ? Les quatre, mon Capitaine ! Les premiers présentent l’avantage d’occuper moins de volume, et restent longtemps en place, même par vent fort. Les seconds sont volumineux mais parfaits pour mieux répartir la pression sur la coque – et parfois les hublots. Mais, s’ils ne sont pas en contact, ils s’envolent parfois et se retrouvent inutilement coincés sur le pont. Les troisièmes sont parfaits pour les jupes arrière. Quant aux derniers, il n’y a pas mieux pour parer lors des manœuvres… Sans oublier les flotteurs de piscine !
2 Accès à terre

Descendre à quai, c’est facile avec les unités les plus récentes, équipées d’une plate-forme basculante. Sinon ? Vous adopterez la passerelle si vous vous amarrez cul à quai. Pliante (ou non) en carbone ou simple planche – si possible striée pour la rendre antidérapante –, il y en a pour tous les budgets ! Si votre étrave est sur le ponton, installez une échelle sur le balcon ou un escabeau coupé sur mesure.
3 Va-et-vient

Si vous êtes amarré à distance du quai, mettez en place un système de va-et-vient solidaire d’une de vos amarres arrière ; chacun sera ainsi autonome pour aller à terre ou regagner le bord, en paddle comme en annexe.
4 Antenne

GPS, Iridium, Wi-Fi, balise radar… des antennes et des radômes, il y en a partout ! Alors pourquoi ne pas tous les fixer à un seul mâtereau, façon arbre de Noël ? Au final, beaucoup de poids et de fardage en moins !
5 Booster Wi-Fi

Rien de plus pénible que de galérer avec un signal Wi-Fi qui divague de zéro à trois barres. Les plus malins bricolent des amplificateurs de signal à partir d’une canette de bière…, mais le booster de Wi-Fi envoyé dans le gréement, ça marche à tous les coups !
6 Leds
Un des plus simples et efficaces moyens de limiter la consommation du bord, c’est de remplacer toutes vos ampoules standards par des leds – pour un éclairage équivalent, elles pompent 5 à 10 fois moins d’énergie !
7 Avitaillement
Une transat avec 5 équipiers à bord, ça représente environ 225 repas… Le plus commode est donc de se faire livrer votre avitaillement directement sur le ponton ! Attention : n’embarquez pas d’emballages cartonnés, sous les climats chauds, ils regorgent de larves de cafards… A bord, le plus lourd au centre et en bas !
8 Lyophilisé
Les plats lyophilisés sont déjà tout prêts et permettent un gain de place et de poids à bord. Autres avantages : ils sont désormais variés, savoureux et se conservent longtemps.
9 Eau

Il fait déjà chaud pendant la belle saison sous les latitudes tempérées, et il fera plus chaud encore sous les tropiques ! Pensez à embarquer deux litres d’eau par personne et par jour. Privilégiez les bouteilles standards, plus faciles à manipuler et à l’abri de toute contamination.
10 Dessalinisateur

C’est l’équipement qui garantit l’autonomie ! Plus besoin de refaire les pleins d’eau, moins de poids à bord et des douches (presque) à volonté. La plupart des constructeurs de multicoques proposent un dessalinisateur en option ; il reste évidemment possible d’en installer un a posteriori. Autre équipement astucieux : la bâche à eau !
11 Fruits

Embarquez des fruits frais ; les îles Canaries en regorgent… Pour assurer une conservation optimum, lavez-les soigneusement puis suspendez-les sous le bimini ou la capote dans un filet. A l’air libre et le plus souvent à l’ombre, ils finiront de mûrir tranquillement et seront délicieux pendant une dizaine de jours.
12 Café

Vous en avez marre du café en poudre ? Alors utilisez un circuit 220 V pour profiter du même confort qu’à la maison : embarquez votre machine à café ! Attention tout de même aux capsules : difficile de se faire livrer en plein milieu de l’Atlantique.
13 Vélo

Laisser un vélo sur le pont pendant une transat, c’est assurément le rendre hors d’usage ou presque à l’arrivée… alors privilégiez les modèles pliants, qui trouveront facilement une place dans un coffre ou dans une cabine.
14 Carburant


Les réservoirs des croiseurs modernes sont grands – 300, 400, 600 litres… – mais, au cours d’une traversée de trois semaines, si le parc batteries réclame 5 heures de moteur par jour, à la pompe, ça fait plus de 100 litres. Et avec une consommation de 3 ou 4 litres/heure, ben… les bidons seront bien utiles. Si les coffres sont pleins, bien amarrés à l’arrière, c’est là qu’ils vous ennuieront le moins. Et au port, si vous n’avez besoin que de quelques dizaines de litres, allez-y en annexe !
15 Inspection tête de mât

Mieux que le traditionnel seau – commandé par sa propre drisse – pour supporter l’outillage et les pièces : ce profond sac en toile limite pratiquement tout risque de renverser le contenu.
16 Marquage de la chaîne

Marquez quelques maillons de votre chaîne de mouillage tous les 10 mètres – de différentes couleurs de préférence –, vous saurez ainsi précisément quelle longueur défile au guindeau. Bien pratique pour gérer au mieux l’évitage. Et bien sûr un excellent moyen de tenir compte de la profondeur d’eau.
17 Centrer votre mouillage

Profitez que la chaîne ne soit plus dans sa baille pour la stocker sous les planchers ; c’est tout bon pour diminuer le tangage. Sortez également l’ancre du davier pour la centrer dans la baille. Pendant deux semaines, votre mouillage ne vous manquera pas !
18 Equipiers

Besoin d’équipiers pour assurer les quarts de nuit ? Les bourses des équipiers sur les sites Internet spécialisés sont efficaces… Mais le bon vieux panneau d’affichage n’a pas dit son dernier mot ! En tout cas, les marins en mal d’embarquement ne manquent pas sur les grands ports d’escale comme Las Palmas, aux Canaries !
19 Hélices repliables

On sous-estime le frein que constitue une paire d’hélices fixes… Des hélices repliables, c’est plus de vitesse, plus de plaisir en navigation et moins de carburant consommé, soit un bon investissement !
20 Flybridge

A partir de 45 pieds, de nombreux catamarans sont équipés d’un poste de pilotage surélevé… et très exposé au vent. Il est tentant de protéger le flybridge, mais gare au fardage et à la visibilité. L’idéal est de disposer d’un kit de toiles facile à démonter – au moins le temps des longues traversées.
21 Survie

Soignez votre bib ! Il sera bien mieux à l’extérieur qu’au fond d’un coffre pour d’évidentes facilités de manutention en cas d’urgence. Pour autant, le radeau ne doit pas être exposé aux coups, et marcher dessus n’est pas recommandé : la solution si votre multi ne dispose pas d’un emplacement prévu d’origine ? Un logement sur mesure, intégré aux filières ou au balcon arrière.
22 Ligne de vie

Certes, un multicoque reste bien à plat quelles que soient les conditions de navigation, et la circulation sur le pont est bien plus aisée que celle d’un monocoque. Il reste que des lignes de vie sur les passavants, faciles à crocher dès la sortie du cockpit, sont un vrai plus pour la sécurité.
23 Combi de survie

Disposer à bord de combinaisons de survie est un investissement utile… à condition de les enfiler au moins une fois ! A prévoir également : un petit bidon ou container étanche de survie (VHF, barres énergétiques) prêt à être embarqué en cas de coup dur.
24 Annexe

Remonter l’annexe et son lourd moteur sur les bossoirs arrière, voilà un des privilèges de nos catamarans et une sécurité appréciable en cas de gros pépin… La stocker haut libère la vue sur l’arrière, mais pas le centrage des poids. Les plus accros aux performances la rangeront au fond d’un coffre, et fixeront son moteur à l’abri.
25 Protection



Manches à air et radôme radar sont très exposés quand la voile d’avant s’agite. C’est le cas au portant, quand elle ne porte plus, masquée par la grand-voile. Et aussi quand la houle perturbe le plan de voilure. Une protection inox évite toute casse et limite le ragage. Le cuir, quant à lui, est parfait pour protéger les voiles.
26 Mascotte

Un peu stressé et/ou superstitieux à l’heure de traverser votre premier océan ? Embarquez une mascotte ! Elle égaiera vos images du bord, et les enfants l’adopteront tout de suite !
27 Trinquette

Disposer d’une bonne voile de brise à la coupe et au grammage adaptés assure un indéniable gain en performance et préserve le génois, qui fonctionne en mode « tout ou rien ». L’idéal, pour éviter le fardage, le poids dans les hauts et ne pas entraver la course du génois lors des virements de bord, c’est l’étai largable et une voile sur mousquetons… mais bon, un second enrouleur à poste, c’est tentant !
28 Solent

Plutôt que de naviguer par forte brise avec un génois à moitié roulé ou d’utiliser une trinquette – peu compatible avec une plate-forme de moins de 45 pieds –, gréer un solent plus petit et plus costaud que le foc d’origine est une bonne option sur les parcours ventés (Atlantique Nord, grand Sud).
29 Enrouleur de grand-voile

Les bandes de ris dans la grand-voile ont fait leurs preuves…, mais la possibilité d’enrouler la grand-voile reste séduisante, malgré les avaries mécaniques possibles – roulez une voile déchirée, vous allez voir ! La bôme à enrouleur est très lourde (gare à l’empannage), mais elle préserve le rond de chute.
30 Chaussette

Pour une longue navigation au portant, rien de mieux que la chaussette à spi – merci Eric Tabarly, son inventeur ! – pour affaler la bulle, le temps d’un grain ou pour passer une nuit tranquille.
31 Spi symétrique


Le bon vieux spi symétrique est très efficace aux allures les plus abattues ; une poulie sur chaque étrave permet de se dispenser de l’encombrant tangon des monocoques.
32 Bande fluo

Une bande fluo en partie supérieure de la grand-voile facilite les éventuelles opérations de repérage. Une optimisation de votre multi bien utile pour les programmes extrêmes comme un tour du monde par les trois caps.
33 3e bande de ris

Si votre grand-voile n’en n’est pas équipée, demandez à votre voilier de vous installer une troisième bande de ris. A retenir : par gros temps, au portant, avec rien devant, c’est la meilleure configuration en multicoque.
34 Frein de bôme

Traverser l’Atlantique – vers les Antilles en tout cas –, c’est naviguer au portant et empanner souvent. Pour éviter les risques de casse (vit de mulet et lattes), le frein de bôme conserve ses adeptes. L’usage d’un pontet fixé sur le livet de pont permet de frapper le palan d’écoute avec un bon angle de tire, favorable à un bon contrôle de la chute de la grand-voile. Ce qui soulage le travail du hale-bas…
35 Couture

A moins de disposer d’un convertisseur 220 V, difficile de faire tourner une belle machine à coudre quand vous quittez le quai… prévoyez tout de même du fil, des aiguilles et du tissu adhésif type Insignia.
36 Amarres arrière

Un dévidoir, de la sangle renforcée, du bout et des mousquetons inox : voilà de quoi s’amarrer, mettre en place des traînards, tirer l’annexe et assurer la sécurité lors des baignades – forcées ou non.
37 Pêche

Au large, on ne manque pas de poisson : dorade et thon frais font les délices des gourmets. Alors, autant disposer d’un équipement de pêche à la traîne déjà à poste : supports de cannes et dévideur de lignes sont les bienvenus sur les balcons arrière.
38 Appât

Vous avez perdu tous vos rapalas ou vous souhaitez vous mettre à la pêche ? Bricolez des leurres avec des petits bouts colorés en polyamide ; ça marche très bien !
39 Musique

Et pourquoi pas un petit concert de jazz, un rock endiablé, une grosse ligne de basses ou une symphonie ? Au large, vous ne dérangerez pas les voisins ! Les constructeurs proposent des enceintes étanches, laissez-vous tenter !
40 Quart

Pour que votre traversée soit plus variée et que tout l’équipage puisse lier un lien plus fort, faites en sorte que les quarts ne se déroulent pas avec les mêmes personnes ; un petit tableau, affiché dans la carré ou sur la table à cartes peut vous être utile.
41 Jeux

Comment transformer les « corvées » de nettoyage, vaisselle et repas en jeux ? Instaurer un calendrier surprise avec une case joker, un dé pour un peu de suspense et de hasard… et vous serez sûr que chacun gardera le sourire !
42 Panneau solaire

Utilisés sur tous les voiliers de course au large ou presque, les panneaux solaires, ça marche ! Attention à éviter les ombres portées – mât et bôme ; l’idéal est également que le support soit mobile afin d’orienter le panneau perpendiculairement au soleil.
43 Hydrogénérateur

C’est l’équipement que tout le monde achète et installe sur son bateau ! Simple à monter, peu encombrant, robuste, il offre un excellent rendement pour une traînée négligeable. A suivre : les prochains modèles, qui seront intégrés à une des coques. Le seul bémol ? L’hydrogénérateur ne peut rien pour vous… au mouillage !
44 Mouillage

On ne répétera jamais assez : un multicoque, il n’y a rien de mieux au mouillage ! Plus d’espace qu’à bord d’un monocoque, intimité préservée, roulis limité… Sans compter qu’il fait moins chaud qu’au port et que vous pouvez vous baigner.
45 Eolienne

Elle est parfaite dans les mouillages ventilés par les alizés, mais forcément moins performante pendant une transat vent portant – le vent apparent est réduit. Pensez à la placer hors de portée de l’équipage, et choisissez les modèles les plus silencieux !
46 Barbecue

Pêcher du poisson, c’est bien, et le griller, c’est encore mieux ! Plutôt que d’empester durablement le carré, cuisinez donc dehors ! Un barbecue inox, fixé au balcon arrière, vous assurera les meilleurs repas…
47 Kayak et paddle

Au mouillage, rien de mieux que d’explorer la mangrove et de dénicher les petites plages les plus reculées grâce à un kayak ou un paddle. Le premier est encombrant à bord des monocoques ; il ne leur reste que les filières. Encore une fois, avantage au multicoque, qui peut exploiter ses bossoirs – si l’annexe est dégonflée... Le paddle, lui, prend moins de place… les modèles gonflables sont parfaits pour la grande croisière.
48 Voile légère

Embarquer un ou deux dériveurs, ce n’est pas à la portée de tous les voiliers – quoique les gonflables et démontables Tiwal et autres catamarans miniatures aient de solides arguments… Mais, à bord d’un catamaran comme cet Outremer 49, les enfants pourront continuer à parfaire leurs virements bascules en Optimist… elle n’est pas belle, l’année sabbatique ?
49 Confort

Il n’y a pas de mal à se faire du bien ! Alors, privilégiez les assises confortables grâce à des sièges de balcons, sans oublier les poufs. Les matelas sur mesure proposés par les constructeurs – ici le Saga 50 – sont particulièrement convaincants. Mais pensez à exiger des robustes points d’attache pour éviter qu’ils ne s’envolent par vent fort.
50 Moteur électrique

Une à deux heures d’autonomie, pas de bruit et zéro pollution : le moteur électrique, c’est le top dans un lagon ! A condition de pouvoir recharger la batterie… et donc de disposer du 220 volts à bord ou d’un moyen de charge ad hoc.