Respectons les bâtisseurs de récifs !
Nom : Jonathan Jagot Age : 26 ans Caractéristique : tourne autour du monde en bateau depuis plus de 13 ans
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Publié le
21/03/2024
Par
Jonathan Jagot
Numéro :
224
Parution :
Apr.
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May.
2024
Le corail est un être marin aussi mystérieux que captivant. Imaginez-le comme une communauté animée de petits polypes, ces créatures marines qui, en sécrétant du carbonate de calcium, construisent d’incroyables structures calcaires. Ensemble, ils façonnent les plus grandes protections connues sur terre contre les houles océaniques.
Il se fait de plus en plus rare ces dernières décennies. Au fil des ans, j’ai vu des sites perdre tout leur corail ; il ne reste plus que des cimetières blancs, sans vie. Le blanchiment est notamment dû à un choc thermique. Malheureusement, la plupart des coraux s’accommodent seulement d’un delta de température très restreint – entre 23 et 29 °C.
A l’échelle mondiale, il est difficile de nos jours de stopper cette tendance. Le réchauffement climatique est la principale cause de la disparition du corail dans de nombreux endroits. Des phénomènes tels que El Niño provoquent également d’importants dégâts chez ces façonneurs des fonds marins.
Il reste encore quelques endroits extrêmement bien préservés, tels que les Chagos, les îles Chesterfield ou certaines îles du Pacifique. Heureusement, les choses bougent : de nombreuses associations à travers la planète replantent du corail dans les endroits où il a été détruit par la pollution et les activités humaines.
Faites toujours attention en jetant votre ancre de ne pas abîmer ces fragiles petites bêtes qui rendent le fond de nos océans si beau et qui protègent nos lagons !
